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Truc débile du moment

Mon Site Gratuit : Meteo pour site web

À mon très cher Visiteur

(!) Blog en cours de redesignement (!)
Pour l'instant le texte est illisible, mais ça ne devrait pas durer !

Ce que la presse en dit:
"Hard to describe, voilà un blog des plus fantasques, entre couleurs, culture et musique. Dame Drakan nous offre là ce mélange de fruits si subtil, entre finesse et démesure, cette pomme à la française, juteuse dans l'humour et acide dans l'analyse. Elle invente ici ce que nous pourrions appeller la harp touch. En somme, l'art et l'élégance, associé au verbe et à l'extravagance !"
Tew Nork Yimes

 Le blog :
En pleine période de rénovation !
J'ai dû supprimer mes enregistrements de harpe: Seb ne payant plus son hébergeur, j'ai tout perdu ! Vous n'avez plus qu'à aller sur mon myspace ;)

 Môa :
• Humeur: Encore combien de centaines de dissertes à faire, là ?
• Bonne résolution: Cette année je fais du sport ! ><
• Musique(s): Ma playlist Deezer
• En lecture: L'Odyssée d'Homère, traduite par Philippe Jaccottet
                     Brick Lane, by Monica Ali
                     Political Philosophy, by David Miller

• Citations: "Le chaînon manquant entre le singe et l'homme, c'est nous." - Pierre Dac

Commentaires sur le Monde

Mardi 3 juin 2008
Bonjour les gens !

Alors voilà, ma chère prof d'histoire caractérielle (la prof, pas l'histoire) a eu la bonne idée de dédier la fin de l'année, devenue sans intérêt (bin oui, ils peuvent plus nous noter, mouahaha), au visionnage de documentaires de journalistes (Français en plus ! :p) qui s'attachent à dénoncer les magouilles mercantiles portant atteinte au monde dans lequel on vit, et à la nature qui lui donne corps.

Personnellement, ça m'a vachement sensibilisée à des problèmes dont nous, riches européens, nous rendons difficilement compte. Bon, je tiens à préciser que ça ne remonte pas du tout le moral, mais pour une lycéenne comme moi qui n'a pas encore fait des choix complètement cruciaux, ça donne envie de faire quelque chose qui compte dans la balance, et de faire des études en conséquences.

Alors voilà, futurs biologistes, artistes, pharmaciens, ingénieurs, avocats, plein de trucs, je vous demande de jeter un oeil (ou deux) à ces documentaires, que je vais m'efforcer de présenter ci-dessous (les DVDs doivent pas coûter bien cher, et puis il y a toujours moyen de se les prêter), d'y réfléchir sérieusement (enfin ça, je sais que ça sera naturel pour 99% de ceux qui fréquentent mon blog 8D), et surtout de sensibiliser les gens de votre entourage en essayant, s'il vous plaît, de publier de votre côté, ou de lancer le sujet de conversation au moment où votre grand-mère parle de confiture à la verveine et que vous avez envie d'étaler votre culture à la place de ces comérages terroiriens.





La vidéo ci dessous est la bande annonce de "Le monde selon Mansanto", réalisé par la journaliste Marie-Monique Robin. Bon, on voit beaucoup cette dernière réaliser ses propres prouesses à l'écran (pourtant son Anglais n'est pas si bien que ça :p), mais il faut avouer qu'elle a fouillé son sujet pas mal à fond, et que pas mal de personnes ont pris le risque de s'afficher sur le DVD - Monsanto, c'est pas des tendres.

*****




Une émission de "Vu du ciel", avec Yann Arthus Bertrand, "Protéger l'eau, c'est défendre la vie", qui utilise quelques exemples de conflits et de dangers pour l'eau dans le monde afin de tourner autour de la problématique de la gratuité de l'eau (donc de la vie), et d'une éventuelle grosse bagarre mondiale pour la survie. Ce grand photographe (le film est éblouissant) mèle espoir et doutes, beauté et angoisse pour le futur de manière très poétique.

*****



Une autre émission "Vu du ciel", avec Yann Arthus-Bertrand, "6 Milliards d'Hommes à nourrir", que je n'ai pas encore vu je dois dire. On peut pourtant se douter qu'elle est pleine d'espoir et de volonté - on sent que c'est là toute l'humanité du clèbre photographe.
 

