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Truc débile du moment

Mon Site Gratuit : Meteo pour site web

À mon très cher Visiteur

(!) Blog en cours de redesignement (!)
Pour l'instant le texte est illisible, mais ça ne devrait pas durer !

Ce que la presse en dit:
"Hard to describe, voilà un blog des plus fantasques, entre couleurs, culture et musique. Dame Drakan nous offre là ce mélange de fruits si subtil, entre finesse et démesure, cette pomme à la française, juteuse dans l'humour et acide dans l'analyse. Elle invente ici ce que nous pourrions appeller la harp touch. En somme, l'art et l'élégance, associé au verbe et à l'extravagance !"
Tew Nork Yimes

 Le blog :
En pleine période de rénovation !
J'ai dû supprimer mes enregistrements de harpe: Seb ne payant plus son hébergeur, j'ai tout perdu ! Vous n'avez plus qu'à aller sur mon myspace ;)

 Môa :
• Humeur: Encore combien de centaines de dissertes à faire, là ?
• Bonne résolution: Cette année je fais du sport ! ><
• Musique(s): Ma playlist Deezer
• En lecture: L'Odyssée d'Homère, traduite par Philippe Jaccottet
                     Brick Lane, by Monica Ali
                     Political Philosophy, by David Miller

• Citations: "Le chaînon manquant entre le singe et l'homme, c'est nous." - Pierre Dac

Folies Textuelles

Jeudi 5 avril 2007
    Une nouvelle que j'avais commencé il y a longtemps... J'ai un énorme trou au niveau du scénario, plus d'idées, plus rien!
Elle est assez vieille, maintenant, et quand je la relis, je la trouve franchement surchargée.. Mais bon! ^^'''

    Une silhouette était assise sur le bord de la falaise, contemplant toute la beauté de la mer, et ses reflets dorés qui illuminaient la côte des dernières lumières que projetait sur le monde le soleil couchant avant de disparaître derrière l'horizon. Elle regardait les flots agités se jeter férocement sur les écueils, et, dans un assourdissant fracas, soulever des gerbes d' écume qui jaillissaient à plusieurs mètres de hauteur. Sur la plaine qui surplombait l'océan, les herbes sèches se balançaient doucement, comme sa chevelure teintée des dernières couleurs de l'astre diurne. A quelques centaines de mètres de cette ombre vacillait un bûcher qui flamboyait dans les ténèbres nocturnes, projetant sur les herbes jaunies par l'été des teintes rousses aux couleurs de sang, celui-là même qui s'échappe fraîchement de la chair lacérée pour s'enfuir à travers les pierres durcies par la fournaise estivale. Et ce foyer embrasé brûlait le corps froid d'un roi, guerrier admirable qui jadis défendit son peuple avec la hargne des plus honorables, et qui protégea d'une volonté formidable, jusqu'à son dernier souffle, l'élue de son coeur.
   
    La bataille qui avait fait rage quelques heures plus tôt, nourrissant la terre sèche d'une pluie sanguinolente à l'odeur de putréfaction, avait porté sur les collines le soupir de la Mort, et elle avait serré contre elle, dans une dernière étreinte, le plus grand guerrier de ces contrées qui s'était perdu dans son manteau de ténèbres. Ce voleur qui avait dérobé son coeur et ses baisers à cette ombre en détresse était mort avec honneur, et avait offert sa vie pour que continue celle de son aimée, qui n'était désormais plus qu'une silhouette perdue dans l'obscurité de la nuit, égarée dans la sombre immensité de l'univers, et qui pleurait en silence.

    Elle demeurait immobile, face à la mer déchaînée, l'esprit torturé par trop de souvenirs, jours de batailles, de sang, de mort, et de derniers baisers, plongée dans des pensées qu'elles ruminait inlassablement, s'enfonçant toujours un peu plus dans un deuil trop douloureux, souffrant déjà de l'absence de tout cet amour dont elle avait tant besoin. Le vent vint brûler ses joues, déjà rougies par le froid nocturne. Puis le soleil revint, de l'autre côté des contrées, juste derrière les collines serrées les unes contre les autres à perte de vue. Alors Nyd se leva, affrontant toujours l'océan du regard, et hurla toute sa douleur à l'étendue bleutée, criant tout son malheur, et ce refus de plonger son coeur dans la noirceur d'un deuil insupportable.

    Son corps, que trop de malheur ne pouvait plus soutenir, se laissa basculer dans le vide, prêt à se fracasser contre les rochers en contrebas. De justesse, une main robuste rattrapa la sienne. L'homme la hissa sur le rebord de la falaise et l'étreignit d'une force réconfortante. Soulagé d'être arrivé à temps, il remercia son instinct de lui avoir soufflé l'idée qu'elle tenterait de venir à la rencontre de la mort, plutôt que de la laisser venir.
    "Viens, rentrons. Tu dois te reposer...
    - Non.
    - Tu vas dormir un peu, et manger.
    - Parce que toi, tu as dormi cette nuit? Et aujourd'hui? Par le sang de la mort, sois réaliste! Comment veux-tu que je..."
    Il resta interdit, exaspéré par cet entêtement farouche de celle qu'il avait trop peu appelée "belle-soeur". Il la prit fermement par le bras et l'entraîna sur le chemin escarpé qui menait au village, atterré par le reflet vide qui flottait dans ses yeux, autrefois regard perçant et profond.

