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Pour fabriquer un téléphone portable, il faut l'équivalent d'une piscine olympique en eau.

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(!) Blog en cours de redesignement (!)
Mais ça va de mieux en mieux !

Ce que la presse en dit:
"Hard to describe, voilà un blog des plus fantasques, entre couleurs, culture et musique. Dame Drakan nous offre là ce mélange de fruits si subtil, entre finesse et démesure, cette pomme à la française, juteuse dans l'humour et acide dans l'analyse. Elle invente ici ce que nous pourrions appeller la harp touch. En somme, l'art et l'élégance, associé au verbe et à l'extravagance !"
Tew Nork Yimes

 Le blog :
Petite nouveauté: l'ajout du module "le saviez-vous ?" à gauche. J'y glisserai quelques faits étonnants (ou inquiétants) sur l'environnement. ;)

 Môa :
• Humeur: Il neige !! Ouaaaais !
• Bonne résolution: Faire des fiches de révision ! ><
• Musique(s): Rhapsody ! Retournons aux sources :p
• En lecture: 1984, Orwell
• Citations: "L'expérience est une lanterne accrochée dans le dos qui éclaire l'arrière du chemin." Lao Tseu
Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /2009 11:16
C'est un peu osé de ma part, mais je me lance ! Voilà un résumé schématisé d'une page de Que sais-je ? Les Droits de l'homme, par Jacques Mourgeon.

C'est un résumé des distinctions principales que l'on peut faire dans le vaste sujet qu'est le droit. L'auteur concède que c'est une vision assez restreinte du droit, m'enfin il faut bien commencer quelque part...
Un grand merci à Julianos qui m'a appris à faire des captures d'écran, et à Bubbl.us qui fait des merveilles en matière de brainstorming.


Alors
, pour vous introduire à mes deux su-perbes schémas, voilà le topo: Jacques Mourgeon nous dit que le droit peut se subdiviser en plusieurs catégories. Comme la littérature, quoi; on a le roman, le théâtre, la poésie... Pour lui, il y a trois façons de le classer;
- il y a "le droit de" et "le droit à". On sépare ainsi l'action de l'obtention. On a le droit de faire ça, et le droit à quelque chose. Bon.
- On a aussi le droit civil et politique et le droit social, culturel et économique. C'est une division qui se rapproche pas mal de l'autre; en effet, on se rend rapidement compte que le droit politique est souvent en "droit de" et que le droit social est un "droit à".
- Et enfin, on peut le diviser en trois catégories, qui sont relatives au corps, à la pensée, et au statut culturel, économique et social. On retrouve ces trois dimensions dans le "droit de" comme dans le "droit à".

... Et en théorie, mes graphiques expliquaient ça très bien ! :p


1. "le droit de", qui se rapporte souvent au droit civil et politique.


< Cliquez pour voir en grand !




2. "le droit à", relatif au droit social, culturel et économique.



 < Cliquez pour voir en grand !
Publié dans : Culture Générale
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 18:19
Encore un article pour presque rien ! :p

Je voulais souhaiter la bienvenue à Hélène dans le monde des blogs.
Hélène est une jeune harpeuse, pianiste et organiste (je sais, je hais les pluri-instrumentalistes, m'enfin...). Elle a une culture absolument balèze en matière de musique, et je l'ai forcée à nous faire partager tout ça sur son blog. Je vous le recommande chaudement; vous avez-là de quoi acquérir tout plein de connaissances pointues et originales en matière de zique.


Vous vous en serez doutés, elle fait bien sûr partie de notre mouvement LED. J'ai proposé à un autre lardon de nous rejoindre, et celui-ci à dédaigné en répondant que, non seulement il souhaitait rester indépendant, mais en plus "LED" n'était que le résultat d'un délire qui tenait plus de la "pub" que d'autre chose.