Alors voilà, vous avez des bandes annonces de ce que j'ai vu et qui peut être intéressant à regarder. Je suis demandeuse de ce genre de films: que personne n'hésite à m'en conseiller d'autres (films, ou articles de presse, tout quoi) via les commentaires. Y'a plein de manières de se rendre compte des problèmes, mais l'intéressant, c'est quand même de savoir ce qu'on peut faire, à notre échelle, pour limiter les catastrophes. J'en parlerai avec plaisir à ceux qui voudront faire un salon de thé sur MSN (à plusieurs c'est toujours plus sympa) un de ces week-ends.
Han, ça fait du bien, cette impression de publier un article hyper important pour la population qui passe sur mon blog ! xD


PS: je n'ai bien sûr pas cité les films déjà célèbres du genre "Une vérité qui dérange", réalisé par Davis Guggenheim, avec Al Gore. Vous pouvez aussi jeter un oeil à cet article à propos d'un festival des films écologiques, qui doit être assez sympa.
Par Nÿd Drakan
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Samedi 15 novembre 2008
    Deux mots sur Moniza, dont le poème est publié ici. À ceux qui n'ont pas encore vu cet article, je leur conseille de cliquer sur le lien et de revenir à celui-là ensuite.

    Quand j'ai écrit l'autre, donc, c'était avant d'avoir l'horreur de rencontrer Mme Alvi en vrai. Je l'avais écrit hier soir, ai dit exactement ce que je savais d'elle, et vous ai montré le poème comme ça, brut. Comme je l'ai ressenti en le lisant.
   J'aivais préféré écrire cet article avant de la voir (le lycée l'a invitée), pour faire la comparaison entre le avant et le après. Aujourd'hui nous sommes le 13, mais j'ai décalé la publication de deux jours, parceque j'avais très envie que vous lisiez le poème avant ce que j'ai vu de la poétesse, et aussi très envie de vous faire part de ma déception.
     Bref, aujourd'hui le lycée l'a invitée, et on l'a vue de près pendant deux heures.

    Pas du tout charismatique, c'est une femme entre deux âges avec de grosses lunettes qui grossissent son regard vide, une coupe de cheveux en carré irrégulier, une gestuelle stressée, et désordonnée. Des "eeeeeuh" et des "aaaand" entre chaque moitié de phrase. Elle a commencé par nous raconter sa vie, et elle n'a pas pu aligner deux phrases de suite sans regarder (que dis-je, lire) ses notes. À la lecture de ses écrits, on s'attendait à une vie difficile, pleine de déchirements entre sa culture anglaise et pakistanaise. Eh bah non; c'est juste une vieille anglaise parmi tant d'autres qui a séjourné deux fois au Pakistan dans des hôtels de luxe.

    Elle a écrit un livre magnifique qui s'intitule "Europa", qui tourne autour du thème du traumatisme. C'est dans ce livre que se trouve Mermaid. En fait, elle a juste un copain psychanaliste qui lui a expliqué la différence entre esprit et cerveau dans le cadre du traumatisme, elle a trouvé ça génial et a écrit un recueil de poèmes. Autant ouvrir le dictionnaire au hasard, quoi.

    Mais pourtant c'est dingue ! Quand on lit ses poèmes, ça prend aux tripes. Je le redirai toujours, j'ai trouvé Mermaid, et d'autres, complètement énorme ! Elle traduit des ambiances étouffantes à mourir d'angoisse, elle trouve des images de toute beauté !
Eh bien non. Aucun humour, aucune richesse. Ses yeux ne brillent même pas quand elle lit ses poèmes ! (oui, parce qu'elle les as lu, comme un conférencier qui lirait des oeuvres majeures de ce siècle)


    J'avais quand même imprimé Mermaid, n'ayant pu dénicher son recueil, et puis je suis allée lui demander de me le dédicacer. J'ai essayé de lui dire que je l'avais trouvé très touchant, machin, elle ne m'a pas répondu. J'ai eu droit à un "Best wishes, Moniza Alvi" (et encore, j'ai ajouté la virgule !).


Trop déçue, quoi. Alors ouais, c'est sûrement comme ça pour pleeeein d'auteurs, à commencer par Mozart qui n'était qu'un pauvre abrutoche mal élevé, mais quand même, ça se fait trop pas. Quand on couche des rêves sur papier, on se doit de les rêver soi-même.


Je mets quand même la couverture de son livre Europa: C'est l'éditeur qui l'a choisie, et ça l'a tellement choquée qu'elle a écrit Mermaid après coup. Au moins, ce poème-là découlera d'une émotion ! On voit à peine, mais c'est l'image la plus grande que j'ai pu trouver :s On se fait une idée, quand même.


Par Nÿd Drakan
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Mercredi 26 novembre 2008

Bon, cette abrutoche de Claire m'a refilé sa grippe ! Du coup je suis absolument pas productive en matière de boulot... Alors...


