Lundi 6 avril 2009
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22:18
Je sais bien, c'est une honte de parler d'un navet pareil sur mon blog chaste et pur, mais je me sentais un besoin
impérieux de protester ! :p
Pour la petite histoire, je me promenais tranquillement dans des rangées de littérature française, quand soudain ! Tout une étagère était dédiée à ce bouqin, La Mécanique du coeur, un "conte
initiatique cruel et merveilleux". Je me suis donc dit que le conte philosophique d'aujourd'hui serait intéressant à lire, d'autant plus qu'il y aurait sans doute plein de parallèles à faire avec
ceux de Voltaire à l'oral de Français.
Bref (bis) ! Pleine d'espoir envers la littérature moderne (et les chanteurs de rock qui se prennent pour des écrivains), je me lançais dans la lecture du fameux bouquin, imaginant déjà le bel
article plein de compliments que je ferais sur mon blog.
En fait non ! Voilà plutôt ce que j'ai à en dire.
La Mécanique du Coeur
Mathias Malzieu
1. Le con L'auteur
Mathias Malzieu, ça devrait réveiller certains cerveaux amateurs de "rock". Il chante ce genre de machin:
Un titre tiré de l'album qui porte le même nom que le roman... Des paroles bateau, une voix pas particulièrement belle... Bon.
Un roman de ce genre, pour moi c'est typiquement le genre de navet littéraire écrit par un artiste qui n'a rien à voir avec les lettres qui essaie de gagner un peu de reconnaissance en dehors de
son domaine... Le complexe du chanteur de rock de merde qui voit déjà le succès s'envoler (je suppose, vu la soupe qu'il enregistre) et qui décide de laisser place à son "côté intellectuel" -
complètement fantasmé et qui n'existe absolument pas.
2. Résumé du navet en question
Édimbourg, 1874 (ouh, on se croit intello jusqu'au bout): c'est le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît,
son coeur gèle et se brise immédiatement. La sage-femme (qui est un peu sorcière sur les bords) le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit se remonter chaque matin, mais gaffe !
Une horloge, c'est fragile, du coup il faut éviter au pauvre Jack d'éprouver des sentiments violents. Il est donc élevé par la sage-femme (sa mère a eu le temps de l'abandonner) qui l'empêche de
sortir de chez lui. Vous l'avez dans le mille, Jack tombe fou amoureux d'une jeune andalouse, se sauve, et tout le tralala.
L'andalouse et lui vivent une passion longue et magnifique, jusqu'à-ce qu'elle se lasse de lui. En effet, Jack ne parle que de son coeur fragile, et elle pense qu'il croit à ses propres mensonges,
et que l'horloge n'est là que pour faire beau.
Elle finit donc par se faire draguer par un autre, plus attentionné, plus tout-ce-que-vous-voulez, et elle largue Jack. Dans un élan de détresse, celui-ci s'arrache l'horloge de la poitrine, et
tombe dans un coma de trois ans.
Trois ans plus tard, il se réveille sans horloge; en fait, c'était juste parce que sa mère adoptive ne supportait pas qu'il grandisse; l'horloge était un moyen de l'empêcher d'aimer et de rester
auprès d'elle !
Une histoire d'amour de m****e déprimante avec des personnages pas du tout développés, en somme.
3. Un pseudo "conte philosophique"
Le conte, je veux bien, il en a toutes les caractéristiques:
- des personnages vides et sans intériorité
- une histoire bateau
- un voyage aux péripéties nombreuses qui permet l'évolution du héros
- en bonus, une leçon "philosophique" à la fin.
Déjà, il maîtrise très mal le genre fantastique; une gamine de 10 ans se balade en talons aiguilles sans se casser la gueule, et des ados de 14 ans font l'amour dans un appartement qu'ils se sont
payé... Je suis désolée, mais ça relève du fantasme refoulé d'un homme dans la fleur de l'âge ! En plus, ça ne relève pas du tout du conte, et ça n'ajoute rien du tout à la "magie" qu'on peut lui
donner.
Pour le côté "philosophique", il fait à peu près trois lignes pour un livre de 157 pages. "Elle redoutait terriblement le jour où tu deviendrais adulte. Elle a tenté de régler la mécanique de ton
coeur de façon à te garder toujours auprès d'elle."
Ça aurait pu être intéressant, de développer la peur maternelle pour un enfant, l'image que l'on a de l'amour en tant que parent et en tant qu'enfant qui arrive dans le monde adulte. Eh bah non,
c'est juste l'expression sans style d'un énième complexe vis-à-vis de sa mère. En fait, toutes ses copines l'ont largué parce qu'en tant que rockeur, il devait se droguer, mais boon... C'est
toujours la faute à maman, de toutes façons !
... En espérant vous avoir évité un achat regrettable,
Harpistiquement !
Par Nÿd Drakan
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Samedi 9 mai 2009
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00:23
Je ne parle pas souvent de films sur mon blog, mais là ça s'imposait. Si vous allez au cinoche, c'est ça qu'il faut
voir !
Nous sommes en 1966, à l'époque où le rock et la pop connaissent leur apogée en Angleterre. Le hic, c'est que la BBC, radio nationale, n'en diffuse que 45 minutes par jour. Arrivent alors les
radios pirates qui en diffusent 24h/24, détestées par le gouvernement qui voit en elles la débauche de la population. Pour ne pas être repérées, ces radios sont basées sur des paquebots en pleine
Mer du Nord...