Il est donc temps de s'expliquer ! Pourquoi ce "mouvement" bizarre ? Bon, il est vrai que cette histoire de LED n'est, au départ, pas une histoire à prendre au sérieux. Mais l'important pour nous, c'est de faire passer un message à la populaschtroumpf:
- Nous les ados, nous avons envie de donner un nom au XXIe siècle. Nous vivons à une époque où l'art, la philosophie et la science sont passées au dernier plan, loin derrière l'économie, la politique et le reste. Alors nous nous sommes sentis "responsables" d'un siècle déjà paumé dans un flot de conflits, du haut de ses 9 ans. Le siècle des LEDs, ça nous paraissait convenir tout à fait. LED pour Lumière, Esprit, Dérision, pour Lunatiques, Éloquants et Déviants... pour un peu tout, en fait. Et puis LED parce que c'est plus écologique.
- Il y a aussi que, surtout pour les jeunes parisiens, que notre génération passe pour une génération fichue, destinée à moisir dans l'oublir, la drogue et la délinquence. Nous avions juste envie de dire que nous, que nous sommes capables de prendre notre héritage intellectuel en charge, et que les vieux n'ont pas de soucis à se faire quant à leur progéniture.
Non mais.
C'est un peu naïf je vous l'accorde, mais on y croit quand même. Carpe Diem, et puis on est pas là pour passer pour des abrutis.
Publié dans : Commentaires sur le Monde
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /2009 21:31
J'ai une grande question existentielle que je ne peux poster que sur mon blog, puisque je voulais mettre une photo à l'appui.

Voilà, il pleuvait ardemment chez moi, quand je m'aperçus que l'eau formait des espèces de tâches. Il n'y avait pourtant pas de vent, donc pas de risée possible... Quelqu'un a-t-il une explication ?





Publié dans : Morceaux de Vie
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /2009 15:06
Voilà les amis, avec ce dernier paragraphe, vous aurez de quoi être calés sur l'utopie ! Et après je passe à autre chose, parce que ça a l'air d'intéresser à peu près... deux personnes, je crois ! (bon, ok, tout le monde est en examen à cette époque de l'année, ça n'aide pas)

III. Un exemple de contre-utopie: Le Meilleur des Mondes, de Huxley

C'est quand même celui que tout le monde a lu, avec Fahrenheit 451. Je ne vous raconte pas l'histoire, cette fois !

Ceux qui l'ont lu auront remarqué que ce bouquin a vraiment la classe. Pourquoi ? Déjà, parce qu'il n'a été écrit qu'en 1932. C'est 15 ans après Mussolini, 4 ans après Staline, et... un an avant Hitler. Or Huxley propose une histoire qui tourne autour du nazisme ! Une histoire où le gouvernement prétend faire le bonheur des gens, même sans leur consentement. Notre auteur étant un scientifique, il a tourné autour de l'idée que le bonheur n'est possible que si la science domine.
En 1947, Robert Antelme (le mari de Marguerite Duras, un résistant) écrit L'espèce humaine, livre dans lequel il expose le projet SS de nier l'humanité de l'homme; c'est une idée que l'on retrouve chez Huxley à travers la destruction de la structure familiale. La maternité est obscène, les enfants sont classés... Le conditionnement des hommes est libidinal, puisqu'ils apprennent à ne pas s'attacher aux gens, à souvent changer de partenaire pour ne pas tomber amoureux. Le conditionnement intellectuel va également dans ce sens: on enseigne pas l'histoire, et on perd donc le sens historique de la civilisation. En plus, comparer avec le passer est la caractéristique de l'esprit critique ! Et puis, ses personnages perdent leur liberté aussi, sauf que c'est "moins" violent, car inconscient.

Il n'y a pas que ça, bien sûr.
Huxley présente également les caractères de la société de masses. Ça rappelle assez Les Temps Modernes de Chaplin, avec la mécanisation (la taylorisation, même !) de la vie humaine. On le voit bien au début du livre, où les enfants sont éduqués ensemble, et où ils sont éloignés de la beauté et de la pensée avec des électrochocs.
Il renouvelle aussi le contrat social avec le modèle de l'iceberg. "
huit neuvièmes au-dessous de la ligne de flottaison, un neuvième au-dessus.", la partie du dessous n'effectuant pas de travail trop dur et étant droguée au cinéma sentant, au soma et au reste. Le système social rejoint le fait qu'il n'y aie pas d'histoire (comme dans toute utopie qui se respecte; une société parfaite n'évolue pas); chacun a sa fonction, rien ne bouge jamais.