... Je vais en profiter pour rédiger un contre-pamphlet à l'adresse de celui d'Aki, qui ose s'en prendre à la douce institution qu'est Walt Disney ! Je ne tolère pas qu'on dise du mal de Disney, qui m'a tant bercée durant mon enfance, et me berce toujours à mes heures perdues ! Je ne dis pas que je pense absolument tout ce que je vais dire ici, mais il faut bien quelqu'un pour contredire Aki; sinon elle va croire qu'elle a toujours raison et on devra l'amputer des chevilles.(mes nouvelles prothèses sont très confortables, by the way :p)



*mode disserte-pamphlet ON*


        Nous allons donc répondre au premier point de cette démiurge fanatique.

    On reproche à la compagnie Disney de décridibiliser les grands mythes européens. Mais pourquoi s'en prendre à Disney, au vu de la société dans laquelle nous vivons ? Permettez-nous enfin de faire le point sur notre monde actuel, et sur la nouvelle place du rêve au sein de cette dernière.


       Car c'est là le but premier de Walt Disney; faire rêver la nouvelle génération.

   Nous pourrions certes nous étendre sur la visée lucrative des activités de la compagnie, mais à quoi bon braire sur la question, quand le capitalisme est roi ? Considérons donc la question financière comme réglée.


   Walt Disney est le plus gros producteur de dessins animés. C'est de cette entreprise que viennent tous les grands classiques cinématographiques des enfants. Les reprises de légendes traditionnelles se comptent par dizaines; Aladdin, repris des mille et une nuits, la petite sirène, Cendrillon, la Belle au Bois Dormant, Robin des Bois... Nous allons cependant nous concentrer sur le mythe de la petite sirène. On les accuse d'avoir modifié le scénario de départ; il est vrai qu'elle ne "meurt" pas à la fin; car c'est bien comme cela qu'un enfant peut concevoir sa "transforamtion" en un être immatériel, intouchable et invisible; pour lui, elle meurt. Un enfant est-il capable de surmonter un tel évènement, irréversible de plus, quand il a vécu avec le personnage des aventures touchantes et palpitantes ? Non.

   La population des enfants en milieu urbain est énorme; dans cet environnement, les actes de violence apparaissent dès le CE1, dans la plupart des écoles. Qui voudrait montrer des histoires aussi terribles que l'amour vain des hommes à un enfant qui a été racketté une heure plus tôt ? Qui voudrait voir une jeune fille, encore toute fragile dans un monde dont elle ne sait rien (comme ces enfants perdus dans l'estomac du monstre capitaliste), écrasée par la cruauté des hommes, rendue muette par un sacrifice amoureux qui ne la mènera à rien ? Alors que les parents se disputent encore dans la pièce à côté !

Non, ce serait cruel de la part de Walt Disney que de reprendre le mythe tel qu'il a été écrit. Rien n'empêche un enfant de le redécouvrir plus tard.


    Walt Disney a compris quelque chose d'essentiel à notre société; la meilleure arme contre la violence, physique comme psychologique, le combat acharné de tous les jours pour préserver sa liberté et la démocratie, toutes les horreurs du monde, c'est... le rêve, tout simplement. Les gens oublient de rêver trop souvent, et c'est de là que viennent toutes ces sombres statistiques sur l'avancée de la dépression nerveuse. Un enfant a besoin d'apprendre à rêver, à inventer des histoires qui finissent bien. Il a besoin de cultiver un jardin secret qui sera garant de sa santé mentale dans la vie d'adulte. Les parents ne savent pas toujours le faire. En revanche, des films légers comme la Petite Sirène peuvent lui apprendre. La compagnie Disney a réalisé ce que des milliers de couples n'ont pas su transmettre à leurs enfants, et c'est pour cette raison qu'il est injuste et déplacé de la considérer comme une simple entreprise machiste, lucrative et manipulatrice de mythes traditionnels. La nouvelle génération n'aura que cela pour survivre dans un univers carnassier et destructeur, nous le savons bien. Le rêve, l'invention, c'est la capacité à extérioriser un mal-être de manière pacifique. C'est le premier pas vers l'art et la création. Combien de jeunes avons-nous sortis de la violence par l'art et l'écriture ? C'est cela, la solution à la violence. Apprendre aux enfants à rêver, comme Disney le fait, c'est les protéger des traumatismes à venir.


     Ainsi, la modification des mythes est parfaitement justifiée et nécessaire. Nous n'avons plus qu'à remervier Walt Disney pour son précieux travail.

