[ ACTE PREMIER ]
SCOTT LORRINGTON
Mon amour, pardonnez-moi ! Le travail
Agit sur moi comme une muraille.
Ici et maintenant, je m'excuse.
Ne cherches donc point de ruse,
Tu n'en trouveras pas l'ombre,
Et si encore tu doutes de mes sombres
Négligences, Saches que tu es la seule
Amie, ma mie, que je veuille
Ne jamais perdre. J'ai bien trop peur de
Te perdre, toi, ton amour qui me rend heureux
NYD DRAKAN
Depuis trop de nuits passées seule, si insipides
Je dévore mes soupirs, et de longues larmes
Ne pense qu'à votre addiction perfide
Ronge-t-elle tant, mon ami, votre âme?
Combien de traînées rouges, de pleurs
De perles de sang, coulant de mon coeur
Avez-vous négligés, pris par votre labeur?
N'avez-vous donc pas su ressentir mes peurs?
N'étais-je pas votre livre ouvert?
Les lettres n'étaient-elles pas lisibles
Au point mes pensées suicidaires
Furent pour vous invisibles?
SCOTT LORRINGTON
Je l'avoue, chère amie. Les
Evidences sont contre moi.
Vous êtes pour moi ma Médée,
Ou Aphrodite. Ce n'est que loi
Universelle que de me rejeter
Subitement seule sans moi ?
Aussi, je ne pense pas changer
Inutilement votre pensée.
Mais gardez à l'esprit
Et pensez à moi, ma mie.
Moi qui vous aime, je ne peux
Aussi simplement vous oublier
C'est juste que le travail m'est
Harcelant, sans cesse ! Mais sachez
Et n'oubliez pas que vous êtes et
Resterez pour moi la meilleure et
Idéale femme, c'est pour cela
Et j'envie l'homme qui vous suffira.
NYD DRAKAN
Vos mots, vos paroles, elles ont tant changé!
On croirait que vous oubliâtes l'amour;
Une ultime querelle, et vous vous souvenez.
Suis-je vraiment, de votre vie, le véritable amour?
Ma foi, je vous aime, il est vrai
Et mon âme est vôtre à jamais.
Firmament de vers, que vous composez pour moi
Ils sont si beaux, me touchent profondément.
Téméraires, vos métaphores me mettent en Emoi
Et je rougis de la pureté de vos sentiments.
Sans doutes, vos mots reflètent vos pensées
Trop blessés, mon amour propre, mon âme
Râles de désespoir, torrents de larmes
Oppressent encore ma mémoire
Puis me forcent à vous revoir
Souffrance, ce seul mot me vient à l'esprit
Oh, vous m'aimez, mais avez assassiné
Une partie de moi-même, et avec appétit!
Fuir, je le dois, mon ami, car vous me malmenez
Faiblir est un acte que je me refuse désormais
Rouvrir, encore et encore, mes nouvelles plaies
Il est vrai je vous aime, mais c'est ainsi, j'ai décidé
Récemment, à regret, mais à juste titre de vous oublier.
SCOTT LORRINGTON
Aussi sombre soit mon coeur
Barit la trompe de mon amour
Ces remarques ne sont soeurs
De marques d'un profond Amour.
Et si vous me parlez comme ceci,
Feriez vous de moi votre mari ?
Généralement, j'aurais depuis
Horriblement longtemps deja choisi.
Il est clair que vous ne m'aimez.
Je ne vous en veux point, car ce
Krash entre nos coeurs ne saurait
Laisser mon coeur sur un milieu.
Mon choix est fait, et donc j'affirme,
Ne partez point, ma mie, je ne peux
Oublier notre rencontre, si heureux
Puis ce sentiment, d'être infirme.
Que pouvais faire ? Vous êtes et
Resterez la plus belle. A vos cotés, je
Serais laid et oublieux. Nyd, je ne peux
T'oublier. Je ne peux que t'aimer.
Un vent se lève, mais si tu pars,
Vas, et ne m'oublie pas. Il est rare qu'en
Wallonie, une femme parte aussi triste.
Xenophobe, je ne suis pas. Un autiste.
Y mettre ce seul mot me suffit. Il me décrit à vos cotés.
Zelired sera pour moi l'image que je donne à mon aimée.
NYD DRAKAN
Plusieurs moi, que je songe, lasse,
Ribambelles de silences, hélas!
Entendiez-vous donc les lamants de mon coeur
Ne répondant pas, enchaîné par le labeur?
Durement croyable, je vous crois pourtant sincère.
Retrouverais-je votre attention, vos beaux yeux clairs?
Entendrais-je de nouveaux vos délicieux mots
Zélés, tout comme vous l'êtes, ou n'aurais-je que plus de maux
Vous promettez ce que vous avez déjà promis
Oh, je suis déchirée, entre diverses envies
Unies par l'amour, divisées par mes craintes
Si vous m'aimez, vous n'entendrez plus mes plaintes
Encore dois-je être sûre, je désire être
Nullement soucieuse de vous, mais
Certaine que votre amour est vrai
Obéissant non pas au travail mais
Réellement à moi, à mon mal-être
Et aux attentions dont j'ai tant besoin.
M'oublierez-vous encore?
Ou promettez de ne pas échouer?
N'allez pas plus loin sans m'écouter!
Certes, l'amour est un bel argument
Ouvertement, je vous rappelle sa cécité
Et ignare même, de certains règlements.
Usurpez l'amour, promettez-le moi d'emblée
Réfléchissez un peu à vos vieilles simagrées!