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Bon, cette abrutoche de Claire m'a refilé sa grippe ! Du coup je suis absolument pas productive en matière de boulot...
Alors...
... Je vais en profiter pour rédiger un contre-pamphlet à l'adresse de celui d'Aki, qui ose s'en prendre à la douce institution qu'est Walt Disney ! Je ne tolère pas qu'on dise du mal de Disney, qui m'a tant bercée durant mon enfance, et me berce toujours à mes heures perdues ! Je ne dis pas que je pense absolument tout ce que je vais dire ici, mais il faut bien quelqu'un pour contredire Aki;
sinon elle va croire qu'elle a toujours raison et on devra l'amputer des chevilles.(mes nouvelles prothèses sont très confortables, by the way :p)
*mode disserte-pamphlet ON*
Nous allons donc répondre au premier point de cette démiurge fanatique.
On reproche à la compagnie Disney de décridibiliser les grands mythes européens. Mais pourquoi s'en prendre à Disney, au vu de la société dans laquelle nous vivons ? Permettez-nous enfin de faire le point sur notre monde actuel, et sur la nouvelle place du rêve au sein de cette dernière.
Car c'est là le but premier de Walt Disney; faire rêver la nouvelle génération.
Nous pourrions certes nous étendre sur la visée lucrative des activités de la compagnie, mais à quoi bon braire sur la question, quand le capitalisme est roi ? Considérons donc la question financière comme réglée.
Walt Disney est le plus gros producteur de dessins animés. C'est de cette entreprise que viennent tous les grands classiques cinématographiques des enfants. Les reprises de légendes traditionnelles se comptent par dizaines; Aladdin, repris des mille et une nuits, la petite sirène, Cendrillon, la Belle au Bois Dormant, Robin des Bois... Nous allons cependant nous concentrer sur le mythe de la petite sirène. On les accuse d'avoir modifié le scénario de départ; il est vrai qu'elle ne "meurt" pas à la fin; car c'est bien comme cela qu'un enfant peut concevoir sa "transforamtion" en un être immatériel, intouchable et invisible; pour lui, elle meurt. Un enfant est-il capable de surmonter un tel évènement, irréversible de plus, quand il a vécu avec le personnage des aventures touchantes et palpitantes ? Non.
La population des enfants en milieu urbain est énorme; dans cet environnement, les actes de violence apparaissent dès le CE1, dans la plupart des écoles. Qui voudrait montrer des histoires aussi terribles que l'amour vain des hommes à un enfant qui a été racketté une heure plus tôt ? Qui voudrait voir une jeune fille, encore toute fragile dans un monde dont elle ne sait rien (comme ces enfants perdus dans l'estomac du monstre capitaliste), écrasée par la cruauté des hommes, rendue muette par un sacrifice amoureux qui ne la mènera à rien ? Alors que les parents se disputent encore dans la pièce à côté !
Non, ce serait cruel de la part de Walt Disney que de reprendre le mythe tel qu'il a été écrit. Rien n'empêche un enfant de le redécouvrir plus tard.
Walt Disney a compris quelque chose d'essentiel à notre société; la meilleure arme contre la violence, physique comme psychologique, le combat acharné de tous les jours pour préserver sa liberté et la démocratie, toutes les horreurs du monde, c'est... le rêve, tout simplement. Les gens oublient de rêver trop souvent, et c'est de là que viennent toutes ces sombres statistiques sur l'avancée de la dépression nerveuse. Un enfant a besoin d'apprendre à rêver, à inventer des histoires qui finissent bien. Il a besoin de cultiver un jardin secret qui sera garant de sa santé mentale dans la vie d'adulte. Les parents ne savent pas toujours le faire. En revanche, des films légers comme la Petite Sirène peuvent lui apprendre. La compagnie Disney a réalisé ce que des milliers de couples n'ont pas su transmettre à leurs enfants, et c'est pour cette raison qu'il est injuste et déplacé de la considérer comme une simple entreprise machiste, lucrative et manipulatrice de mythes traditionnels. La nouvelle génération n'aura que cela pour survivre dans un univers carnassier et destructeur, nous le savons bien. Le rêve, l'invention, c'est la capacité à extérioriser un mal-être de manière pacifique. C'est le premier pas vers l'art et la création. Combien de jeunes avons-nous sortis de la violence par l'art et l'écriture ? C'est cela, la solution à la violence. Apprendre aux enfants à rêver, comme Disney le fait, c'est les protéger des traumatismes à venir.
Ainsi, la modification des mythes est parfaitement justifiée et
nécessaire. Nous n'avons plus qu'à remervier Walt Disney pour son précieux travail.
Les
personnages sont ici au nombre de quatre : trois sont plus ou moins féminins, et le dernier semble plutôt masculin. La femme du premier plan, nue sous un tissu qui ressemble à une tenture vers le
bas, et prend peu à peu la texture d’un plumage en remontant vers le haut. Le corps se termine en tête d’oiseau. Celle qui se trouve à son côté, à la peau d’un rose innaturel, a une chevelure qui
rappelle un éventail à la même texture plumeuse que la cape de la première, et possède un cou particulièrement allongé. On ne distingue pas son visage. Sur le côté, à droite, on peut apercevoir
un petit hermaphrodite enceinte, et avec quatre seins ; sa peau verte et sa grimace dégoûtée lui donnent une allure monstrueuse. Enfin, un oiseau de type échassier, verdâtre, sur la
gauche.