Mercredi 28 novembre 2007
Entre deux théâtreries (d'ailleurs, j'ai fini par créer la section prévue pour! =p), je voulais vous parler du dernier
"dessin" - que dis-je, une oeuvre de croquis croquants, de lavis superbement vissés ! - qu'Amaroq a réalisé à l'occasion de mon anniversaire. Elle a
déjà écrit des articles à son propos sur son blog, mais que n'en ais-je cure !, je veux l'exposer sur cette page aussi. Cela dit, vous pourrez trouver des infos plus pros sur son blog - le dernier
article dédié à ce dessin se trouvant ici.
Le WIP:
Tadaaaaaaaah:
Ce dessin est d'une grande valeur sentimentale pour moi. Déjà, parce qu'Ama' a (encore) cité une des mes phrases, et j'en suis ma foi fort émue. Ensuite, la
stylistique du dessin, de par la qualité grandiose de l'oeuvre, et de par les divers sens cachés du dessin.
Pour les énumérer, je ferais donc référence à la lettre que m'a envoyée Ama avec mon Annael chiwi <3
"• Les ailes: une de cuir, une de plumes: elles montrent encore le contraste. À l'origine d'ailleurs, Annael avait des ailes (mais ça date d'il y a cinq ans) et les perdait par la suite. Les ailes
montrent la dualité du personnage, son côté bon et l'autre mauvais.
• Les fleurs: ce sont des références à la nouvelle Aube. Sur la garde de l'épée, outre que ça faisait plein de détails en plus XD, elles sont le symbole des années qu'il a vécu avec Aube, de la paix (relative) qui y est associée. Idem pour celles qui sont en bas du dessin. Les pétals qui volent, je les ai associés
à de l'espoir (j'ai toujours trouvé que des pétals qiu volaient, c'était synonyme de l'espoir XD).
• Les chaînes: ben là, c'est très explicite je pense, elles sont associées au fait que le personnage est perpétuellement enchaîné à une cause, des actes, etc., et ce à cause de sa légendaire
loyauté (c'est qu'il est très chevalresque) ou même de sa nature. Jamais libre, il fait cependant tout pour se libérer de ses entraves.
• L'espèce de lune qui fait comme une auréole derrière sa tête: alors là je ne me souviens plus du tout, je me souviens juste que j'avais pris l'habitude de dessiner un pendentif en forme de lune,
et que donc c'est resté.
• Le poing droit fermé: c'est le symbole de ce qu'est le personnage: un avatar de la destruction, opposé à ceux qui créent, nécessaire dans ce qu'on pourrait appeler le cycle de la vie (vie >
mort). L'épée est elle aussi associée à la destruction, outre le fait qu'elle symbolise son rang de Hiérarque. "
De plus, L'Impardonnée est un pseudo que je m'étais attribué il y a quelques mois déjà, aussi je suis très fière qu'elle l'ait repris ici n_n''
Je précise aussi qu'Ama l'a réalisé principalment sur fond de "The Poet and The Pendulum", de Nightwish, qui est une chanson que j'aime énormément.
Bref, merci beaucoup beaucoup Ama, c'est un vrai trésor que tu m'envoies là ! Je suis très très fière de l'avoir dans ma chambre, il trône sur mon petit espace de rêve, de manière absolument
grandiose <3 Je lui avais trouvé un cadre en bois clair, mais il rentre pas xD Je vais donc lui en trouver un en acajou, comme je voulais au départ. Je prends une photo de mon mur dès qu'il est accroché !
Par Nÿd Drakan
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Dimanche 16 novembre 2008
Julianos m'a fait une méga giga supra surprise hier soir !! (hin hin)
En effet, je reçois par mail un poème complètement fou qui s'inspire du vers de mes "conversations poétiques sans l'autre":
"une putain de bois imaginaire rêve de comédie".
C'est vraiment génial, parce qu'on est en plein dans l'idée que l'artiste produit une oeuvre qui n'existe que parce que des
gens veulent bien la regarder, et imaginer par elle. Du coup, ce vers prend tout son sens au sein de ce poème plein de rêves et de démence ! Je
suis très très touchée d'avoir trouvé dans ma boîte mail un poème d'une pareille qualité et qui reprend mon bout de collage !!! *o*
Enfin voilà, de toutes façons je suis toujours très maladroite pour ce genre de commentaire, ça m'émeut trop pour que puisse garder une maîtrise correcte de mon
Français. Chers Visiteurs et Visiteuses, je suis très fière de vous présenter (avec l'autorisation de l'auteur,
hein)...
Une putain de…comédie
Au bois des brumes, une femme
Cœur en larmes, des jours, l’écume en deuil
Belle étendue aux regards qui la défeuillent
Brume d’automne, bois des charmes
Les branches déchirent ses bas obscurs
La langue égouttée de bave morte, impure
Obscène de ses seins aux sens impies
Perdue de syphilis et de mauvaise vie
Lorsqu’un client s’amène, un brin Sophocle,
La barbe grecque, le bas monocle
Sa canne turquoise tourbillonnante
Il soliloque, dégoise et chante :
« Bien le tard ma Dame (y’avait une panne) ;
Maestro ! Pour elle : une danse de crânes !
La mer à boire pour ma putain
Venez amis, menez là par quat’ chemins ! »
Les ramures se fendent de regards narquois
Terribles Oisillons aux bombardes infernales
Les bonjours d’orchestres de cordes et de bois
Déchaînent les fluxions et les bacchanales
Des gnomes surgissent, hurlent, pissent et s’étalent
Frais débarqués de la Saint Patrick
Ils rebondissent ! Oh, ils s’égayent à la balle
Entre les pinceaux de trois elfes satyriques
Les masques de scène, grimaces ridicules
En tutu sautillent sur les branches et les mousses
A leur tête, sémillante blonde et rousse
Une reine fantasque brûle ses testicules
« Hé oui, Dame ! Car la balade aux cent jambes
(Comptez-moi ces pieds !) titube depuis décembre
Elle flaire bon l’Irlande et la bière ;
Hé, Lutins ! Calmez ces camarades en colère ! »
Grande Geste aux voiles de satin
Sous les toges et robes, les phallus malsains
Aux lueurs des acteurs, farce et fumerolles
Grand Guignol et farandole
Les tartines des tartuffes
Sont beurrées par de noirs Chevaliers
Chiques et tabacs dans leurs armures rayées
Des fumeurs de pipes qui puffent
Devant la putain, des clients changés en grenouille
Déclenchent de furieux combats de grande gueule
Comme à l’Iliade les pervers se dérouillent
A grands coups de triques dans la meule
Mais…
« Dame Hélas, not’ cuisine n’ vit qu’à la hâte,
L’éclat naît des épines, aux spatules moites
(Léchez moi ce rest’ de chocolat !)
Y’a des bouillons de lames qui n’attendent pas ! »
Dans un théâtre détruit à la barre à mine
Un clown aux grands yeux bleus pleure.
L’hiver de Vian éclaté en mille fleurs
Un miel de tragédie enchanté d’étamines…
Car la folie ne lui est étrangère
Sur la piste des trapézistes
Elle balance entre deux airs
L’ivresse ou son air triste
Une putain de bois imaginaire
Rêve de comédie.
(J.S et N.D)
Par Nÿd Drakan
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