Par Nÿd Drakan
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Dimanche 30 novembre 2008
Aux gens qui rentrent juste dans la grande famille des musiciens, je voulais donner quelques recommandations. Pas que je me considère comme la nouvelle prophète de la musique, vecteur de paix dans le monde ! J’ai la chance d’apprendre la harpe avec une grande dame qui nourrit ses élèves de technique comme de philosophie, et j’avais bien envie de vous en transmettre quelques mots. Bon, ok, le post est long, mais je crois que vous pouvez prendre 30 minutes pour le lire. ;)

Le problème de la musique actuelle, c’est qu’elle a évolué à l’image de notre société ; capitaliste et individualisée. Mais les premiers musiciens n’ont jamais été dans cette optique-là ; la musique, c’est tout d’abord collectif et familial. Hier encore, j’ai passé une excellente soirée en compagnie de deux copines et de jeunes adultes. Janet les avait invités à dîner ; il a été naturel pour tout le monde d’apporter son instrument, et le dîner n’a été que le court prétexte à toute une nuit de folies musicales.

Déjà, il faut mettre au clair ce point obscurci par les sociétés européennes ; la musique, c’est d’abord un truc de groupe. Et c’est le tout premier prétexte à la vie sociale, bien avant l’alcool et la drogue.
      De nos jours, on a tous tendance à soumettre nos activités à la question fondamentale : Cool or not cool ? Faire la fête, c’est cool. Boire, c’est cool. Fumer, c’est cool. Se droguer, c’est cool. Faire de la musique ensemble et chanter des chansons vieilles de 500 ans ? Pas cool. On ne jure que par le sex-drug-rock’n’roll sacré et intouchable parce que reconnu par l’ensemble de la population, mais se bousiller le corps et l’esprit n’est pas le seul moyen d’être social ! Y  a-t-il une seule personne ici qui ait invité des gens à faire une nuit musique et jus d’orange ?                
      L’humain n’est pas fait pour rester tout seul ; depuis le début, il vit en tribu. Ce n’est pas parce que c’est à la mode d’être solitaire et mystérieux qu’il faut l’être en permanence ! Pourtant c’est cette forme de vie qui prévaut sur toutes les autres. Mais le partage sain, il n’y a que ça de vrai contre les dépressions quand les gens sont fichus de faire des dépressions dans la plus parfaite solitude qui soit. Faut pas oublier que la musique a une grande influence sur l’humeur ; déjà ces vibrations sont capables de calmer les rythmes cardiaque et de détendre la pression artérielle, mais la musique elle-même est là pour aider à extérioriser le stress autrement que par la violence et la dépression.
     Pour terminer sur le chapitre « vie sociale », je vais juste terminer sur l’exemple des irlandais ; j’ai tendance à radoter avec ces histoires, mais c’est tellement important ! Ce sont des gens qui ont eu des destins terribles depuis des siècles ; envahis et massacrés par les vikings, forcés à la conversion par les chrétiens, envahis de nouveau par les Anglais, affamés par ces derniers… On dirait pas comme ça, mais ne serait-ce qu’il y a cinquante ans, la vie était atroce. En pleine famine, les gens mourraient de faim ; sinon les hommes partaient en mer pour les Etats-Unis, voyage dont la plupart ne voyait pas la fin. En voyant les bateaux partir, les femmes suivaient les bateaux dans l’eau jusqu’à-ce qu’elles se noient dans l’eau glacée. Aujourd’hui les conflits catholiques-protestants sont toujours présents ; la moitié de la population d’Irlande du Nord possède des armes à feu ou de quoi faire des bombes dans un placard. Pourtant leur musique est pleine de vie et d’espoir, et hier encore, sans même connaître nos noms respectifs ou parler la même langue, nous avons passé un moment magnifique.
      Mais cette idée de « cool or not cool » est en train de prendre le dessus, et la musique collective se perd ! Peut-être même que personne ici ne se sent intéressé quand je parle de jouer des trucs à plusieurs, et c’est vraiment triste.


      Au cas où vous auriez de bonnes raisons de penser que la musique en groupe n’est pas faite pour vous, je voudrais reprendre des trucs très pertinents que Janet m’avait dit ;
     Déjà, n’allez pas penser que la musique de groupe est réservée à une élite qui possède une excellente technique et un gros répertoire. Sur la centaine de morceaux que nous avons joué hier soir, je devais en connaître cinq ; pour les autres, j’ai juste collé un bête bourdon (en gros j’ai joué la même notre, tous les 8 temps) et deux ou trois accords improbables et maladroits, de temps en temps. Donc NON, la musique n’est pas réservée à une classe spéciale de musiciens ! On ne demande pas de premier prix de conservatoire pour ça ! En Irlande, les gamins jouent en session dès tout petits, et même s’ils font un peu n’importe quoi, ils sont les bienvenus. De toutes façons la vieille génération est là pour transmettre au plus jeunes ; tout le monde a sa place.
     Franchement, tout le monde est le bienvenu, est on est pas obligé de connaître un répertoire particulier . Croyez pas qu’on joue des morceaux absolument parfaits en permanence en session, hein : c’est aussi un moment où on peut s’apprendre des morceaux et se transmettre des idées. Un peu comme les artisans qui font le tour du pays pour apprendre de nouvelles techniques (j’ai oublié le nom de ce truc), quoi.