Un autre truc intéressant, c'est qu'en 1946, Huxley ajoute une préface. Il y dit des tas de trucs chouettes. Je vous cite un passage, juste pour le plaisir:
 "...Cette idée, suivant laquelle le libre arbitre a été donné aux être humains afin qu'ils puissent choisir entre la démence, d'une part, et la folie, de l'autre, était une notion que je trouvais amusante et considérais comme tout à fait vraie. [...] Je n'éprouve aujourd'hui nul désir de démontrer qu'il est impossible de rester sain d'esprit. Au contraire, bien que je demeure non moins tristement certain qu'autrefois que la santé d'esprit est un phénomène assez rare, je suis convaincu qu'elle peut être atteinte [...]."
J'ai très envie de tout vous recopier, mais mon article n'aurait plus de sens ! N'ayant pas le temps de la lire, je vous en reparlerai peut-être plus tard.

Pour conclure, une dernière citation du Meilleur des Mondes, qui fera plaisir aux artistes comme aux scientifiques:

"- Ce n'est pas seulement l'art qui est incompatible avec la stabilité. Il y a aussi la science. La vérité est une menace, et la science est un danger public. Nous sommes obligés de la tenir soigneusement enchaînée et muselée. (...) Elle nous a donné l'équilibre le plus stable de l'histoire. Mais nous ne pouvons pas permettre à la science de défaire ce qu'elle a accompli. Voila pourquoi nous limitons avec tant de soins le champ de ses recherches. Nous ne lui permettons de s'occuper que des problèmes les plus immédiats du moment. Toutes les autres recherches sont soigneusement découragées."



Voilà, c'est fini pour l'utopie !
Publié dans : Culture Générale
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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /2009 00:23
Je ne parle pas souvent de films sur mon blog, mais là ça s'imposait. Si vous allez au cinoche, c'est ça qu'il faut voir !

Nous sommes en 1966, à l'époque où le rock et la pop connaissent leur apogée en Angleterre. Le hic, c'est que la BBC, radio nationale, n'en diffuse que 45 minutes par jour. Arrivent alors les radios pirates qui en diffusent 24h/24, détestées par le gouvernement qui voit en elles la débauche de la population. Pour ne pas être repérées, ces radios sont basées sur des paquebots en pleine Mer du Nord...
Le genre de piraterie totalement énorme... C'est à vous faire regretter qu'il y ait tant de choses légales, de nos jours ! Quoique; je trouve qu'en matière de révolution du broadcasting, comme on l'appelait alors, nous sommes maintenant face au problème des radios du net, qui n'est pas sans rappeler celui des radios pirates !


Bref, ça sent l'aventure, en somme ! Les acteurs sont vraiment excellents, c'est bien filmé, et puis l'histoire est tellement chouette... Sans parler de la bande son, bien sûr. Et puis, si "radio rock" n'a pas existé, c'est tout de même une histoire vraie; mon papa m'a raconté qu'il les écoutait ! En effet, la "radio rock" du film est en fait une référence à une radio qui a vraiment existé: Radio Caroline.
Voilà ci-dessous un reportage que j'ai déniché que Youtube. Il est moins bien que celui-là (qui date de l'époque !), mais je n'ai pas pu importer e lecteur; il vient de Google Vidéo... ¬¬



Vous savez que je parle peu de films à l'affiche, la pub c'est moyennement mon genre, mais là, ça vaut vraiment le coup que vous alliez le voir. Le meilleur film de l'année, à mon sens !
Publié dans : Commentaires sur le Monde
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 12:40
(quelqu'un avait remarqué qu'il n'y a pas d'utopie(3) ? XD)

L'utopie

Bien ! Je suppose que vous serez tous très heureux d'apprendre que, si vous avez lu mes deux précédents articles sur l'utopie, vous êtes absolument calés sur ce qu'il faut en savoir !
M'enfin, c'est bien de pouvoir parler d'utopie, mais recrachez de la théorie sans exemple devant votre grand-mère, et l'effet voulu ne sera pas forcément au rendez-vous. Voilà trois exemples parmi tant d'autres qu'il me paraît intéressant d'étudier. Comme ça, vous pourrez faire comme si vous les aviez lues !

