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À mon très cher Visiteur

(!) Blog en cours de redesignement (!)
Mais ça va de mieux en mieux !

Ce que la presse en dit:
"Hard to describe, voilà un blog des plus fantasques, entre couleurs, culture et musique. Dame Drakan nous offre là ce mélange de fruits si subtil, entre finesse et démesure, cette pomme à la française, juteuse dans l'humour et acide dans l'analyse. Elle invente ici ce que nous pourrions appeller la harp touch. En somme, l'art et l'élégance, associé au verbe et à l'extravagance !"
Tew Nork Yimes

 Le blog :
Petite nouveauté: l'ajout du module "le saviez-vous ?" à gauche. J'y glisserai quelques faits étonnants (ou inquiétants) sur l'environnement. ;)

 Môa :
• Humeur: Il neige !! Ouaaaais !
• Bonne résolution: Faire des fiches de révision ! ><
• Musique(s): Rhapsody ! Retournons aux sources :p
• En lecture: 1984, Orwell
• Citations: "L'expérience est une lanterne accrochée dans le dos qui éclaire l'arrière du chemin." Lao Tseu

Citations

Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 15:32
... C'est si pratique, quand on a la flemme pas le temps de faire des articles !

Quelques passages d'Un Amour de Swann histoire de vous changer les idées ! (ou bien à apprendre par coeur pour faire croire que vous l'avez lu)

" Autrefois on rêvait de posséder le coeur de la femme dont on était amoureux; plus tard, sentir qu'on possède le coeur d'une femme peut suffire à vous en rendre amoureux. Ainsi, à l'âge où il semblerait, comme on cherche surtout dans l'amour un plaisir subjectif, que la part du goût pour la beauté d'une femme devait y être la plus grande, l'amour peut naître - l'amour le plus physique - sans qu'il y ai eu, à sa base, un désir préalable. À cette époque de la vie, on a déjà été atteint plusieurs fois par l'amor; il n'évolue plus seul suivant ses propres lois inconnues et fatales, devant notre coeur étonné et passif. Nous venon à son aide, nous le faussons par la mémoire, par la suggestion. En reconnaissant un de ses symptômes, nous nous rappelons, nous faisons renaître les autres. Comme nous possédons sa chanson, gravée en nous tout entière, nous n'avons pas besoin qu'une femme nous en dise le début - rempli par l'admiration qu'inspire la beauté - pour en trouver la suite. Et si elle commence au milieu - là où les coeurs se rapprochent, où l'on parle de n'exister plus que l'un pour l'autre - nous avons assez l'habitude de cette musique pour rejoindre toute suite notre partenaire au passage où elle nous attend."

Un de mes préférés, sur des monocles:
" Le Monocle du marquis de Forestelle était minuscule, n'avait aucune bordure et obligeant à une crispation incessante et douloureuse de l'oeil où il s'incrustait comme un cartilage superflu dont la présence est inexplicable et la matière recherchée, il donnait au visage du marquis une délicatesse mélancolique, et le faisait juger par les femmes comme capable de grands chagrins d'amour. Mais celui de M. de Saint-Candé, entouré d'un gigantesque anneau, comme Saturne, était le centre de gravité d'une figure qui s'ordonnait à tout moment par rapport à lui, dont le nez frémissant et rouge et la bouche lippue et sarcastique tâchaient par leurs grimaces d'être à la hauteur des feux roulants d'esprit dont étincelait le disque de verre, et se voyait préférer aux plus beaux regards du monde par des jeunes femmes snobs et dépravées qu'il faisait rêver de charmes artificiels et d'un raffinement de volupté; et cependant, derrière le sien, M. de Palancy qui, avec sa tête de carpe aux yeux ronds, se déplaçait lentement au milieu des fêtes, en desserrant d'instant en instant ses mandibules comme pour chercher son orientation, avait l'air de transporter seulement avec lui un fragment accidentel, et peut-être purement symbolique, du vitrage de son aquarium."