      Ensuite, je crois que vous apprenez tous la musique via des partitions. C’est un excellent atout que de savoir lire la musique, mais n’oubliez pas le côté oral de celle-ci. Si on fait d’un instrument, c’est d’abord parce qu’on est réceptif à la musique, pas qu’aux jolies formes que font les notes sur les lignes. Déjà quand on chante de tête un tube de métal, c’est qu’on a appris un morceau oralement. C’est ce principe-là qui fait toute la richesse du jeu collectif, parce que c’est grâce à ça qu’on se transmet des morceaux rapidement. C’est très facile de s’entraîner, il suffit d’écouter un CD et de répéter ce qu’on a entendu. C’est rarement une chose naturelle, mais ça vient toujours très vite. Et puis on ne vous demande pas de refaire directement exactement ce que vous avez entendu ; on commence toujours par simplifier, mais au moins on apprend avec les autres.
       C’est bête à dire, comme ça, mais ça vous permettra de contourner deux problèmes ; celui de la dépendance, déjà, parce que tous les classiqueux dépendent de leur partition pour jouer. C’est un processus qui vous demande de mettre en jeu vos yeux, vos oreilles, votre cerveau et vos doigts. C’est donc un chemin long et compliqué chez vous, entre les notes que vous lisez et ce que vous jouez. Ça rend ce que vous apprenez beaucoup plus compliqué à mémoriser. Savoir reprendre un thème d’oreille, c’est être complètement libre de jouer ce qu’on veut, et de le retenir plus facilement, avec le temps.
      Une dernière chose avant ma conclusion : certains d’entre vous font de la guitare depuis peu. Au même titre que la harpe, votre instrument ne se limite pas à une seule voix. En groupe, vous êtes donc pas mal voués à accompagner ceux qui n’ont qu’une seule ligne mélodique (flûtes, violons..) ; pensez à jeter un œil à des bouquins d’harmonie, juste pour avoir les bases et pouvoir donner un peu d’ampleur aux instruments mono-notes ! C’est une partie vachement importante de votre cursus musical, mine de rien…

      Bref, tout ça c’est un beau discours, mais en quoi ça a quelque chose à voir avec vous, hein ? Après tout, nous les Français n’avons jamais vraiment musiqué ensemble. Vos grands-parents ne sont sûrement pas musiciens. Vos parents ne vous ont sûrement pas chanté des chansons en vieux Français et en Breton pendant toute votre enfance.
     Mais franchement, il serait temps de casser cette idée que la vie sociale des jeunes se résumer à boire en troupeau et à bêler des conneries au plus vieux jusqu’à-ce qu’ils crèvent et qu’ils soient enfin tranquilles. Je crois que les gens qui lisent mon blog sont des gens assez ouverts et pleins d’énergie pour avoir envie de passer à autre chose, et c’est pour ça que je me permet de faire un aussi long article à ce propos.
     Vraiment, la musique et la meilleure arme contre les débilités des jeunes, la no-lifitude et tout le reste. Bougez-vous, les gens ! Vous commencez un instrument, ne mettez pas de côté votre capacité à jouer avec des gens, juste pour le plaisir de partager quelque chose, sans même y avoir pensé. 

En attendant, dès que vous venez à Paris, vous êtes sommés de venir avec votre instrument ! (les pianos à queue sont exemptés :p)
Par Nÿd Drakan
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Lundi 8 décembre 2008
Vous ne vous en doutez pas encore, mais le titre est un jeu de mots pourri. En effet, je voulais juste faire part à ces demoiselles de mes quelques (modestes) astuces pour essayer de faire des règles un moment vivable !

En gros, ces messieurs peuvent s'abstenir - ouais ouais, j'ai remarqué que certains d'entre vous on horreur d'aborder le sujet, alors allez voir l'article précédent si vous y êtes, c'est mon blog et j'y fais ce que je veux ! 8D



C'est juste que ayant moi-même erré sur internet à la recherche d'un signe, d'une réponse, d'un but, ou de quoi que ça soit d'utile pour supporter Zeuh semaine merdique mensuelle, je me suis dit que ça pouvait être tout aussi efficace d'en parler sur mon blog.
Voilà mes trucs à moi, mais je compte sur vous pour réagir !!!