II. Quelques exemples d'utopie
A. Thomas More: Utopia

Commençons par le commencement; l'utopie de More. C'est pas compliqué, c'est la première utopie jamais écrite !

1. C'est qui, More ?
Déjà, il a vécu de 1478 à 1535; il a vu le début de la Renaissance, en gros. Il était donc contemporain de Machiavel, de Rabelais: c'était un ami d'Erasme.
Il était juriste et historien à la cour d'Henri VIII - ce qui lui coûta d'ailleurs la vie. C'est qu'il était fidèle au catholicisme, le pauvre, et quand le roi se convertit à l'anglicanisme, le pauvre More perdit la tête le 6 juin 1535. Pour la petite histoire, il a signalé à l'assemblée que l'échafaud était branlant, et dit au bourreau: "Mon cou est très court, prend garde à ne pas couper de travers !"
À part sa, il était très influencé par Platon; il avait lu La République, où la société est idéale, très hiérarchisée, et dirigée par un philosophe-roi. Ça n'a pas grand chose à voir avec son utopie, mais l'idée est très certainement partie du principe de société idéale.
Comme Erasme et Rabelais, il a aussi connu l'influence de l'évangélisme. Il a beaucoup contesté la richesse de l'Église, idée que l'on retrouve également dans son utopie. 


2. Utopia (1516)
Passons aux choses sérieuses ! L'Utopia, c'est un bouquin en deux parties.
La première se présente sous la forme d'un dialogue entre More et un certain Raphaël, un intellectuel voyageur... (je sais, c'est la grande classe) Ce dialogue est l'occasion d'une description critique d'une Angleterre inégalitaire, avec une hiérarchie sociale propriétaires/pauvres injuste...
La seconde est la description d'une "étrange république" fondée sur l'abolition de la propriété privée et de tout commerce impliquant de l'argent. (ouch, ça sent le communisme...)
C'est une société très libérale, avec peu de lois, où il n'existe aucune classe sociale. Les dirigeants sont des volontaires qui sont renouvelés tous les ans. Les biens sont distribués en fonction des besoins, les deux sexes sont égaux... Tous les utopiens accomplissent un service agricole de deux ans pour assurer la consommation des villes (ça sonne maoïste, hein ?). Les artisans fabriquent des objets qui sont distribués par les magistrats. On ne travaille que six heures par jour, parce qu'à partir du moment où tout le monde travaille, c'est suffisant. Le reste du temps, on épanouit ses qualités intellectuelles.Pour les repas, la table est commune; personne ne se goinfre. Comme le luxe est un signe d'inégalité, on utilise l'or pour faire des pots de chambre et les bijoux pour faire des jouets aux enfants. Les vêtements sont des uniformes faits avec de la laine ou de la toile.
Il y a aussi des esclaves, mais ce sont des prisionniers de guerre... Ces dernières étant purement défensives, bien sûr.


B. Rabelais et l'Abbaye de Thélème
1. Petite histoire sur Rabelais
Ça n'a rien à voir, mais j'avais la flemme de vous faire une biographie de Rabelais. En contrepartie, je vous raconte une anecdote. Rabelais, revenant de Rome, passe une nuit dans une auberge dans la région de Lyon; au moment de partir pour rentrer à Paris, notre cher écrivain se rend compte qu'il est sans le sou. Qu'à cela ne tienne ! Il écrivit "Poison pour le Roi et pour la Reine" sur des sachets de poudre. Il se fit arrêter et conduire à Paris par la police - aux frais de l'état, donc ! François Ier, qui devait avoir beaucoup d'humour, le relâcha à l'arrivée. De cette histoire est tirée l'expression "le quart d'heure de Rabelais" (expression que l'on retrouve dans Un Amour de Swann de Proust), devenue aujourd'hui "passer un sale quart d'heure". Trop fort, non ?

