J'avais mis cette catégorie en place pour me forcer à mettre mes fichus poèmes, et je l'ai toujours pas fait... Il est temps que je m'y mette! Je commence par quelques trucs courts, qui ne méritent pas un article pour eux
tout seuls, mais qui se doivent d'être là. Pas de chipotages, je les livres là, en vrac (j'adore ce mot, décidément ^^). Une dernière chose: je mets que
très très rarement des titres, désolée...
Le Silence des Etoiles
Le regard alors perdu dans les étoiles,
Laissant le silence astral se poser sur mon âme,
Couchée sur l'herbe rafraîchie par la nuit infâme
Qui rongeait ma raison d'un insupportable mal,
Je laissai voguer mes pensées torturées
Le long de quelque fleuve amoureux,
Songeant à la mort et aux aimés,
Aux chagrins des coeurs malheureux...
Laissez-moi, fantômes d'un passé oublié;
Et vos destins, par un amour perdu déchirés,
C'est avec le temps que l'on guérit
Les maux des coeurs épris...
Dans les reflets de ma vie scintillent encore mes espoirs;
D'un regard humide je les regarde se noyer,
Flottant quelques instants, le temps d'un sourire,
Sombrer peu à peu, et finalement mourir.
Mère, nous venons de tes particules,
De l'os à l'âme, de toi viennent nos cellules;
Nous avons tant et si bien tenté de te chasser
Où que tu t'insinues, des recoins de nos foyers...
Mère, nous ne te devons rien, pas même la reconnaissance!
Tu es notre origine, mais ne t'appartenons pas de naissance.
Désormais nous te redoutons, comme ton maternel appel;
Cesse de nous rappeler nos allégeances, elles nous sont mortelles.
Poussière...
Dans les reflets de nos mémoires
Scintillent encore quelques espoirs
Que nous avions perdus, depuis longtemps déjà
Et que nos regards contemplent d'un air las...
Après tout, qu'avons-nous perdu,
Sinon la vie, que nous n'avons su
Retenir, de nos ardeurs sans conviction
Aveuglés par l'amour - maudite addiction!
Coeurs brûlés par de délicieuses flammes,
Plumes de plomb, posées sur nos âmes,
Détresse! Nous ne savions qui tu étais;
Erreur! Tu es le coup fatal que l'amour nous a porté.
Nom, tracé sur la grève
Avalé par l'océan...
Murmures, soufflés par le vent
Souvenirs ultimes d'un amour sans trève.