• Les trucs chimiques
- y'a Nuroflash, qui est censé être très rapide pour soulager la douleur... Bon, faut pas trop lésiner sur les doses et passer un certain temps pliée en deux avant que ça fasse effet, mais ça finit par faire effet !...
- Dans les trucs sur ordonnance, y'a le Ponstyl; ma toubib' m'en a fait un long éloge, mais franchement, c'est nul.
- Sur odonnance aussi, y'a l'Antadys. C'est ce qui marche le mieux; le hic c'est que ça coûte une fortune et c'est à peine si on a de quoi passer la semaine ¬¬ Sinan, les gélules ont une jolie couleur bleue :D

• Les trucs pas chimiques

- huiles essentielles ! L'amande et la sauge, en particulier; il suffit d'aimer avoir les mains grasses et de se masser le ventre avec. C'est moins sympa pour quand on est dans le bus, mais bon ! C'est vraiment chouette, ça chauffe la peau et tout ! (même que ça sent bon !) Pour le soir, ça aide vraiment à dormir sans piqûre de morphine 8D
- le truc chaud: genre serviette humide sortie du micro-ondes, ou bouillotte. Enfin personnellement, c'est ce que je préfère; un truc bien brûlant sur le bide, c'est l'idéal. Après c'est pareil, allez vous balader à la fac ou au lycée avec votre bouillotte-peluche...

• Les trucs bons à manger
- Pour les pauvres demoiselles qui hémorragent pendant des jours, je suis sûre qu'elles finissent par manquer de fer ! Eh bah le mieux, m'a-t-on dit, c'est le boudin noir (bin ouais, suffisait d'y penser) avec un grand verre de jus d'orange (il paraît que la vitamine C aide à fixer le fer). Après on peut toujours se dire que le boudin noir c'est gore, mais de toutes façons, tant qu'à faire dans le sanguinolent...
- Y'a aussi le jus de groseille ! Le mieux c'est de le faire chauffer, comme ça on l'assimile mieux; en plus si vous aimez le vin chaud, vous pouvez appliquer la même recette, avec de la cannelle et un peu de jus d'orange ! :D


Voilà, après je sais bien qu'on est toutes uniques et que c'est jamais pareil... Mais de toutes façons, quittes à êtres emmerdées pendant encore plusieurs dizaines d'années, autant en profiter pour faire des expériences !
Par Nÿd Drakan
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Mercredi 10 décembre 2008
Oui, je vais m'abaisser à vous passer un extrait de Kaamelot sur mon blog ! Malgré la débilité profonde (et rarement drôle, faut pas dec') de cette série, il faut croire qu'ils sont capables d'écrire des scénars cools, et 'faut absolument que je vous montre celui-là, parce que c'est complètement... énorme. C'est mon papa qui me l'a fowardé - apparemment le mail a fait le tour de ses collègues musiqueux !

Bref, on en rit comme ça, mais c'est toujours le cas ! Une fois j'avais mis un accord de si en mode de (eh si, j'ai osé) en arrangeant un morceau traditionnel, et Janet avait pas du tout aimé ça :p





Aaaah, damned ! Ils ont supprimé ma super vidéo ! J'ai remarqué qu'en ce moment, la plupart des vidéos qui se rattachent à des trucs commercialisés sont supprimés... Youtube va perdre en visiteurs, c'est pas malin ! ¬¬
Par Nÿd Drakan
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Jeudi 8 janvier 2009
Je faisais le tour de mon carnet d'adresses spécial blogs "intéressants" (par "intéressant" je veux dire qui traite d'actualité et de politique; j'ai la flemme de chercher un meilleur mot), quand je suis tombée sur un article très sympa de Polluxe. Oui, je mets beaucoup de liens, mais je ne le connais pas du tout et je n'ai pas non plus envie de pomper ses idées, d'autant plus que ces articles sont le fruit de recherches approfondies...
Mais bon, comme je sais que mes lettrés lecteurs sont avides de débats et de sujets délicats, je me suis dit que ce genre de friandise était faite pour eux. Bon, après il faut prendre le temps de la regarder, mais je crois que c'est un excellent point de départ pour lancer une discussion sympa, que ça soit par MSN, à la cantoche ou même dans mes commentaires !