     Ils pénétrèrent dans le village silencieux, traversant une vaste place au milieu de laquelle gisaient quelques branches calcinées, et entrèrent dans la plus grande des habitations. Une lumière chaude et accueillante éclaira leurs visages, celle d'un feu qui mâchonnait quelques bûches au centre de la pièce. Une dizaine de personnes étaient assises autour de celui-ci, et dévoraient de leurs yeux brillants le visage torturé de tristesse de la jeune femme. A la lumière du feu, on pouvait distinguer ses traits creusés par les larmes qui avaient coulé toute la nuit, laissant derrière elles d'épaisses traces salées sur son visage pâli par la fatigue, entouré de sa lourde chevelure boueuse et emmêlée, et de lourdes cernes soulignaient ses beaux yeux d'émeraude. Ils s'installèrent l'un contre l'autre, tournés vers la chaleur du feu, observant à leur tour les gens les plus importants du village. Tout comme celui de Nyd, leurs regards n'étaient plus les mêmes, et leurs allures altières et fières d'autrefois étaient celles de celui qui se replie sur lui-même pour mieux s'enfermer dans son silence malheureux.
Par Nyd Drakan
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Samedi 21 avril 2007
Un truc écrit pendant les vacances, ça ressemble au film "Retour à Cold Moutain" (pour ceux qui connaissent pas, je conseille vivement!) dans le concept, mais bon, c'est la première fois que j'essaie un genre épistolaire, je referais sûrement des essais, ça me déplaît pas trop.

       
" Je repense à toi, soldat.
    Un nom, un souffle, le vent d'une rêverie oubliée, et mon coeur bat plus fort contre mes côtes, l'air se fait rare dans mes poumons. Il suffit qu'une pensée prenne d'assaut mon âme à l'agonie, un vague songe sans importance, qui soit lié à ta personne, pour que ta voix doucereuse envahisse de nouveau mon esprit. Je souffre de ton absence, soldat. Ne m'avais-tu pas promis, juré, ne m'avais-tu pas donné ta parole, que peu de temps après ton départ, je pourrais lire des mots de toi?  Tu me laisse sans nouvelle, et ton souvenir me torture corps et âme. Ecris, si tu le peux, dépose une pierre dans une enveloppe, un brin de ta chevelure, et tel un feu meurtri par le vent d'hiver soudain revigoré grâce à d'agréables souffles chaud, tu rendras à l'espoir lui-même une lueur nouvelle. Je t'en prie, dis-moi que la vie et toi ne faites toujours qu'un.
    Tu m'as laissé un médaillon de cuivre, lorsque tu es parti, que ton père avait forgé, et dans lequel siège ton portrait. Une photographie teintée de gris, de noir, de blanc, sur laquelle je peux voir ton visage serein. Tu arbores un sourire discret qui te vas plutôt bien. Quand je l'ouvre pour te contempler, je peux encore humer quelques effluves nébuleux des senteurs qui furent ton parfum. Il ravissent mes poumons, et pourtant sont une torture intolérable. Il me suffisait jadis de m'approcher de ta nuque, murmurer quelque secret à ton oreille pour que me parviennent ton odeur sauvage et envoûtante.
    Chacun de mes mouvements porte ta mémoire, dans leur inconsciente gestuelle. En guise d'exemple; lorsque je pose sur mes épaules ton grand manteau noir, qui fut remplacé par cette horrible veste bleue de l'uniforme soldatesque que tu arborais sans fierté, je pense à toi. Il préserve entre ses coutures vieillies la chaleur de mon corps, quand il m'arrive encore de marcher sous la neige. La pluie glisse sur son cuir sans oser souiller mes chemises, cette pluie, qui en frappant contre  lui, fait couler le long de mes jours d'amères larmes diluées par l'intempérie. Ou bien lorsque je relis tes poèmes, notés en hâte à la plume sur des parchemins blancs, ces mots que tu avais su dompter pour moi, que tu glissais sous ma porte, aux heures les plus obscures des nuits d'été, dans un silence parfait qui jamais ne perturba mon sommeil pourtant léger. Je les conserve dans une boîte d'aluminium, et souvent passe des journées entières à les relire, à savourer chaque courbe de chaque lettre, que tu traçais si bien, avec une volupté et une souplesse de plume sans égales. Et puis, dernière relique du passé, j'ai gardé cette boîte à musique dont tu ne te séparais pas, que je t'avais presque dérobée, à la dernière minute, pour que, si j'oubliais la mélodie de ta voix, je puisse détenir encore quelques harmonies qui me feraient penser à toi. Comme pour me contredire absolument, ma mémoire a fait que restent gravés dans ma conscience chacune des syllabes que tu as prononcées.
    Quand rentreras-tu? Je me meurs de langueur , et subis l'accablement comme une plaie qui ne cicatrise pas. En ton nom, je dissimule au fond de mon coeur une dernière lueur d'espoir, de rêve, et m'accroche à ces empreintes que tu as laissées sur mon âme avant de disparaître. Je t'attends, je souffre. Je dépéris. Pourtant je vis, et continue de contempler comme chaque soir les constellations qui éclairent le monde, dont tu me parlais comme un philosophe, comme si tu étais leur fils... Penses-tu encore seulement à elles?
        Reviens, soldat..."
Par Nyd Drakan
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Samedi 21 avril 2007
Je l'aime beaucoup, cette nouvelle. Elle vient d'un défi avec mon ami Adrien, nous nous sommes lancés avant les vacances un défi d'écriture sur le thème de l'illusion. Je suis assez contente du résultat, à vrai dire!