1. L'Abbaye de Thélème
C'est en fait le chapitre 57 de Garguantua (1534): "Comment étaient réglés les Thélémites". Cette abbaye est une antithèse des abbayes du XVIe: elle était mixte. Cette fois, nous sommes en présence d'une utopie de la liberté; il n'y a qu'une seule loi: "fais ce que voudras". Par contre, il n'y a rien d'égalitaire; il n'y a que des nobles, avec le sens de l'honneur, de l'autre (il ne se nuisent pas les uns les autres), et de l'émulation; on rivalise pour le meilleur. Et c'est tout ce qu'il y a à dire pour le moment; j'en reparlerai probablement si je fais un chapitre sur la guerre.

C. Fourier et son Phalanstère
1. À propos de Charles Louis Fourier
Sachez déjà que non, ce n'est pas l'inventeur de la fourrière; il était mathématicien. Il a vécu de 1772 à 1837 - un contemporain de Victor Hugo ! Bon, avec lui c'est pas compliqué, il a contesté à peu près toute la civilisation. Le couple traditionnel, parce que la femme y était esclave et qu'on épousait pas celui/celle qu'on aime, la misère ouvrière, le travail qui passait pour une punition... Bref, pour lui, le monde dans lequel il vivait était un monde sans ordre naturel, où il était impossible de vivre libre. Je dois avouer que son utopie était un peu folle, mais de cette idée ont découlé des inventions vraiment importantes, comme les crèches, qui ont permis aux femmes de s'émanciper pas mal.

2. Le Phalanstère
"Je vous recommande la description du Phalanstère comme le plus efficace des vomitifs." - Cioran.

Le principe du Phalanstère est fondé sur le concept du libre jeu des passions. En gros, les hommes et les femmes se rassemblent en fonction de leurs passions. "Le vrai bonheur ne consiste qu'à satisfaire ses passions", a dit Fourier. Avant de développer son utopie, il a d'abord décrété qu'il existait 12 passions, que nous n'avons pas en nous au même degré; il en a déduit qu'entre deux personnes, il y avait 810 combinaisons possibles. 810 hommes, 810 femmes, et hop: on prend 1620 personnes et ça fait un phalanstère. (ne me demandez pas ce qu'il fait de l'homosexualité, ça ne devait pas encore être dans les moeurs)
Pour les curieux, voilà les douze passions:
5 sensitives (les cinq sens, quoi)
4 affectives; l'amour (passion dérivée de ça, la haine "Amour et haine sont les deux faces d'une même passion" - Dostoïevski), l'amitié, l'ambition (l'étymologie, c'est la recherche de soutien des autres pour gagner des votes, il y a donc une dimension affective !), et le familisme (l'esprit de famille)
3 distributives: la cabaliste (la passion de l'intrigue, la recherche de l'argent...), l'enthousiasme (passion de la justice), et la papillonne (la passion du changement)
Voilà ! En théorie vous les avez toutes, de manière plus ou moins hiérarchisée, et l'amour de votre vie a le même ordre de passions. (voilà, vous savez tout sur le fonctionnement de Meetic.com ! je sors)
Bon, alors le coup des passions fonctionne pour l'amour, mais pas que. Le travail se fait en fonction des passions; l'enthousiaste sera magistrat, le sensitif s'occupera des repas... Comme ça, il y a très peu de concurrence, chacun fait ce qui lui plaît, tout ça...
Il n'y a pas de familles non plus; les enfants sont élevés en commun dans les fameuses crèches. Il n'y a de professeurs que pour les "savantins précoces", le reste des enfants apprend en suivant un enseignement mutuel; chacun a quelque chose à apprendre aux autres ! (à 3 ans, j'adorerais voir ça !)
Et puis, tout le monde avait une activité commune; l'opéra ! C'était l'emblème de l'esprit d'unité, dans le sens où l'opéra, au XIXe, était considéré comme la synthèse de tous les arts; danse, musique, peinture, harmonie, mesure...

