Elle date, la dernière nouvelle que j'ai mis là ! J'ai écrit celle-là pour jouter contre Okami et Shuräan, mais j'ai perdu T_T
Ça m'empêche pas de la trouver bien, cela dit :p Quoiqu'un peu trop... (comment qu'il disait, déjà ?)... Alambiquée !
Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Victor Hugo, "Oceano Nox"
Nox Tempest
Si tu savais, Gaïa... À quel point... Le souvenir est resté gravé dans mon coeur... Ah, si tu savais, mon amie...
La surface était si bleue... Il faisait beau, de l'autre côté - de mon côté... Des rayons de jour crevaient la houle et venaient caresser les rochers... Ils ressemblaient à de
grandes plaques d'acier froissées, jetées au fond de l'océan, et dévorées par des algues rouges qui coulaient le long de leurs déchirures ... Le soleil éventrait les vagues, transperçait les
poissons qui saignaient leurs reflets pourpres et argentés - il fracassait l'océan de sa douce lumière, et violait les abîmes, avec une fierté cruelle et flamboyante qui n'appartenait qu'à lui...
C'était le début de l'automne...
Un vieux requin se traînait dans ces eaux diaphanes, effrayé par les ombres énormes et mouvantes des coraux vitreux, attaqué par les jets d'aurore, qui filaient entre leurs mains
crochues, pour brûler sa peau grisâtre ... Par des coups de queue violents et saccadés, il tentait de fuir les raies de soleil, et se tapissait dans l'ombre, suffocant de terreur... Son agitation
délogea même une anguille qui ondula autour de lui mielleusement, et fila sous une tâche de lise mordorée...
Les incessants ressacs balayaient le sable... Des nuages safranés tourbillonnaient dans l'eau, puis retombaient avec une lenteur royale, laissant derrière eux de minuscules
éclats dorés qui virevoltaient au gré du courant... C'est à ce moment là, Gaïa... À ce moment que l'océan a noirci, que l'agression du silence l'a figé, là... Silence brut, océan nu... Toute la
Nature s'est tue, alors; le temps a bousculé la vie, la laissant immobile, frustrée, et est reparti au fond l'univers, abandonnant ce monde aqueux pétrifié... Et puis la mer est entrée dans un état
de fureur sans limites; ses hurlements projetaient des perles incandescentes dans l'azur noir, qui carbonisaient l'air lui-même... Les oiseaux, le coeur étouffé par les avertissements instinctifs,
s'étaient comme évaporés dans les miasmes nébuleux - qui crachaient une pluie de diamants de toute beauté, de toute violence...
Je me souviens si bien... L'océan était si fier, lorsque la tempête lui avait rendu sa noblesse ténébreuse et despotique... Si... Impitoyable...
Le vieux squale était agité... Il frappait les flots, et tournoyait entre les coraux qui l'effrayaient tant, comme s'il eut pu prendre sa revanche et briser leurs bras infâmes...
L'anguille frémissait sous son bouclier de sable, que les bourrasques de lames émiettaient, puis reconstituaient d'autres grains de poussière... Les rochers abandonnés de toute vie faisaient face à
la douloureuse érosion que les vents avaient provoquée...
C'est là, Gaïa... là que je suis tombé... Mon amie, tu souviens-tu mon corps noyé, que des spasmes de paniques remuaient encore... Ma tête encore blanche d'asphyxie s'était
déposée sur ces teintes dorées et moelleuses... Et ma vie s'est fondue dans ce monde brutal et aqueux...
Si tu savais à quel point... Le souvenir est resté gravé dans mon coeur... Ah, si tu savais, mon amie...
Dimanche 25 mai 2008
publié dans :
Nouvelles courtes
2
Bon, cet article est dédié à mes accès de crânererie 8)... et un peu à mes études x) En tous cas, vous en avez pour votre lecture !
Alors voilà, étant dégoûtée des maths et de la physique-chimie (j'en reparlerai sûrement un peu plus tard), j'ai décidé de tenter L l'année prochaine. Pas la peine de me dire que je me ferme des tas de portes, déjà je compte faire l'option spé maths pour équilibrer un peu, et puis si je décide de faire des sciences en études supérieures, je ferai un an de rattrapage dans
une école privée ou que sais-je avant de me lancer dans l'aventure comme tout le monde. Et toc. :p
Ooor, je suis cette année dans un lycée orienté très scientifique-pression-Bac-mention, et quitte à faire de la littérature, je préférais en
faire en plusieurs langues dans un bon vieux bahut international. Le problème, c'est qu'il n'y en a que deux qui soient à
peu près proches de chez moi, et ils se considèrent un tout petit peu comme la crème des crèmes. Donc, évidemment, ils ne prennent leurs nouveaux élèves que sur
concours, et sortir gagnant n'est pas des plus faciles.
Je commence par le premier bahut, du nom de SIS; les Sections Internationales de Sèvres. C'est un lycée public rattaché à un lycée
francophone qui n'a pas une très grande envergure; en gros, les SIS sont leur gros bébé et ils ont tendence à vachement le chouchouter (normal, elles font leur
réputation :p).