    On m'avait promis un voyage extraordinaire, lorsque je les avais achetées. Sans aucun doute, m'avait assuré un ami, elles seraient pour moi un bien meilleur remède. Et puis, mon fournisseur était un homme adorable: subtil, fine mouche, il avait le regard intelligent et le sourire juste assez manipulateur pour qu'on aie confiance en lui. Je rentrai chez moi, une lueur d'excitation dans les yeux, et, me posai dans mon fauteuil de velours noir, usé par la poussière, ponctuant le geste d'un soupir las mais heureux. Je sortis donc mon tout dernier achat de ma poche, en nettoyai soigneusement l'extrémité d'un coton désinfecté, et plongeai dans ma chair palpitante l'aiguille rafraîchie d'antiseptiques.
    Un instant, je contemplais mon salon en désordre, comme si c'était la dernière fois que mon regard terni d'ennui pouvait l'apercevoir. De mystérieux sentiments s'insinuaient dans mon esprit, comme si les objets... vivaient... Des vêtements traînaient jusque dans les moindres recoins, se prélassant paresseusement sur le faux parquet clair constellé de tâches d'encre, sombres étoiles, ciel luisant; mes meubles de mauvaise qualité, recouverts d'une pellicule de saleté, semblaient pris d'une lourdeur hautaine. Ô, énigmatique émoi! Et cette vieille horloge en acajou, battant le temps d'une une régularité inouïe qui me dépassait, elle et ce pouvoir de contrôler le temps, ne lui permettant d'écouler ses secondes que quand son balancier daignait atteindre une extrémité ou l'autre de son court parcours. Seules ces petites machines avaient le droit de posséder ce genre de privilèges: pour cela, je méprisais cette horloge.
    Je poussais encore, un peu plus le piston d'un geste tranquille et sentais un liquide tiède se propager dans mon sang à grande vitesse. Je n'eus même pas le temps de desserrer la lanière de cuir qui serrait mon bras. Une inspiration, et déjà je basculais dans un autre monde. Un monde de rêves.

    Des larmes de soulagement mouillèrent ma vue; au fur et à mesure que le fluide parcourait mes veines, l'étreinte de la réalité, trop présente, trop cruelle, cessait d'étouffer mon âme, et je respirais enfin un air de liberté. Ô, sublime sensation! Aucun remords, pour avoir vidé mon compte bancaire afin de te connaître enfin. J'obtenais mille délices grâce à toi. En l'espace de quelques secondes, mon salon n'était plus. Un vide parfait prit place, et, finalement, je fus seule, complètement seule dans un monde en lequel je n 'avais plus confiance. Redevenue fœtus, protégée de la réalité, comme enfouie de nouveau dans la déliquescente chaleur maternelle, à l'abri des autres et de leurs viles influences, hors de porté des manigances poisseuses que l'on menait dans mon dos depuis trop longtemps; ainsi isolée, rien n'avait plus d'importance. Je laissais la drogue m'offrir cette protection que j'avais toujours désiré retrouver.
    Puis je crus apercevoir de minces flammèches qui s'élevaient dans l'atmosphère nocturne; multicolores, elles ondulaient dans le vide, sans support aucun, tournoyaient autour de moi comme des poissons tropicaux piqués de curiosité. Leurs teintes chatoyantes, leurs formes étranges, leurs mouvements subtils, souples, sensuels même, hypnotisaient mon regard. Ces courbes ondulantes apparaissent, se mouvaient dans l'air, puis, comme perdant leur souffle bref, s'estompaient dans l'obscurité aussi vite qu'elles étaient apparues.Ô, obscures lueurs d'espoir; vous éclairiez le sombre, assombrissiez le lumineux. Elles étaient le Mystère lui-même, lui et ses effluves aux exhalaisons d'incertitudes et de convictions, ces courbes aux gestuelles aliénées... Fascinée, je me m'octroyais alors la liberté de rêver, et, à cet instant, ne ressentais qu'apaisement.
    Bientôt, elles disparurent toutes, comme elles étaient venues, s'effaçant dans le noir, comme effrayées de quelque cauchemar étrange. Moi, revenant à la réalité, suffocant dans  l'air, épaissi par le malheur, munie du peu de conscience qui me restait, j'empoignais maladroitement une autre seringue, et un liquide neuf envahit mes veines.
    La chaleur rassurante revint, mon souffle retrouva son rythme détendu. Je pouvais enfin nier ma fragile nature, et me sentir puissante, maîtresse de mon destin, grâce à cette nouvelle force qui nourrissait mon sang. Cette vague de bien-être entraîna une extase, une confiance en moi-même toutes nouvelles. Je voulais hurler au monde à quel point il était insalubre, ce monde de préjudices, ce monde de favoritisme, ce monde raciste, ce monde riche, pauvre, ce monde divisé et injuste! Monde malsain! Je voulais pourtant vivre, exister et me battre pour mes idéaux; enfin je me sentais être, mon corps avait de la consistance, mon avis avait un poids. Je pouvais désormais aller en avant, poser un pied devant l'autre, montrer que j'étais bien là, pour le meilleur et non plus pour le pire, assumer mes valeurs, si pertinentes qu'elles passaient pour surannées. J'étais capable laisser l'empreinte de mes convictions dans la société. Ô, puissante vésanie! je possédais ton pouvoir.

    Le temps passait trop rapidement, incontrôlable, fugace et fuyant. Je crus apercevoir cinq, six seringues vides sur mes genoux tremblants. Je me sentais plonger dans le néant; quelque chose de véritablement profond, qui renfermait, loin sous ce sentiment de plongeon, de la terreur. Une frayeur intense; celle qui s'insinue dans les artères scandées par un coeur affolé, aux allures de phobie violente, soudaine, et qui n'apparaît que lorsque l'on prend conscience d'une réalité fatale, mortelle. Un râle imperceptible, gémissement d' affable agonie qui n'en finissait pas d'envahir ma chair s'échappa de ma gorge gonflée par une lente asphyxie. Le noir envahit ma vue, mon ouïe, seul un lointain goût de cendre persistait encore à coller à mes papilles. Je crus sombrer dans un océan âcre et visqueux, qui me privait de tous mes sens. J'avais peur, vraiment. La seule angoisse que l'humain peut véritablement ressentir, la seule qui n'est pas aussi superficielle que les autres...
    Ô, merveilleuses illusions; pouvais-je me douter qu'au delà de vos bienfaits, vous n'étiez qu'un prédateur raffiné?
    ... la peur de mourir, je crois.