À propos d'une phrase dans un morceau de musique:
" Peut-être les perdrons-nous, peut-être s'effaceront-elles, si nous retournons au néant. Mais tant que nous vivons, nous ne pouvons pas plus faire que nous ne les ayons connues que nous ne le pouvons pour quelque objet réel, que nous ne pouvons par exemple douter de la lumière de la lampe qu'on allume devant les objets métamorphosés de notre chambre d'où s'est échappé jusqu'au souvenir de l'obscurité. Par là, la phrase de Vinteuil avait, comme tel thème de Tristan par exemple, qui nous représente aussi une certaine acquisition sentimentale, épousé notre condition mortelle, pris quelque chose d'humain qui était assez touchant. Son sort était lié à l'avenir, à la réalité de notre âme dont elle était un des ornements les plus particuliers, les mieux différenciés. Peut-être est-ce le néant qui est vrai et tout notre rêve est-il inexistant, mais alors nous sentons que ces phrases musicales, ces notions qui existant par rapport à lui, ne soient rien non plus. Nous périrons, mais nous avons pour otages ces captives divines qui suivront notre chance. Et la mort avec elles a quelque chose de moins amer, de moins inglorieux, peut-être de mois probable."

Par Nÿd Drakan - Publié dans : Citations
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /2009 17:59
... Pour terminer ce long week-end ! (et aussi parce que les révisions du Bac se font longues et mangeuses de temps libre)

Connaissant les goûts de mon public (et surtout les miens), je vous en ai choisi deux: le plus salace et le plus poétique de ceux que j'ai lus.

Pour les ignares comme Julien (:p), le poète qui a écrit ça s'appelle Francis Ponge, l'inventeur des "proêmes", des poèmes en prose.
Un extrait de l'article de Wikipédia: "Poète contemporain, il éprouve déjà, à l'âge de dix-sept ans, une violente révolte contre le parler ordinaire : "N'en déplaise aux paroles elles-mêmes, étant donné les habitudes que dans tant de bouches infectes elles ont contractées, il faut un certain courage pour se décider non seulement à écrire, mais même à parler" (Proêmes, "Des Raisons d'écrire",II). Les difficultés qu'il éprouve à exprimer sa douleur après le décès de son père en 1923 avivent son sentiment d'un « drame de l'expression
" (vous devriez lire la suite de l'article, c'est passionnant; je ne mettrai rien sur mon blog, ça ne serait que du vil copier-coller tellement qu'il est chouette)

*****

              L'adolescente

    Comme une voiture bien attelée tu as les genoux polis, la taille fine; le buste en arrière comme le cocher du cab.
    Tu te transportes, tu te diriges; ton esprit n'est pas du tout séparé de ton corps.
    Pourquoi soudain t'es-tu arrêtée ?
    - Les deux ampoules d'un sablier peu à peu se comprennent.

    On jouit à la gorge des femmes de la rondeur et de la fermeté d'un fruit; plus bas, de la saveur et jutosité du même.



              La Barque

    La barque tire sur sa longe, hoche le corps d'un pied sur l'autre, inquiète et têtue comme un jeune cheval.
    Ce n'est pourtant qu'un assez grossier réceptacle, une cuiller de bois sans manche: mais, creusée et cintrée pour permettre une direction du pilote, elle semble avoir son idée, comme une main faisant le signe couci-couça.
    Montée, elle adopte une attitude passive, file doux, est facile à mener. Si elle se cabre, c'est pour les besoins de la cause.
    Lâchée seule, elle suit le courant et va, comme tout au monde, à sa perte tel un fétu.
Par Nÿd Drakan - Publié dans : Citations
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 18:10
1) ça fait quatre heures que je bosse sur la même chose, j'en ai marre;
2) comme Julien veut pas que je lise L'écume des jours de Boris Vian quand j'ai mes règles, j'ai décidé que quitte à poster un truc intelligent, ce serait un poème de lui;
3) oui, j'ai la flemme de rédiger mon article correctement. Littérature. Irrévérence. Na.
je deviens folle Merci à Christina (dans ma classe) qui nous l'a récité par coeur avec beaucoup de sensibilité; j'aurais jamais connu ce truc, sinon. Et puis je le trouve plus beau quand il est récité que quand il est lu.

