Dimanche 26 août 2007
Corps Trempé
Au premier romantique (pris de désespoir) venu...
Ce soir il pleut des cordes,
Ta silhouette est seule dans la rue,
Et tu ignores la pluie malvenue,
Tandis que l'eau sème la discorde.
Je ne suis qu'une ombre réfugiée
Dans l'obscurité d'un préau en ruines;
À travers le rideau d'averse fine,
J'observe ta démarche toute posée.
Ton corps est trempé quand tu passes;
Ce grand manteau noir ruiselle de mélancolie;
Chaque goutte, comme une étoile, glisse et luit,
Coule sur le cuir, puis tombe et trépasse.
Ta chevelure dégouline de mystère,
Les mèches de jais collent à ta peau,
Dessinent des nœuds de fins ruisseaux,
Le long de ton cou, sans but, errent...
Ta main porte une rose fanée
Qui pleure un chagrin étrange.
Saches que les cœurs changent,
Un poème est si vite oublié...
Au premier romantique (pris de désespoir) venu...
Ce soir il pleut des cordes,
Ta silhouette est seule dans la rue,
Et tu ignores la pluie malvenue,
Tandis que l'eau sème la discorde.
Je ne suis qu'une ombre réfugiée
Dans l'obscurité d'un préau en ruines;
À travers le rideau d'averse fine,
J'observe ta démarche toute posée.
Ton corps est trempé quand tu passes;
Ce grand manteau noir ruiselle de mélancolie;
Chaque goutte, comme une étoile, glisse et luit,
Coule sur le cuir, puis tombe et trépasse.
Ta chevelure dégouline de mystère,
Les mèches de jais collent à ta peau,
Dessinent des nœuds de fins ruisseaux,
Le long de ton cou, sans but, errent...
Ta main porte une rose fanée
Qui pleure un chagrin étrange.
Saches que les cœurs changent,
Un poème est si vite oublié...
par Nÿd Drakan
publié dans :
Poésages
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