Reportage fondé sur des cas particuliers: problèmes et revendications par rapport au milieu laïque Français. J'ai trouvé ça compliqué à voir, non pas que ça soit violent, mais que mentalement, j'ai un mal fou à me mettre dans la peau d'un religieux, qu'il soit catholique, juif, musulman ou que sais-je... J'ai eu une éducation très libre sur tous les plans, athée et un peu ésotérique sur les bords (oui, je crois aux leprechauns), et là ça chamboule un peu ma vision du monde. Pas que je ne sois pas au courant des principes religieux ou des tueries à l'étranger, mais de voir des gens en parler à l'écran (j'ai pas la téloche), ça m'a fait franchement drôle.
Petit point "négatif" de cette vidéo, c'est qu'elle reste très centrée sur les musulmans; c'est sans doute eux qui font le plus de bruit, sans doute, mais ça la rend probablement moins crédible.
En tous cas, j'espère qu'on ne va pas rentrer dans la logique communautariste anglaise ou italienne; je ne suis pas contre le respect des religions, mais prôner la laïcité fait forcément réfléchir les gens. Je viens de l'apprendre, mais une jeune fille musulmane a été égorgée par ses parents parce qu'elle voulait se fiancer avec un homme chrétien, en Italie. Je crois que la laïcité a au moins de positif qu'elle pose un minimum de limites sociales; grandir musulman en France, c'est forcément éviter quelque peu de tomber dans des extrêmes du genre.

Enfin je demande franchement votre avis; je ne suis pas calée sur le sujet, mes impressions sont juste là pour lancer une discussion, et je ne demande qu'à avoir d'autres points de vue à lire !

(Julien, je sais que tu vas réagir, mais n'y passe pas des heures, tu as de l'orga animale à faire ! :p)


Par Nÿd Drakan
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Jeudi 29 janvier 2009
Ouais, j'ai pas posté depuis hyper longtemps, je saaaais... Mais c'est pour la simple et bonne raison que tout mon temps est pris par le combat contre un poids énorme, une menace terrible qui tente de s'abattre sur mon avenir, un monstre à mille yeux, j'ai nommé...
*les violons crescendent*

Mon TPE !!

*tonerre au dehors*
*hurlement de femme suraigu*


Pour les curieux, mon sujet c'est le surréalisme et sa relation à l'idéal de liberté. Autrement dit: "Le Surréalisme: une démarche de libération, une attitude libertaire, ou un appel à la liberté ?"
C'est trash, je sais.

Mais quitte à poster un truc sur mon blog sans trop quitter mon boulot, je me suis dit que je pouvais vous mettre un morceau dudit TPE. Évidemment, j'ai choisi une analyse d'un tableau de Max Ernst qui s'inscrit dans mon paragraphe sur la libération sexuelle (que voulez-vous, l'audimat de nos jours...). Et évidemment (bis), les surréalistes ayant refusé toute analyse de leurs oeuvres, et la pauvre Nyd chargée de combler son TPE, elle est bien sûr tombée dans la suranalyse, et je me suis dit que ça vous ferai bien rire. Ce que je vais vous mettre est inspiré de l'analyse que j'ai écrite, mais j'en ai franchement rajouté, histoire que ça fasse aussi office de satire analytique. Bref, surtout prenez ça au douzième degré !

J'ai donc nommé: L'habillement de la mariée, de Max Ernst, huile sur toile (je crois) de 1939. Désolée de la petitesse de l'image, j'ai pas trouvé mieux :/

Les personnages sont ici au nombre de quatre : trois sont plus ou moins féminins, et le dernier semble plutôt masculin. La femme du premier plan, nue sous un tissu qui ressemble à une tenture vers le bas, et prend peu à peu la texture d’un plumage en remontant vers le haut. Le corps se termine en tête d’oiseau. Celle qui se trouve à son côté, à la peau d’un rose innaturel, a une chevelure qui rappelle un éventail à la même texture plumeuse que la cape de la première, et possède un cou particulièrement allongé. On ne distingue pas son visage. Sur le côté, à droite, on peut apercevoir un petit hermaphrodite enceinte, et avec quatre seins ; sa peau verte et sa grimace dégoûtée lui donnent une allure monstrueuse. Enfin, un oiseau de type échassier, verdâtre, sur la gauche.

En haut à gauche, une sorte de mise en abîme ; en l’occurrence, c’est un tableau qui représente la mariée en question, dans la même attitude et la même tenue, mais dans un contexte différent de celui de la scène.  

Il n’est pas difficile de repérer le caractère très sexuel et fantasmatique de cette toile. En se repérant avec la symbolique freudienne, l’arme de l’homme-oiseau brisée, pointée vers le sexe de la femme, est un symbole phallique très fort. Le long bec, tourné vers la même direction, en dit aussi long. Pour en revenir à l’arme, notons qu’il s’agit d’une lance brisée. Représentative de rupture et de désordre, elle symbolise ici une sexualité compromise, ou un amour malheureux. Un problème relationnel, en tout cas. C'est d'autant plus tragique que le vert est une couleur qui symbolise la vie, la jeunesse et l'espérance de renouveau. C'est une couleur vivifiante et tonifiante. Ici, le vert sombre fait office de contraire; toutes ces belles idées sont assombries par un desir qui n'est pas accepté. On peut ainsi dire que l'oiseau est "vert de jalousie" envers la seconde femme, peinte d'un rose frais et agréable.