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...

 

Boris Vian.

 

Edit: Mister Hell (inconnu au bataillon) m'a indiqué une mise en musique vraiment sympatoche:

 

 

 
Par Nÿd Drakan - Publié dans : Citations
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 12:36
Toujours dans mes révisions ! Un autre poème pour vous occuper: Claude Roy ressemble assez à Ponge; les deux donnent vie à des objets par la poésie. (pas le temps d'en dire plus !)



      La fenêtre fermée
 
La fenêtre fermée n’en réfléchit pas moins
Le monde qu’elle tient à l’écart d’elle-même
Les gens qui n’en finissent jamais de passer
Le ciel qui ne sait s’arrêter d’être ciel
Et la maison d’en face à l’ancre de ses pierres
De son toit de ses murs de son poids de maison
La fenêtre fermée n’est pas très sûre d’elle
Ni d’être ce qu’elle est ni de voir ce qui passe
La fenêtre fermée tournée vers son envers
Donne à la nuit dedans des nouvelles du jour
Et parle à la chaleur du froid qu’il fait dehors
La fenêtre fermée réfléchit lentement
Et triste traversée taciturne tapie
Rêve de retenir et de garder pour elle
(rien qu’un petit moment préservé de s’enfuir)
Ce chat ou cet enfant qui marchent dans la rue
Et traversent son eau sans y laisser de trace.

             Claude Roy, Poésies

Par Nÿd Drakan - Publié dans : Citations
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /2009 19:50
Petite réflexion sur l'esthétique du laid chez les poètes modernes, avec un texte de Lautréamont.

Pour vous donner une idée, Lautréamont meurt vers vingt ans de je-ne-sais-quelle maladie, seul dans son appartement à Paris. Personne ne s'intéressant à lui, on le retrouve plusieurs mois plus tard à l'odeur de décomposition que son cadavre dégageait... Bonne lecture !


  « Le Pou », Les Chants de Maldoror, chant II, strophe 9 (1869).

 [...] Vous ne savez pas, vous autres, pourquoi ils ne dévorent pas les os de votre tête, et qu'ils se contentent d'extraire, avec leur pompe, la quintessence de votre sang. Attendez un instant, je vais vous le dire : c'est parce qu'ils n'en ont pas la force. Soyez certains que, si leur mâchoire était conforme à la mesure de leurs vœux infinis, la cervelle, la rétine des yeux, la colonne vertébrale, tout votre corps y passerait. Comme une goutte d'eau. Sur la tête d'un jeune mendiant des rues, observez, avec un microscope, un pou qui travaille ; vous m'en donnerez des nouvelles. Malheureusement ils sont petits, ces brigands de la longue chevelure. Ils ne seraient pas bons pour être conscrits; car, ils n'ont pas la taille nécessaire exigée par la loi. Ils appartiennent au monde lilliputien de ceux de la courte cuisse, et les aveugles n'hésitent pas à les ranger parmi les infiniment petits. Malheur au cachalot qui se battrait contre un pou. Il serait dévoré en un clin d'oeil, malgré sa taille. Il ne resterait pas la queue pour aller annoncer la nouvelle. L'éléphant se laisse caresser. Le pou, non. Je ne vous conseille pas de tenter cet essai périlleux. Gare à vous, si votre main est poilue, ou que seulement elle soit composée d'os et de chair.
 C'en est fait de vos doigts. Ils craqueront comme s'ils étaient à la torture. La peau disparaît par un étrange enchantement. Les poux sont incapables de commettre autant de mal que leur imagination en médite. Si vous trouvez un pou dans votre route, passez votre chemin, et ne lui léchez pas les papilles de la langue. Il vous arriverait quelque accident. Cela s'est vu. N'importe, je suis déjà content de la quantité de mal qu'il te fait, ô race humaine ; seulement, je voudrais qu'il t'en fît davantage. [...]
Par Nÿd Drakan - Publié dans : Citations
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /2009 19:57
Soyons fous ! Un autre texte du même genre que le précédent, de Ponge - l'inventeur des proèmes, c'est bien ça.