Par Nyd Drakan
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Jeudi 17 mai 2007
    Pièce de théâtre en deux scènes improvisées sur MSN entre cinq et six heures du matin avec One Winged Angel (à moins que tu préfères que je t'appelle Fraust?); c'est que la nuit était belle, la lune illuminait nos imaginations d'une douce clarté, alors un besoin de poésage nous a pris.
    Inspirés d'un scandale sur un forum RP, ou Drakan, mon personnage, a été injustement larguée par l'infâme, je l'ai nommé, Scott !! (pour sa sécurité personnelle, je tairais son nom de famille.) Lorsque j'en fis part à ce cher ami Fraust, nous avons lentement glissé vers cette douce vésanie qu'est la poésie improvisée. Au début, on a fait des phrases "de base", et puis on a doucement basculé vers une forme en vers. J'ai donc tout mis en vers, mais ça ne rime que vers la fin.
    Bon, et puis j'ai tout écrit comme une vraie pièce de théâtre, dont la présentation est inspirée de ma belle version de Hamlet (Shakespeare), c'est outrement plus raffiné.





Fraust et Nyd Drakan
Coup de Foudre




PERSONNAGES


NOBLE CHEVALIER
GENTE DEMOISELLE



[ACTE PREMIER]

[SCÈNE PREMIÈRE]

La scène est à un balcon, plongé dans une claire pénombre nocturne; la Lune éclaire la scène. GENTE DEMOISELLE rêvasse, appuyée sur son balcon. Arrive  NOBLE CHEVALIER. Tous deux parlent tout bas d'un gredin qui trompa la demoiselle.


    NOBLE CHEVALIER
Le fourbe, l'infâme!
    GENTE DEMOISELLE
Le méprisable!
    NOBLE CHEVALIER

Le coquin!
    GENTE DEMOISELLE
Le vil!
    NOBLE CHEVALIER
La crapule!
    GENTE DEMOISELLE

Le gredin! il brisât mon coeur, moi fragile demoiselle!
    NOBLE CHEVALIER
Ce sournois n'a donc point de coeur?
    GENTE DEMOISELLE
Je le crains, messire! Il déchira mon âme - que dis-je!
Il m'assassina de quelques mots blessants!
    NOBLE CHEVALIER
Diantre! Voilà qui mérite un châtiment de circonstance!
Je m'en vais le pourfendre de ma rapière, noble demoiselle!
    GENTE DEMOISELLE
Oh, messire! Je porterais votre lame d'un sourire rendu heureux par votre courage! Comment puis-je témoigner à votre douce personne toute la gratitude que je vous porte?
    NOBLE CHEVALIER

Oh, mais noble demoiselle, quel homme se déroberait au devoir de punir un coquin,
qui a perdu de vue la bienséance, et tout le respect qu'on doit à une demoiselle
de votre rang? Vous dont la seule beauté est un cadeau venu du ciel,
ou du pays aux merveilles?
    GENTE DEMOISELLE
Joli damoiseau, vos mots sont aux compliments ce que la beauté est à l'âme.
Terrassez tel gredin en mon honneur, vous, mon bienfaiteur, lui l'infâme!
Vous avez tous les mercis de mon coeur, les fleurs de mes pensées.
Votre gente personne reçoit de ma part un égard inégalé.

Disparaît dans la nuit NOBLE CHEVALIER.

[SCÈNE SECONDE]

Revient
NOBLE CHEVALIER, l'épée maculée de sang.

    GENTE DEMOISELLE
Oh chevalier! De longues larmes rouges coulent le long de votre lame,
tandis que sur mon âme glissent mes propres larmes.
    NOBLE CHEVALIER
Noble damoiselle, vous voila vengée!
Le credin s'est bien rangé!
Du fil de mon épée j'ai ramené à la raison,
cet être qui n'était qu'un effronté fripon.
Ce n'est pas de sitôt qu'il s'avisera d'a nouveau,
de vous traiter de la sorte, foi de votre Lancelot!
Permettez moi à présent l'hérésie,
de chercher plus avant votre compagnie,
autour de quelques chandelles
pour un repas avec vous ma damoiselle!
     GENTE DEMOISELLE
Mon Lancelot, ô combien de dîners puis-je vous offrir
Pour remercier votre épée, votre bras, sui sût occire
Ce vil qui lancinât mon coeur! Ah, chevalier!
Ma table est vôtre, aujourd'hui, et à jamais.
Pour vous je ferais venir d'Orient le safran couleur d'or
Reflétant votre coeur si bon, vous qui bravâtes la mort
Et en agrémenter les meilleurs plats, qui jamais assez d' honoreront
La noblesse de votre geste, la grandeur de votre action.
   NOBLE CHEVALIER
Ma mie, vous me voyez plus heureux qu’un pape,
Il me semble que c’est la bonté qui vous drape !
Pardonnez ma fougue et mon ardeur,
Mais je ne saurai retenir davantage mon cœur :
Permettez-moi de prendre la place de ce vil personnage
Qui vous importunait, en vous demandant en mariage.
Ne me croyez pas hardi, je suis simplement conquis
Par la grâce que vous respirez, telle une fleur de lys…




    Nous n'avons hélas pas encire terminé la scène! C'est que nos imaginations étaient épuisées d'avoir pesé chaque mot, d'avoir dompté les rimes et traqué les métaphores pour impressionner l'autre... À suivre donc. En tous cas, merci Fraust, un moment de pur bonheur en ta compagnie que cette improvisation écrite.


Par Nyd Drakan
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Vendredi 18 mai 2007
    Cette pièce improvisée, bien plus moderne, est moins récente que l'autre, et n'a pas été réalisée avec la même personne. Cette fois, en effet, c'est Seb' qui s'y colle! ^^ Pour illustrer une mauvaise blague faite sur un forum, où notre infâme pharmacien osa prétendre m'avoir séduite pour obtenir son poste. Quelle ne fut pas ma colère! Elle se reflète ainsi dans cette scène de ménage loin d'être anodine... vous noterez les délicieux surnoms qui me sont attribués!
    Je me suis amusée à rajouter des didascalies aussi, je trouvais ça assez sympatoche ^_^





Sébastian et Nyd Drakan
"C'est fini entre nous!"


