Ça y est, il est làààààà !!!
ZEUH clip, ZEUH morceau chiant de l'année, que j'ai appris toute seule avec la part' (trop trop chiante aussi, entre les
9/8, les 19/8 et les je sais pas quoi), enfin voilà quoi, ZEUH fierté que je publie ce soir sur mon blog, rien que pour vous, chers téléspactateuuurs !!
J'ai l'honneur de vous présenter Walk in Belfast, composition de Janet
Harbison, qui a été joué notemment par son Belfast Harp Orchestra, il y a pas mal d'années de ça.
On a tourné ça sur le salon de mon bateau, et c'est mon papa derrière la
caméra, le montage, et la prise de son.
Les photos sont des photos de famille (mon papa, ma môman, et moi) lors de notre escapade sur la côte Ouest de l'Irlande,
l'été dernier.
Donc voilà, tous mes remerciements à Janet (pour le beau morceau), ma maman (parce
qu'elle est restée dans la pièce à côté pour pas me stresser u.u), et mon papa (pour son incrédible patience et ses talents musicaux et cinématographiques).
J'espère que ça vous plaira ! Je trouve la musique un peu mécanique, mais ça faisait des heures qu'on essayait d'avoir un truc correct (c'est tellement chaud, avec une caméra qui te regarde de son
unique oeil rouge qui clignote !), et du coup j'ai un peu saturé u.u
Je fais aussi une drôle de tête, normal, je suis comme ça quand je suis dans mon truc u.u
Enfin bref, Enjoyez-la et faites pas d'histoires - j'en fais pour au moins quatre :p
Walk in Belfast
EDIT: après une petite visite de YouTube, je vous conseille vivement de regarder la
vidéo sur le site et de sélectionner l'option "watch in High Quality", ça change tout !
Vous pourrez trouver la vidéo ici.
Mardi 17 juin 2008
publié dans :
Musique
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Elle date, la dernière nouvelle que j'ai mis là ! J'ai écrit celle-là pour jouter contre Okami et Shuräan, mais j'ai perdu T_T
Ça m'empêche pas de la trouver bien, cela dit :p Quoiqu'un peu trop... (comment qu'il disait, déjà ?)... Alambiquée !
Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Victor Hugo, "Oceano Nox"
Nox Tempest
Si tu savais, Gaïa... À quel point... Le souvenir est resté gravé dans mon coeur... Ah, si tu savais, mon amie...
La surface était si bleue... Il faisait beau, de l'autre côté - de mon côté... Des rayons de jour crevaient la houle et venaient caresser les rochers... Ils ressemblaient à de
grandes plaques d'acier froissées, jetées au fond de l'océan, et dévorées par des algues rouges qui coulaient le long de leurs déchirures ... Le soleil éventrait les vagues, transperçait les
poissons qui saignaient leurs reflets pourpres et argentés - il fracassait l'océan de sa douce lumière, et violait les abîmes, avec une fierté cruelle et flamboyante qui n'appartenait qu'à lui...
C'était le début de l'automne...
Un vieux requin se traînait dans ces eaux diaphanes, effrayé par les ombres énormes et mouvantes des coraux vitreux, attaqué par les jets d'aurore, qui filaient entre leurs mains
crochues, pour brûler sa peau grisâtre ... Par des coups de queue violents et saccadés, il tentait de fuir les raies de soleil, et se tapissait dans l'ombre, suffocant de terreur... Son agitation
délogea même une anguille qui ondula autour de lui mielleusement, et fila sous une tâche de lise mordorée...
Les incessants ressacs balayaient le sable... Des nuages safranés tourbillonnaient dans l'eau, puis retombaient avec une lenteur royale, laissant derrière eux de minuscules
éclats dorés qui virevoltaient au gré du courant... C'est à ce moment là, Gaïa... À ce moment que l'océan a noirci, que l'agression du silence l'a figé, là... Silence brut, océan nu... Toute la
Nature s'est tue, alors; le temps a bousculé la vie, la laissant immobile, frustrée, et est reparti au fond l'univers, abandonnant ce monde aqueux pétrifié... Et puis la mer est entrée dans un état
de fureur sans limites; ses hurlements projetaient des perles incandescentes dans l'azur noir, qui carbonisaient l'air lui-même... Les oiseaux, le coeur étouffé par les avertissements instinctifs,
s'étaient comme évaporés dans les miasmes nébuleux - qui crachaient une pluie de diamants de toute beauté, de toute violence...
Je me souviens si bien... L'océan était si fier, lorsque la tempête lui avait rendu sa noblesse ténébreuse et despotique... Si... Impitoyable...
Le vieux squale était agité... Il frappait les flots, et tournoyait entre les coraux qui l'effrayaient tant, comme s'il eut pu prendre sa revanche et briser leurs bras infâmes...
L'anguille frémissait sous son bouclier de sable, que les bourrasques de lames émiettaient, puis reconstituaient d'autres grains de poussière... Les rochers abandonnés de toute vie faisaient face à
la douloureuse érosion que les vents avaient provoquée...
C'est là, Gaïa... là que je suis tombé... Mon amie, tu souviens-tu mon corps noyé, que des spasmes de paniques remuaient encore... Ma tête encore blanche d'asphyxie s'était
déposée sur ces teintes dorées et moelleuses... Et ma vie s'est fondue dans ce monde brutal et aqueux...
Si tu savais à quel point... Le souvenir est resté gravé dans mon coeur... Ah, si tu savais, mon amie...
Dimanche 25 mai 2008
publié dans :
Nouvelles courtes
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