Pour rester dans les couleurs, celle de la femme au milieu est tout aussi intéressante. Il est bien connu que le rouge est la couleur de la vie, du feu, du sang, de l'énergie en somme. Elle est en analogie avec l'action, la vitalité, les désirs et les sentiments violents. Le rouge est aussi la représentation de la mort, du sacrifice suprême, et porte en ce sens une grande connotation mystique. l'aurore comme le crépuscule sont rouges. C'est donc aussi une indication d'éveil de la conscience, et du sacrifice ultime nécessaire à la renaissance. C'est aussi une couleur des passions et des émotions extrêmes, qui peuvent aussi bien avoir un caractère destructeur que régénérateur. Ainsi, cette femme est un personnage maternel et vif. Il ne faut pas oublier non plus qu'en rêve, la couleur rouge exprime la soif de pouvoir et de connaissance. En nous appuyant sur l'oeuvre de Freud, il est facilement déductible que cette couleur de rêve représente des pulsions refoulées, comme par exemple son attirance envers la seconde femme.

La déshumanisation des personnages font de la scène le récit de désirs contradictoires et bestiaux, la pulsion de mort et la quête de plaisir freudiennes mise ensemble pour retrouver une vie d'animal libre. Toutefois, les parties humaines du corps rappellent que ce processus est difficile, voire impossible.
Le damier du sol et les briques parfaites rappellent l'utopie des cités géométriques du gre Hyppodamos; l'endroit, qui semble fermé, fait aussi penser aux phalanstères de Fourier. Ainsi, le plaisir bestial prend une connotation utopique et irréalisable.

Aussi l’oiseau représente-t-il le marié ; la symbolique de la lance parle alors d’un mariage arrangé et malheureux. D’autant plus que la mariée semble plus attirée vers la deuxième femme. Ainsi, le tableau aborde à la fois des attirances homosexuelle et hétérosexuelle, qui seraient alors symbolisées par l’hermaphrodite de droite. La présence de cette créature issue de la mythologie grecque est d'autant plus parlante qu'il a été uni de force à la nymphe Salmacis par Poséidon.
Par Nÿd Drakan
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Mercredi 18 mars 2009
Je lisais tranquillement mon British Politics de Tony Wright quand soudain, un paragraphe revendicateur m'a sauvagement attaquée. Il m'a fait comprendre que décidément, je suis encore très loin de comprendre ces abrutoches d'Anglais et leurs subtilités.

Je vous retranscris ma leçon du jour, histoire de vous cultiver un peu (qu'un seul ose me dire qu'il savait déjà ce que je vais écrire, ça me ferait bien rire).

Figurez-vous que Royaume-Uni, Grande Bretagne, Angleterre et tout le reste, ce sont des termes très différents.
- L'Angleterre, je vous l'accorde, c'est plutôt simple. C'est juste le pays.
- La Grande Bretagne, c'est l'Angleterre, l'Écosse et le Pays de Galles.
- Le Royaume Uni, c'est la Grande Bretagne plus l'Irlande du Nord.
- et l'adjectif "britannique" est un mot plus moderne pour dire "anglais".

Je parie que ça vous en bouche un coin ! Comme si on avait France, Royaume de France, les États-Unis de France et l'Empire Français, quoi ! xD
Par Nÿd Drakan
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Mardi 31 mars 2009
Oups, j'ai pas trop eu le temps de poster ces derniers temps... J'ai une quinzaine d'articles qui attendent d'être publiés dans mes brouillions, mais ils sont tous plus ou moins longs, et certains demandent de la lecture et des recherches - c'est que j'essaie d'écrire des trucs intéressants !

Bref, pour vous faire patienter encore un peu, voilà deux vidéos qui m'ont beaucoup plu. Ce sont des jeux de logique qui fonctionnent sur des définitions plus ou moins complètes, et qui permettent d'aboutir à un résultat... détonant !

L'île aux fleurs
Réalisateur: J. Furtado, brésilien

C'est un film qui date d'une vingtaine d'années, soyez indulgent avec la qualité ! :/





Il n'y a pas de colin dans le poisson
Réalisation: Les Yeux d'IZO

Celle-là est de meilleure qualité, mais est inspirée de l'autre... Moins révolutionnaire mais très intéressant quand même !




... Vous avez vu, même YouTube adapte les couleurs de ses cadres pour aller avec mon blog ! C'est le début de la gloire ! 8D
Par Nÿd Drakan
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