PERSONNAGES

SIR HENRY
MISS DRAKAN, de prénom Nyd, la fiancée de  SIR HENRY



[ACTE PREMIER]

SIR HENRY et MISS DRAKAN se tiennent face à face. MISS DRAKAN tient un mouchoir blanc contre sa poitrine et sanglote doucement, tandis que SIR HENRY tente de la rassurer en parlant d'un ton très doux.


MISS DRAKAN
Tu devrais avoir honte!

SIR HENRY
Oui mon astre solaire...

[ SIR HENRY tend une main vers celle de sa fiancée, qui se dégage brusquemment.]

MISS DRAKAN

Non! Tout est fini entre nous!!

SIR HENRY
Mais, ma perle de rosée !

[ MISS DRAKAN recule d'un pas, portant son mouchoir à son visage.]

MISS DRAKAN
Ne dis rien! Je fais ma valise!

[ SIR HENRY tend une main désespérée vers MISS DRAKAN.]
SIR HENRY
Ma colombe d'or et de diamant...

MISS DRAKAN
Garde tes compliments pour ta Suédoise! J'ai tout compris il y a des mois!

[MISS DRAKAN essuie une larme avec son mouchoir et sanglote. SIR HENRY s'approche alors doucement et s'étonne grandement.]

SIR HENRY
Mais, mais... elle n'est rien pour moi, mon sucre d'orge!

MISS DRAKAN
C'est cela! J'ai toujours su que pour toi, je ne suis qu'une série de portes ouvertes à ta propre gloire... J'ai le coeur brisé!

SIR HENRY
Bien sur que non ma déesse en gâteau au chocolat...

[MISS DRAKAN sanglote de plus belle.]

MISS DRAKAN
Je meurs de mélancolie! Toute ma vie je me suis languie d'un amour inaccessible, et on me le retire alors que je crois le toucher!

[SIR HENRY pose une main sur l'épaule de MISS DRAKAN.]

SIR HENRY
Je suis toujours à toi, ma 20/20 en bota!

[MISS DRAKAN se dégage et jette un regard noir noyé de larmes à SIR HENRY.]

MISS DRAKAN
Tu mens! Jamais ton coeur n'a battu pour moi! Aaah, je suis si trise....

[MISS DRAKAN se détourne, le visage enfoui dans son mouchoir.]

MISS DRAKAN
Retournes à ta Suédoise, tes concours et tes conférences!

SIR HENRY
Tout cela n'est rien à coté de ce que tu représentes pour moi.

[SIR HENRY vient près de MISS DRAKAN et prend sa main dans la sienne. Murmure:]

SIR HENRY
Ma guide, mon étoile...

[MISS DRAKAN se tourne lentement vers SIR HENRY, et lui livre toute sa détresse à travers un court regard.]

MISS DRAKAN
Ton étoile est morte, alors que sa lune scintillait sans elle, trop préocupée à contempler son reflet dans quelque sombre lac...

SIR HENRY
La lune est maintenant voilée, mais bientôt en apparaîtra une nouvelle, pleine dans tout son changement, elle se fera pardonner de ses écarts...
            Oh reviens-moi!

[ MISS DRAKAN baisse la tête. Elle a cessé de pleurer.]

MISS DRAKAN
Prouve donc ton amour, s'il existe seulement...

[SIR HENRY s'agenouille devant MISS DRAKAN et prend ses deux mains.]

SIR HENRY
Ô tu es l'unique rêve qu'il me reste.
La vie m'a abattu, blasé.
Tu es le seul être pour qui la vie vaut la peine d'être vécue.

[SIR HENRY se relève, il a toujours dans ses mains celles de MISS DRAKAN. Ils échangent un sourire hésitant, et se rapprochent.]

SIR HENRY
Nyd, veux-tu m'épouser...
Par Nyd Drakan
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Samedi 19 mai 2007
    Encore une scène avec Seb'... Pour être franche, j'ai rarement écrit de truc aussi trste... Et puis, j'écoutais "Return to Zanrkand", solo de piano à déchirer le c?ur, qu'il amie m'avait envoyé, alors évidemment, l'épisode n'en fut que plus drammatique.   
    Je vous livre ici donc notre toute dernière improvisation, qui ne date pas de beaucoup plus tard que tout à l'heure. Ça a commencé après le départ d'une copine de la conversation partagée que nous avions sur MSN - si elle connaissait la suite! Voilà donc quelques échanges de paroles poétiques. (mais la prochaine fois, j'aimerais une fin heureuse ><)


Sebastian et Nyd Drakan
Le Vent t'apportera mes paroles...





PERSONNAGES


SIR HENRY
NYD,, la femme de  SIR HENRY


[ACTE PREMIER]

SIR HENRY et NYD se tiennent tout proches l'un de l'autre. Une personne vient de sortir de la pièce.



SIR HENRY
Nous voila seuls mon amour...

NYD

Oh oui mon coeur..

SIR HENRY
Sans les regards perfides de cette jalouse, jalouse de toi, de ta beauté.

NYD
Crois-tu vraiment? N'était-ce pas de ta perspicacité sans égale, de la magnificence de tes mots?
SIR HENRY
C'est pourtant évident, elle te jalouse comme le corbeau envie le fier rouge-gorge.

NYD
Elle envie toute l'affection que ton doux regard porte sur moi, voyons...

SIR HENRY
Sûrement; mais je ne pose pas mon regard sur n'importe quelle gueuse venue. Toi seule mérite d'etre regardée, admirée, adulée.

NYD
C'est pourtant ton seul regard qui me fit don de cette grâce que tu décris.