Bref. Ma mère m'avait proposé, il y a des mois de ça, de tenter le concours, au cas où je m'orientais vers L, parce qu'à l'époque, ça n'était
pas très clair -enfin, aujourd'hui non plus. Un peu désespérée et mauvaise gagnante, j'ai décidé que non. Et puis j'ai fini par y repenser, un peu après. Puis par ne plus pouvoir oublier l'idée que j'ai loupé une sacrée occasion de
retrouver un système que j'avais beaucoup apprécié l'année dernière, que j'ai été trop bête, et tout et tout. Le coeur lourd, j'ai fini par avouer mon regret à
ma môman, qui n'a pas particulièrement réagi sur le coup.
Quelques jours plus tard (le 2 Avril), elle m'appelle alors que je savourais tranquillement les ballotements du bus; elle a fait mon dossier pour les SIS. "Le concours est... le
11 Avril, dans 10 jours."
Et moi, je n'avais pas fait d'Anglais de manière sérieuse de toute l'année.
La chance a fait que j'ai depuis le début de l'année un très bon ami anglais, Nigel,
qui est un ancien professeur de littérature de la section britannique de l'autre lycée, plein de peps et d'humour. Pendant l'année, nous avions entretenu une correspondance assez fréquente.
Paniquée, je l'appelle, et je lui demande de me voir plusieurs fois pour me faire travailler l'analyse, la grammaire, tout ça. J'ai heureusement pu le voir plusieurs heures dans la semaine
(c'était dur, mon homme était venu pour la semaine et moi je le laissais tout seul T_T), et on a travaillé tout plein de trucs, et tout. Je suis même allée
parler de mon projet à ma prof d'Anglais pour qu'elle me conseille des bouquins de grammaire - j'ai gâché mes sous en achetant un truc de CM2, mais booon ¬¬
Bref, j'avais toutes mes chances de mon côté, même la confiance.
Et puis le mercredi juste avant, je vais voir ma prof de maths - également professeur principal - pour la prévenir que je ne serais pas là le vendredi 11. La prof d'Anglais
semblait lui en avoir déjà parlé: elle était furieuse. Elle a passé un bon quart d'heure à me dire que c'est très impoli de pas prévenir ses professeurs qu'on essaie de changer de lycée, que je
considère mon lycée actuel comme inférieur à mon niveau intellectuel, que d'ailleurs je ne travaille pas, que je complote dans leur dos en magouillant des inscriptions dans le plus grand secret...
Je lui rétorque que j'ai le droit de faire des démarches personnelles pour avoir un plus large choix dans mon orientation sans que j'ai besoin de le crier sur le toit: rien à faire.
Je sors de son accès de colère assez abattue. Et dès la nuit suivante, j'ai commencé à culpabiliser comme je sais pas quoi - mais très fort, en tous cas. J'ai commencé à me dire
que tous ces espoirs d'international ne riment à rien, que je trahis tout le monde, que je vaux rien - je suis trop forte pour faire d'un caillou un volcan en éruption.
Du coup, en arrivant à l'examen, je me suis sentie tout sauf à ma place. J'étais là pour quatre heures d'épreuves écrites et orales. Une fois devant ma table, je pensais qu'avec
tous les Bacs blancs que j'avais fait dans l'année, les conditions ne me stresseraient pas. Bin tiens ! La première épreuve était purement longuistique. Jouer avec les mots, les prépositions, tout
ça... On a eu un exercice à trous: trous que nous devions remplir... Avec quoi ? Apparemment, c'était à nous de le savoir. J'ai mis ce qui me paraissait juste, mais comment savoir ? Ensuite, un
texte sur la révolution industrielle façon article de journal froid et sans profondeur, agrémenté de questions débiles du genre "quels éléments nous permettent de dégager l'avis de l'auteur quant
au statut des pauvres lors de la révolution ?" (Nyd: "Mais où est-ce qu'il parle des pauvres ? C'était pas censé être un article neutre ? =_=") Je commence à me
sentir un peu nauséeuse.
Puis quelqu'un arrive et me donne un beau papier avec un texte bourré de mots que je ne connaissais pas. "Your oral is in 15 minutes. Read carefuly !" Après trois lectures, je
comprends plus ou moins qu'il s'agit d'un homme à moitié amoureux d'une championne de golf prétentieuse qui lui fait peur quand elle conduit. (Nyd: "c'est quoi ce
texte people ? Je pige rieeen T_T") Je me retrouve donc face à une dame très gentille qui me pose des questions lentement. Heureusement, nous sommes plusieurs dans la salle à passer l'oral,
et je peux feindre de ne pas avoir entendu la question quand je ne comprends rien. Elle répète plus fort, plus lentement, et moi je bafouille des réponses en citant le texte au mieux, pendant
qu'elle griffonne sur un papier sans rien dire, sans sourire ni grimacer. J'ai l'impression que je vais tourner de l'oeil.