Bon, ça a été un bide total, désolée pour ceux que ça intéressait ! :p


Pour plus de détails, il suffit de me demander en commentaire !

Publié dans : Culture Générale
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 15:32
... C'est si pratique, quand on a la flemme pas le temps de faire des articles !

Quelques passages d'Un Amour de Swann histoire de vous changer les idées ! (ou bien à apprendre par coeur pour faire croire que vous l'avez lu)

" Autrefois on rêvait de posséder le coeur de la femme dont on était amoureux; plus tard, sentir qu'on possède le coeur d'une femme peut suffire à vous en rendre amoureux. Ainsi, à l'âge où il semblerait, comme on cherche surtout dans l'amour un plaisir subjectif, que la part du goût pour la beauté d'une femme devait y être la plus grande, l'amour peut naître - l'amour le plus physique - sans qu'il y ai eu, à sa base, un désir préalable. À cette époque de la vie, on a déjà été atteint plusieurs fois par l'amor; il n'évolue plus seul suivant ses propres lois inconnues et fatales, devant notre coeur étonné et passif. Nous venon à son aide, nous le faussons par la mémoire, par la suggestion. En reconnaissant un de ses symptômes, nous nous rappelons, nous faisons renaître les autres. Comme nous possédons sa chanson, gravée en nous tout entière, nous n'avons pas besoin qu'une femme nous en dise le début - rempli par l'admiration qu'inspire la beauté - pour en trouver la suite. Et si elle commence au milieu - là où les coeurs se rapprochent, où l'on parle de n'exister plus que l'un pour l'autre - nous avons assez l'habitude de cette musique pour rejoindre toute suite notre partenaire au passage où elle nous attend."

Un de mes préférés, sur des monocles:
" Le Monocle du marquis de Forestelle était minuscule, n'avait aucune bordure et obligeant à une crispation incessante et douloureuse de l'oeil où il s'incrustait comme un cartilage superflu dont la présence est inexplicable et la matière recherchée, il donnait au visage du marquis une délicatesse mélancolique, et le faisait juger par les femmes comme capable de grands chagrins d'amour. Mais celui de M. de Saint-Candé, entouré d'un gigantesque anneau, comme Saturne, était le centre de gravité d'une figure qui s'ordonnait à tout moment par rapport à lui, dont le nez frémissant et rouge et la bouche lippue et sarcastique tâchaient par leurs grimaces d'être à la hauteur des feux roulants d'esprit dont étincelait le disque de verre, et se voyait préférer aux plus beaux regards du monde par des jeunes femmes snobs et dépravées qu'il faisait rêver de charmes artificiels et d'un raffinement de volupté; et cependant, derrière le sien, M. de Palancy qui, avec sa tête de carpe aux yeux ronds, se déplaçait lentement au milieu des fêtes, en desserrant d'instant en instant ses mandibules comme pour chercher son orientation, avait l'air de transporter seulement avec lui un fragment accidentel, et peut-être purement symbolique, du vitrage de son aquarium."