SIR HENRY
Tu l'avais déjà avant. Ne voyais-tu pas tous les hommes à tes pieds ? Ce Scott avait vendu son âme pour t'avoir...
NYD
Il a plutôt tâché la mienne, mais c'est une autre histoire. De toute ma vie, je n'ai vu qu'un seul homme...

SIR HENRY
Oh Nyd!

NYD
Mon nom sonne comme le plus doux des préludes lorsque tu le murmures...
 
[SIR HENRY embrasse NYD qui se blottit dans ses bras. SIR HENRY la serre plus fort contre son coeur. ]

SIR HENRY
Rien ne pourra nous séparer mon amour...
MISS DRAKAN
Mon coeur ne bat plus que pour tes beaux yeux, ange de ma vie.

SIR HENRY
Ah, tant d'années que je t'ai attendue, et maintenant que tu es à moi, voilà la vie qui nous sépare... La guerre sonne au loin, je dois prendre les armes, défendre ma patrie...

NYD
Non, je t'en supplie, reste près de moi, je ne supporterais pas de songer à toi comme à un espoir incertain!
Comment pourrais-je encore lever les yeux vers les étoiles si je ne puis entendre la mélodie de tes murmures?
SIR HENRY
Le vent t'apportera mes paroles...

NYD
Mais d'où viendront-elles?
    Je préfèrerais me faire passer pour homme et combattre à tes côtés plutôt que de supporter cette langueur en ton absence!

SIR HENRY
Je ne le supporterai pas mon amour, te voir si près du danger, craindre à chaque instant que la mort t'emporte dans un dernier voyage..

NYD
Prier sans cesse pour que tu vives, sans que je puisse me noyer dans ton regard...C'est impossible.
SIR HENRY
Je vivrais toujours dans ton coeur...

NYD
Je ne puis entendre de pareilles paroles! Ne pourrions-nous pas fuir cette odeur de sang qui vient, et partir loin?

SIR HENRY
Non Nyd, le monde à besoin de moi. Je dois rejoindre mes troupes ce soir, Nyd.

NYD

Oh, mon amour!

[NYD fond en larmes sur l'épaule de SIR HENRY.]

SIR HENRY
Je suis désolé. Vers l'Est. L'Est, Nyd. Le vent t'apportera des nouvelles, les oiseaux te chanteront mes prières. Vers l'Est, c'est là que tout ce joue.

NYD
Je ne cesserai de scruter l'horizon pour revoir les premiers contours de ta délicieuse silhouette.

SIR HENRY
Et moi je ne cesserai d'attendre la victoire. Tu me rejoindras mon amour, et ensemble nous pourrons enfin vivre librement, Roi et Reine.

NYD
La seule victoire sera celle de notre amour, celle-là et aucune autre; et la seule royauté que tu m'offres est le privilège d'être près de toi chaque jour...
Peut-être le sang coulera-t-il trop, et tu m'oublieras.
Garde ce pendentif contre ton coeur, et songes le soir qu'un coeur, quelque part, bat pour toi.
Ne te retourne pas, mon amour, un dernier regard achèverait de lanciner mon âme.

[ SIR HENRY prend le pendentif et le met sur son coeur. ]

SIR HENRY
Soit.

[ SIR HENRY embrasse NYD et monte à cheval. ]

SIR HENRY
Adieu, mon amour.

[ SIR HENRY s'en va au loin dans la nuit tombante. ]

NYD
Au revoir, voleur de mon coeur...

[ NYD tombe à genoux sur le sol glacé, pleure longuement, contemple un médaillon contenant une petite peinture à travers ses larmes, et ferme les yeux en entendant un son de tambour de guerre et d'un troupe approchante, passant pas loin, qui couvre finalement le bruit des sabots du cheval de SIR HENRY. ]


    Sir Henry mourut sur le champ de bataille,  après avoir tué 40 ennemis. On le retrouva avec la main fermée sur le coeur et le pendantif à l'interieur.
     On découvrit quelques jours plus tard le corps d'une demoiselle assise contre un grand chêne, la tête tournée vers les étoiles.

Par Nyd Drakan
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Samedi 19 mai 2007
    Ce cher Lorrington! Il aura certes abandonné sa pseudo-fiancée sur The Faculty, mais le bougre sait présenter ses excuses! C'est qu'il est passé sur ce blog hier, et les précédentes pièces l'ont quelque peu réveillé.
    En tous cas Scott, ton sens de la poésie m'a vraiment impressionnée. En plus de ses magnifiques vers, cher Visiteur, tu noteras ses acrostiches aussi osées que réussies. Rien que le titre: prennez les majuscules...
    J'ai commencé les acrostiches un peu après lui, trop frustrée poru conserver la modestie de la poésie "banale"...
    Ah, et merci à Scott d'avoir sauvé les meubles, j'avais oublié une lettre à un moment, ça faisait "ecore" au lieu de "encore"... voir dernière réplique. Merci mille fois!





Scott Lorrington et Nyd Drakan
Petite Acrostiche au Rachat, à la Deception, à l'Oubli face à Nyd.
- PARDON -




PERSONNAGES


SCOTT LORRINGTON, Directeur de l'Arobase
NYD DRAKAN, Vice-Directrice de l'Arobase, Scientifique.




[ ACTE PREMIER ]



SCOTT LORRINGTON
Mon amour, pardonnez-moi ! Le travail
Agit sur moi comme une muraille.
Ici et maintenant, je m'excuse.
Ne cherches donc point de ruse,
Tu n'en trouveras pas l'ombre,
Et si encore tu doutes de mes sombres
Négligences, Saches que tu es la seule
Amie, ma mie, que je veuille
Ne jamais perdre. J'ai bien trop peur de
Te perdre, toi, ton amour qui me rend heureux


NYD DRAKAN
Depuis trop de nuits passées seule, si insipides
Je dévore mes soupirs, et de longues larmes
Ne pense qu'à votre addiction perfide
Ronge-t-elle tant, mon ami, votre âme?
Combien de traînées rouges, de pleurs
De perles de sang, coulant de mon coeur
Avez-vous négligés, pris par votre labeur?
N'avez-vous donc pas su ressentir mes peurs?
N'étais-je pas votre livre ouvert?
Les lettres n'étaient-elles pas lisibles
Au point mes pensées suicidaires
Furent pour vous invisibles?