Je reviens dans ma salle d'écrit sans frapper, d'un coup; tout le monde me regarde (Nyd: "Qui veut ma photo ? Bande de mioches y_y"),
et je file terminer la dernière épreuve. C'est un tout petit texte incompréhensible, d'un homme dans un train qui en regarde un autre en disant qu'il emmène sa petite amie dans les bars pour
crâner. L'époque, le contexte ? Aucune idée. Question: "Rédigez environ 300 mots relatant les pensées de l'auteur (Nyd: "Ah bon, parce qu'il pensait, là ?
O_o"), et, éventuellement, la suite." Je commence à me sentir sérieusement mal. J'ai plein de salive dans la bouche, assortie d'un goût acide qui commence à m'inquiéter. Pas d'inspiration ?
Tant pis, j'y vais. Ils étaient dans un train ? Je les fais arriver dans une gare sinistre et enfumée. Le mec a une petite amie ? Ils la rencontrent. J'en profite pour la décrire en détails, ça
fait des lignes.En tous, je dois en obtenir moins de 200. Il faut absolument que je sorte. Je termine en disant que mon personnage lui dit bonjour et qu'elle reste enfermée dans un silence vaniteux
et je m'en vais, pas bien moins enfermée dans ma panique que l'autre fille idiote dans ma copie. Je rends mes réponses bâclées, je me perds dans les escaliers, je sors là où il ne fallait pas, et
puis je me retrouve enfin dans la rue. La voiture de ma mère vient me chercher, je lui raconte que c'était nul, et que je vais vomir. Nous faisons quelques mètres dans la rue, et puis je me mets à
tousser; je demande à ma mère de s'arrêter, qui case la voiture devant un arrêt de bus vide: je rends mon petit déjeuner au bitume.
Bref, tout pour me prouver que je ne vais pas y arriver, que ma vie est fichue, que je vais finir dans un carton à boire de l'eau de pluie, enfin voilà quoi :p Et puis, le jour
des résultats, surprise. Je regarde attentivement dans le cadre "Secondes": rien. Pas de Raphaëlle. Je regarde mon papa, déçu, qui me fait un grand sourire. "Alors, heureuse ?" Il pointe du doigt
le bas du cadre... Première. Bin oui, c'est pour l'année prochaine >_>
Yeeeeeeess !!! O//¨¨
Vous avez tous le droit d'être super fiers de moi !
x)))))
(*): OIB, c'est l'Option Internationale au Bac.
J'ai mis mon nom en flou au cas où un psychopathe serait fan de mon blog. 8) xDD
Je tente ma chance aussi dans le second lycée, qui
est un peu plus réputé et qui ne propose pas de place pour le moment (il est plein =D). En fait, avec la baisse du dollar, on pense que les familles américaines vont devoir repartir aux US, la vie ici devenant trop
chère pour les entreprises. Enfin, j'ai postulé pour les Sections Britannique et Américaine (ça fait encore deux concours
T_T), et puis on verra bien. C'est plus pour la réputation, au cas où ça pourrait me servir après. En fait, je suis déjà
très fière d'avoir réussi celui-là. L'autre, ça fait déjà être plus chaud, mais bon. On peut toujours tenter sa chance ! À suivre,
donc =)
En tous cas, vous avez été tout plein à m'encourager pour ce truc, et je tiens à vous remercier tous. Shuräan, Seb, Ama', Okami, Perlune, Nigel, Pôpa, Môman, tout ça =)
Je remercie également les profs vaniteux qui m'ont prouvé que même avec une pression monstre, aussi débile soit-elle, on
peut y arriver, et que l'avenir appartient à ceux qui ont un minimum d'ambitions, et non pas aux chieurs qui n'ont rien
d'autre à faire que d'essayer de les ralentir.
Nÿd Drakan.
(Pour une fois, je signe ! :p)
Lundi 12 mai 2008
publié dans :
Morceaux de Vie
2
Un poème-chanson très con qui m'est venu je sais pas
comment xD Bref, autant pas faire de commentaires, de toutes façons c'est débile - mais ça fait tellement de bien !
Je me suis plus ou moins inspirée des chansons de variétoche, du genre Debout sur le Zinc ( <3 ! ), avec des paroles qui se mordent la queue une fois sur deux et qui font surtout rire celui qui a écrit les paroles :p
Le Cerveau
J'ai le cerveau tout rouillé,
Depuis maintenant quelques années
J'ai le cerveau qui flanche,
Il lui manque quelques planches !
D'abord quand je fais des maths,
Faut le remonter à la manivelle,
Et avant qu'il ne reparte,
Faut pas oublier de remettre la bielle !
Un peu d'huile de tournesol,
À verser dans les oreilles le matin,
Et avec un peu de menthol,
Autant dire qu'il décolle bien !
J'ai le cerveau tout rouillé,
Depuis maintenant quelques années
J'ai le cerveau qui flanche,
Il lui manque quelques planches !
Je n'ai plus trop d'espoirs
Quand il s'agit de la physique,
Il crache de la fumée noire,
Dès qu'on parle de quantique !
En plus, quand je parle espagnol,
Il se croit en Hongrie de l'Ouest,
Du coup, quand je m'y colle,
J'ai un accent de Budapest !
Samedi 10 mai 2008
publié dans :
Poésages
1