À propos d'une phrase dans un morceau de musique:
" Peut-être les perdrons-nous, peut-être s'effaceront-elles, si nous retournons au néant. Mais tant que nous vivons, nous ne pouvons pas plus faire que nous ne les ayons connues que nous ne le pouvons pour quelque objet réel, que nous ne pouvons par exemple douter de la lumière de la lampe qu'on allume devant les objets métamorphosés de notre chambre d'où s'est échappé jusqu'au souvenir de l'obscurité. Par là, la phrase de Vinteuil avait, comme tel thème de Tristan par exemple, qui nous représente aussi une certaine acquisition sentimentale, épousé notre condition mortelle, pris quelque chose d'humain qui était assez touchant. Son sort était lié à l'avenir, à la réalité de notre âme dont elle était un des ornements les plus particuliers, les mieux différenciés. Peut-être est-ce le néant qui est vrai et tout notre rêve est-il inexistant, mais alors nous sentons que ces phrases musicales, ces notions qui existant par rapport à lui, ne soient rien non plus. Nous périrons, mais nous avons pour otages ces captives divines qui suivront notre chance. Et la mort avec elles a quelque chose de moins amer, de moins inglorieux, peut-être de mois probable."

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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 23:30
C'est tellement tentant de poster un truc tous les jours ! Seulement ça correspond pas toujours à la réalité - en particulier au facteur fatigue.

Bref, comme Aki le fait si bien, je vais me contenter d'une citation ! Un tout petit bout des Mémoires de Voltaire qui m'avait semblé fort mignon - et vrai ! :


"Il paru bientôt que Frédéric II, roi de Prusse, [...] ne m'appela pas moins à sa cour.
Je lui avais déjà signifié que je ne pouvais m'établir auprès de lui, que je devais préférer l'amitié à l'ambition, que j'étais attaché à Mme du Châtelet, et que, philosophe pour philosophe, j'aimais mieux une dame qu'un roi."
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /2009 22:18
Je sais bien, c'est une honte de parler d'un navet pareil sur mon blog chaste et pur, mais je me sentais un besoin impérieux de protester ! :p

Pour la petite histoire, je me promenais tranquillement dans des rangées de littérature française, quand soudain ! Tout une étagère était dédiée à ce bouqin, La Mécanique du coeur, un "conte initiatique cruel et merveilleux". Je me suis donc dit que le conte philosophique d'aujourd'hui serait intéressant à lire, d'autant plus qu'il y aurait sans doute plein de parallèles à faire avec ceux de Voltaire à l'oral de Français.

Bref (bis) ! Pleine d'espoir envers la littérature moderne (et les chanteurs de rock qui se prennent pour des écrivains), je me lançais dans la lecture du fameux bouquin, imaginant déjà le bel article plein de compliments que je ferais sur mon blog.

En fait non ! Voilà plutôt ce que j'ai à en dire.



La Mécanique du Coeur
Mathias Malzieu

1. Le con L'auteur
Mathias Malzieu, ça devrait réveiller certains cerveaux amateurs de "rock". Il chante ce genre de machin:

Un titre tiré de l'album qui porte le même nom que le roman... Des paroles bateau, une voix pas particulièrement belle... Bon.

Un roman de ce genre, pour moi c'est typiquement le genre de navet littéraire écrit par un artiste qui n'a rien à voir avec les lettres qui essaie de gagner un peu de reconnaissance en dehors de son domaine... Le complexe du chanteur de rock de merde qui voit déjà le succès s'envoler (je suppose, vu la soupe qu'il enregistre) et qui décide de laisser place à son "côté intellectuel" - complètement fantasmé et qui n'existe absolument pas.

2. Résumé du navet en question

Édimbourg, 1874 (ouh, on se croit intello jusqu'au bout): c'est le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son coeur gèle et se brise immédiatement. La sage-femme (qui est un peu sorcière sur les bords) le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit se remonter chaque matin, mais gaffe ! Une horloge, c'est fragile, du coup il faut éviter au pauvre Jack d'éprouver des sentiments violents. Il est donc élevé par la sage-femme (sa mère a eu le temps de l'abandonner) qui l'empêche de sortir de chez lui. Vous l'avez dans le mille, Jack tombe fou amoureux d'une jeune andalouse, se sauve, et tout le tralala.
L'andalouse et lui vivent une passion longue et magnifique, jusqu'à-ce qu'elle se lasse de lui. En effet, Jack ne parle que de son coeur fragile, et elle pense qu'il croit à ses propres mensonges, et que l'horloge n'est là que pour faire beau.
Elle finit donc par se faire draguer par un autre, plus attentionné, plus tout-ce-que-vous-voulez, et elle largue Jack. Dans un élan de détresse, celui-ci s'arrache l'horloge de la poitrine, et tombe dans un coma de trois ans.
Trois ans plus tard, il se réveille sans horloge; en fait, c'était juste parce que sa mère adoptive ne supportait pas qu'il grandisse; l'horloge était un moyen de l'empêcher d'aimer et de rester auprès d'elle !
Une histoire d'amour de m****e déprimante avec des personnages pas du tout développés, en somme.