SCOTT LORRINGTON
Je l'avoue, chère amie. Les
Evidences sont contre moi.

Vous êtes pour moi ma Médée,
Ou Aphrodite. Ce n'est que loi
Universelle que de me rejeter
Subitement seule sans moi ?

Aussi, je ne pense pas changer
Inutilement votre pensée.
Mais gardez à l'esprit
Et pensez à moi, ma mie.

Moi qui vous aime, je ne peux
Aussi simplement vous oublier

C'est juste que le travail m'est
Harcelant, sans cesse ! Mais sachez
Et n'oubliez pas que vous êtes et
Resterez pour moi la meilleure et
Idéale femme, c'est pour cela
Et j'envie l'homme qui vous suffira.


NYD DRAKAN
Vos mots, vos paroles, elles ont tant changé!
On croirait que vous oubliâtes l'amour;
Une ultime querelle, et vous vous souvenez.
Suis-je vraiment, de votre vie, le véritable amour?

Ma foi, je vous aime, il est vrai
Et mon âme est vôtre à jamais.

Firmament de vers, que vous composez pour moi
Ils sont si beaux, me touchent profondément.
Téméraires, vos métaphores me mettent en Emoi
Et je rougis de la pureté de vos sentiments.
Sans doutes, vos mots reflètent vos pensées

Trop blessés, mon amour propre, mon âme
Râles de désespoir, torrents de larmes
Oppressent encore ma mémoire
Puis me forcent à vous revoir

Souffrance, ce seul mot me vient à l'esprit
Oh, vous m'aimez, mais avez assassiné
Une partie de moi-même, et avec appétit!
Fuir, je le dois, mon ami, car vous me malmenez
Faiblir est un acte que je me refuse désormais
Rouvrir, encore et encore, mes nouvelles plaies
Il est vrai je vous aime, mais c'est ainsi, j'ai décidé
Récemment, à regret, mais à juste titre  de vous oublier.


SCOTT LORRINGTON
Aussi sombre soit mon coeur
Barit la trompe de mon amour
Ces remarques ne sont soeurs
De marques d'un profond Amour.
Et si vous me parlez comme ceci,
Feriez vous de moi votre mari ?
Généralement, j'aurais depuis
Horriblement longtemps deja choisi.
Il est clair que vous ne m'aimez.
Je ne vous en veux point, car ce
Krash entre nos coeurs ne saurait
Laisser mon coeur sur un milieu.
Mon choix est fait, et donc j'affirme,
Ne partez point, ma mie, je ne peux
Oublier notre rencontre, si heureux
Puis ce sentiment, d'être infirme.
Que pouvais faire ? Vous êtes et
Resterez la plus belle. A vos cotés, je
Serais laid et oublieux. Nyd, je ne peux
T'oublier. Je ne peux que t'aimer.
Un vent se lève, mais si tu pars,
Vas, et ne m'oublie pas. Il est rare qu'en
Wallonie, une femme parte aussi triste.
Xenophobe, je ne suis pas. Un autiste.
Y mettre ce seul mot me suffit. Il me décrit à vos cotés.
Zelired sera pour moi l'image que je donne à mon aimée.



NYD DRAKAN
Plusieurs moi, que je songe, lasse,
Ribambelles de silences, hélas!
Entendiez-vous donc les lamants de mon coeur
Ne répondant pas, enchaîné par le labeur?
Durement croyable, je vous crois pourtant sincère.
Retrouverais-je votre attention, vos beaux yeux clairs?
Entendrais-je de nouveaux vos délicieux mots
Zélés, tout comme vous l'êtes, ou n'aurais-je que plus de maux

Vous promettez ce que vous avez déjà promis
Oh, je suis déchirée, entre diverses envies
Unies par l'amour, divisées par mes craintes
Si vous m'aimez, vous n'entendrez plus mes plaintes

Encore dois-je être sûre, je désire être
Nullement soucieuse de vous, mais
Certaine que votre amour est vrai
Obéissant non pas au travail mais
Réellement à moi, à mon mal-être
Et aux attentions dont j'ai tant besoin.

M'oublierez-vous encore?
Ou promettez de ne pas échouer?
N'allez pas plus loin sans m'écouter!

Certes, l'amour est un bel argument
Ouvertement, je vous rappelle sa cécité
Et ignare même, de certains règlements.
Usurpez l'amour, promettez-le moi d'emblée
Réfléchissez un peu à vos vieilles simagrées!


Par Nyd Drakan
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Vendredi 25 mai 2007
    Avec Amaroq et Neredrith, nous parlions de mes deux articles, nommés "Bonne Nuit" (catégorie "morceaux de vie")... Elles faisaient remarquer qu'elles n'avaient pas de tels privilèges... Prise d'une soudaine culpabilité, je leur écrivis ceci:


Amaroq:
Moi y'a personne pour me dire des mots douuuux T.T

Nyd Drakan:
Je peux si tu veux =D

Amaroq:
Attention au desinataire xD

Nyd Drakan:
Amaroq, amie de toujours, confidente de mon coeur
Que la nuit te soit douce, tendre comme tes pleurs
Larmes que je compte sécher, mon amie
Toi, esseulée? Laisse-moi donc être de ton parti!