Le genre de piraterie totalement énorme... C'est à vous faire regretter qu'il y ait tant de choses légales, de nos jours ! Quoique; je trouve qu'en matière de révolution du broadcasting, comme on
l'appelait alors, nous sommes maintenant face au problème des radios du net, qui n'est pas sans rappeler celui des radios pirates !
Bref, ça sent l'aventure, en somme ! Les acteurs sont vraiment excellents, c'est bien filmé, et puis l'histoire est tellement chouette... Sans parler de la bande son, bien sûr. Et puis, si "radio
rock" n'a pas existé, c'est tout de même une histoire vraie; mon papa m'a raconté qu'il les écoutait ! En effet, la "radio rock" du film est en fait une référence à une radio qui a vraiment existé:
Radio Caroline.
Voilà ci-dessous un reportage que j'ai déniché que Youtube. Il est moins bien que celui-là (qui date de
l'époque !), mais je n'ai pas pu importer e lecteur; il vient de Google Vidéo... ¬¬
Vous savez que je parle peu de films à l'affiche, la pub c'est moyennement mon genre, mais là, ça vaut vraiment le
coup que vous alliez le voir. Le meilleur film de l'année, à mon sens !
Par Nÿd Drakan
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Lundi 11 mai 2009
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18:19
Encore un article pour
presque rien ! :p
Je voulais souhaiter la bienvenue à Hélène dans le monde des blogs.
Hélène est une jeune harpeuse, pianiste et organiste (je sais, je hais les pluri-instrumentalistes, m'enfin...). Elle a une culture absolument balèze en matière de musique, et je l'ai forcée à nous
faire partager tout ça sur son blog. Je vous le recommande chaudement; vous avez-là de quoi acquérir tout plein de connaissances pointues et originales en matière de
zique.
Vous vous en serez doutés, elle fait bien sûr partie de notre mouvement LED. J'ai proposé à un autre lardon de nous rejoindre, et celui-ci à dédaigné en répondant que, non seulement il souhaitait
rester indépendant, mais en plus "LED" n'était que le résultat d'un délire qui tenait plus de la "pub" que d'autre chose.
Il est donc temps de s'expliquer ! Pourquoi ce "mouvement" bizarre ? Bon, il est vrai que cette histoire de LED n'est, au départ, pas une histoire à prendre au sérieux. Mais l'important pour nous,
c'est de faire passer un message à la populaschtroumpf:
- Nous les ados, nous avons envie de donner un nom au XXIe siècle. Nous vivons à une époque où l'art, la philosophie et la science sont passées au dernier plan, loin derrière l'économie, la
politique et le reste. Alors nous nous sommes sentis "responsables" d'un siècle déjà paumé dans un flot de conflits, du haut de ses 9 ans. Le siècle des LEDs, ça nous paraissait convenir tout à
fait. LED pour Lumière, Esprit, Dérision, pour Lunatiques, Éloquants et Déviants... pour un peu tout, en fait. Et puis LED parce que c'est plus écologique.
- Il y a aussi que, surtout pour les jeunes parisiens, que notre génération passe pour une génération fichue, destinée à moisir dans l'oublir, la drogue et la délinquence. Nous avions juste envie
de dire que nous, que nous sommes capables de prendre notre héritage intellectuel en charge, et que les vieux n'ont pas de soucis à se faire quant à leur progéniture.
Non mais.
C'est un peu naïf je vous l'accorde, mais on y croit quand même. Carpe Diem, et puis on est pas là pour passer pour des abrutis.
Par Nÿd Drakan
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Samedi 30 mai 2009
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30
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/2009
14:00
Je vous l'accorde, ce post est complètement publicitaire, c'est mal et tout ça, mais il FALLAIT que vous voyiez ça.
Je voulais vous montrer les production d'un gars à la fois artiste et mécano qui customise des tas d'engins, et en particulier d'ordinateurs. Voilà quelques exemples:
Le "IBM Ergo Keyboard", un clavier de chez IBM customisé façon machine à écrire. Il en a fait des tas d'autres dans ce style vaguement
Nautilus.
Le dessus d'un ordinateur portable, le "steampunk laptop". Entièrement fait avec des mécaniques d'horloge.
L'ordinateur en question. Il s'allume avec la clé sur le côté (il y a une vidéo sur
son site, c'est très rigolo).
Le "brass en marble". Tout en léton, je crois.
Le "Nagy Magical-Movable-Type Pixello-Dynamotronic Computational™"; le clavier est fait avec une machine à écrire, vous pouvez distinguer le lecteur de CD juste au
dessus, puis l'écran. Le gros grimoire à droite, c'est un scanner - eh si ! Le tout sur une table de machine à coudre.
Vous vous douterez qu'il faut mettre le prix pour ces petites merveilles... *soupir* Mais je trouve que c'est une
véritable révolution en matière d'esthétique moderne; l'alliance du vieux et du neuf (et encore, il ne customise que de vieux PCs, mais si on lui fournissait un beau mac tout neuf...), avec la
classe indémodable de l'acajou, du léton et des machines à écrire... On se retrouve dans l'univers de Jules Verne sans perdre la dimension de science fiction que ses livres avaient à son époque. Oh
yeah !
Par Nÿd Drakan
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