Francis PONGE, Ode inachevée à la boue (extrait), Pièces, 1962.

  La boue plaît aux cœurs nobles parce que constamment méprisée.
  Notre esprit la honnit1, nos pieds et nos roues l'écrasent. Elle rend la marche difficile et elle salit : voilà ce qu'on ne lui pardonne pas.
  C'est de la boue ! dit-on des gens qu'on abomine, ou d'injures basses et intéressées. Sans souci de la honte qu'on lui inflige, du tort à jamais qu'on lui fait. Cette constante humiliation, qui la mériterait ? Cette atroce persévérance !
  Boue si méprisée, je t'aime. Je t'aime à raison du mépris où l'on te tient.
  De mon écrit, boue au sens propre, jaillis à la face de tes détracteurs !
  Tu es si belle, après l'orage qui te fonde, avec tes ailes bleues !
  Quand, plus que les lointains, le prochain devient sombre et qu'après un long temps de songerie funèbre, la pluie battant soudain jusqu'à meurtrir le sol fonde bientôt la boue, un regard pur l'adore : c'est celui de l'azur ragenouillé déjà sur ce corps limoneux2 trop roué de charrettes hostiles, 
dans les longs intervalles desquelles, pourtant, d'une sarcelle3 à son gué opiniâtre la constance et la liberté guident nos pas.
  Ainsi devient un lieu sauvage le carrefour le plus amène, la sente4 la mieux poudrée.
  La plus fine fleur du sol fait la boue la meilleure, celle qui se défend le mieux des atteintes du pied ; comme aussi de toute intention plasticienne. La plus alerte enfin à gicler au visage de ses contempteurs5.
  Elle interdit elle-même l'approche de son centre, oblige à de longs détours, voire à des échasses.
  Ce n'est peut-être pas qu'elle soit inhospitalière ou jalouse ; car, privée d'affection, si vous lui faites la moindre avance, elle s'attache à vous.
  Chienne de boue, qui agrippe mes chausses et qui me saute aux yeux d'un élan importun !
  Plus elle vieillit, plus elle devient collante et tenace. Si vous empiétez son domaine, elle ne vous lâche plus. Il y a en elle comme des lutteurs cachés, couchés par terre, qui agrippent vos jambes ; comme des pièges élastiques ; comme des lassos.
  Ah comme elle tient à vous ! Plus que vous ne le désirez, dites-vous. Non pas moi. Son attachement me touche, je le lui pardonne volontiers.

 

 

1 - honnir : couvrir publiquement de honte
2 - limoneux : plein de limon, de boue
3 - sarcelle : canard sauvage
4 - sente : sentier
5 - contempteur : personne qui méprise, dénigre.
Par Nÿd Drakan - Publié dans : Citations
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /2009 12:15
Pour changer des poèmes modernes, faisons un saut en arrière de mille ans à peu près pour rendre visite à la littérature des Vikings, dont je suis une fervente admiratrice.

Comme les textes sont un peu longs pour que je les mette ici, je vous propose de les télécharger (ce sont des fichiers Word) vous-mêmes:

Vikingen
Un poème sur la vie d'un jeune Viking, qui illustre bien leur idéal de vie.

Le Code du Viking

Des règles de vie, probablement idéalisées par les traducteurs (qui sont des poètes romantiques)...

Mon préféré est le second, mais je vous conseille de les lire tous les deux: ils reflètent bien la mentalité du Viking, sa vision du monde, son amour sans limites pour la mer et sa capacité à "mourir dans un éclat de rire", comme les clercs le disaient à l'époque.

Textes récupérés dans Les Vikings, Histoire, Mythe, Dictionnaire de Régis Boyer, éditions Bou
quins.
Par Nÿd Drakan - Publié dans : Citations
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