Amaroq:
Crow zoli ^^

Neredrith:
Moi non plus on me dis pas des mots doux
Ça fait même des années
Moi c'est plutôt le contraire qu'on me dit


Nyd Drakan:
Rooo, toi auchi Nere?
Je t'en fais un aussi alors XD

Neredrith:
Bah pas obligée
Je n'oblige pas je vis sans

Nyd Drakan:
Je fais c'que je veux!

Dragonne, aux allures mauvaises, viles
En réalité, ton âme est des plus fragiles!
Les étoiles brillent pour toi, autant que moi!
Les plus beaux contes naissent de ton émoi.

Neredrith:
Putain je vais pleurer

Nyd Drakan:
Roo bah zut alors

Neredrith:
C'est trop beau

Nyd Drakan:
Ce ne sont que quatres vers
Subitement lancés en l'air!

Amaroq:
Mais, Nyd, quelle classe dans ces mots !
Les autres passeraient presque pour sots


    Voilà, la suite est purement sentimentale, je m'égarerais ^_^ ("ça me rappelle certain texte il y a un an ;) que j'illustrerai, je me le suis juré" > Ouaaah!!)
    C'étaient les quelques poésages de ce soir. Bonne soirée, cher Visiteur!
Par Nyd Drakan
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Mardi 29 mai 2007
    J'avais mis cette catégorie en place pour me forcer à mettre mes fichus poèmes, et je l'ai toujours pas fait... Il est temps que je m'y mette! Je commence par quelques trucs courts, qui ne méritent pas un article pour eux tout seuls, mais qui se doivent d'être là. Pas de chipotages, je les livres là, en vrac (j'adore ce mot, décidément ^^). Une dernière chose: je mets que très très rarement des titres, désolée...





Le Silence des Etoiles

Le regard alors perdu dans les étoiles,
Laissant le silence astral se poser sur mon âme,
Couchée sur l'herbe rafraîchie par la nuit infâme
Qui rongeait ma raison d'un insupportable mal,

Je laissai voguer mes pensées torturées
Le long de quelque fleuve amoureux,
Songeant à la mort et aux aimés,
Aux chagrins des coeurs malheureux...

Laissez-moi, fantômes d'un passé oublié;
Et vos destins, par un amour perdu déchirés,
C'est avec le temps que l'on guérit
Les maux des coeurs épris...





Dans les reflets de ma vie scintillent encore mes espoirs;
D'un regard humide je les regarde se noyer,
Flottant quelques instants, le temps d'un sourire,
Sombrer peu à peu, et finalement mourir.




Mère, nous venons de tes particules,
De l'os à l'âme, de toi viennent nos cellules;
Nous avons tant et si bien tenté de te chasser
Où que tu t'insinues, des recoins de nos foyers...

Mère, nous ne te devons rien, pas même la reconnaissance!
Tu es notre origine, mais ne t'appartenons pas de naissance.
Désormais nous te redoutons, comme ton maternel appel;
Cesse de nous rappeler nos allégeances, elles nous sont mortelles.

Poussière...



Dans les reflets de nos mémoires
Scintillent encore quelques espoirs
Que nous avions perdus, depuis longtemps déjà
Et que nos regards contemplent d'un air las...

Après tout, qu'avons-nous perdu,
Sinon la vie, que nous n'avons su
Retenir, de nos ardeurs sans conviction
Aveuglés par l'amour - maudite addiction!

Coeurs brûlés par de délicieuses flammes,
Plumes de plomb, posées sur nos âmes,
Détresse! Nous ne savions qui tu étais;
Erreur! Tu es le coup fatal que l'amour nous a porté.



Nom, tracé sur la grève
Avalé par l'océan...
Murmures, soufflés par le vent
Souvenirs ultimes d'un amour sans trève.


Par Nyd Drakan
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Mardi 29 mai 2007
    Sur Darzania, lors d'une joute verbale impliquant une demi-dizaine de joueurs, j'écrivis cette acrostiche après que mon personnage ait ingurgité quatre pintes de divers brevages, huhu. (xD) L'acrostiche, pour ceux qui ont la flemme de lire en vertical, c'est "une larme de mousse coule de ma chope".


Un instant a fallu pour que coulent les litres;

Nuées pestilentielles, grosses odeurs d'alcool
Envahissent nos âmes, tuent nos libres-arbitres!

Larmes de sueur coulent le long des cols,
A moi! Serais-je saoule? Sûrement, ha ha!
Rimailles idiotes, quelques paroles étourdies
Murmurées, hurlées, chantées à tout va!
Eprise de ma chope, et par elle, abrutie!

Diantre! La bière est ma soeur, je m'en régale!
Elle et moi, nous sommes, je crois, à armes égales.

Merveilleuse boisson, j'en oublie mes querelles,
Oh, la vie ainsi changée, ce qu'elle est belle!
Ulysse et son vin passent pour piètres plaisirs
Soumis à ma Vodka, qui, elle, sait si bien occire
Sous ses viles effets, tous les délits et crimes de la vie.
Et l'illusion de la mort, Fi! Seule la réalité de l'immortalité!

Comme je tangue, la terre se meut sous mes pas!
Ou sont-ce mes chausses qui se dérobent sous moi?
Un pas de travers, et je tombe, oh, non pas en émoi;
La table, témoin de ma chute, se fend sous mon poids,
Et moi, trop étourdie pour avoir mal, crie: "Patatras!"

Derrière moi, on se gausse, dans mon dos, on se fend de rire,
Et je n'en ai cure, Bière a pris mes veines, m'a donné le sourire!

Mille et une nuits de délices vécues dans un instant
Amants, festins, musiques, désormais je les entends!

Cristallin, mon rire, enfantines, mes drôles de sottises
Hélée par la vésanie d'un soir, je suis son son emprise!
Oh ho! Buvez donc, très chers, goûtez-moi cette folie
Partons demain, plus tard, profitez de cette courte vie!
En trinquant avec moi, je vous offre la liberté, sapristi!

Par Nyd Drakan
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