3. Un pseudo "conte philosophique"

Le conte, je veux bien, il en a toutes les caractéristiques:
- des personnages vides et sans intériorité
- une histoire bateau
- un voyage aux péripéties nombreuses qui permet l'évolution du héros
- en bonus, une leçon "philosophique" à la fin.

Déjà, il maîtrise très mal le genre fantastique; une gamine de 10 ans se balade en talons aiguilles sans se casser la gueule, et des ados de 14 ans font l'amour dans un appartement qu'ils se sont payé... Je suis désolée, mais ça relève du fantasme refoulé d'un homme dans la fleur de l'âge ! En plus, ça ne relève pas du tout du conte, et ça n'ajoute rien du tout à la "magie" qu'on peut lui donner.

Pour le côté "philosophique", il fait à peu près trois lignes pour un livre de 157 pages. "Elle redoutait terriblement le jour où tu deviendrais adulte. Elle a tenté de régler la mécanique de ton coeur de façon à te garder toujours auprès d'elle."
Ça aurait pu être intéressant, de développer la peur maternelle pour un enfant, l'image que l'on a de l'amour en tant que parent et en tant qu'enfant qui arrive dans le monde adulte. Eh bah non, c'est juste l'expression sans style d'un énième complexe vis-à-vis de sa mère. En fait, toutes ses copines l'ont largué parce qu'en tant que rockeur, il devait se droguer, mais boon... C'est toujours la faute à maman, de toutes façons !


... En espérant vous avoir évité un achat regrettable,

Harpistiquement !
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /2009 00:48
"Nan mais de quoi elle parle, celle-là ?"

Haha, c'est clair que le siècle des LEDs, on vous a encore jamais sorti ça ! Mais comme a dit Malraux, "le XXIe siècle sera un siècle de spiritualité ou ne sera pas."

Quel rapport ? Eh bien, nous avons décidé d'être une génération spirituelle et cultivée; c'est le premier pas pour changer le monde !
D'où l'idée du siècle des LEDs, la LED (ou DEL en Français) étant une diode électroluminescente rappelant le siècle des Lumières ! Eh si ! En plus, LED sont les initiales de Lumières, Esprit et Dérision, ce qui résume tout à fait notre esprit.

Alors c'est qui, "nous" ? Nous, c'est le réseau LED, un réseau de blogs intellos où chacun vulgarise la matière dans laquelle il est balèze.

Pour l'instant, nous sommes:
Seb', en pharmacie, biologie, etc.
> vulgarisation d'articles scientifiques
> explications générales de phénomènes... scientifiques
> survol de nombreux domaines

Aki/ru, en histoire littéraire
> très large panel de genres et de siècles
> thèmes abordés en abondance
> schozophrénie...


Clayre, en arts plastiques
> Analyse
> nombreux domaines artistiques
> style léger


Et moi-même, en culture générale !
> résumés de cours
> fiches de lectures de livres
> citations


On attend, d'ici l'année prochaine, plusieurs autres participants, dont un blog sur la politique (mes connaissances étant trop limitées dans le domaine, j'ai laissé la place à un "vrai" étudiant ! T_T) !
Si quelqu'un est intéressé, qu'il n'hésite pas à nous envoyer son CV ! :p

Et pour fêter ça, je vous annonce que très prochainement, je change mon design, avec l'aide de Perlune ! Histoire de tout rendre plus lisible, plus clair... Plus mieux, quoi !
Publié dans : Les Copains
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