Journey into Exile, nouvelle version
Oui, c'est genre LE morceau dont je parle le plus. J'ai déjà mis une ancienne version, une version live pas bien enregistrée...
Alors oui, c'est un peu rabâcher que de remettre toujours le même morceau dans ma petite catégorie dédiée à ma musique. Dites-vous bien que ces temps-ci je prends du temps pour enregistrer, et que celui-là n'est que le premier de la saison.
Mais voilà, ce morceau, ça fait plus d'un an que je le travaille, et cet enregistrement marque un certain tournant dans ma façon d'aborder la harpe et la musique. J'ai passé cette année scolaire à étudier la harpe avec une jeune prof qui n'habite pas loin, Jehanne Drai, qui est de formation classique et qui m'a permis de remettre la mienne d'actualité, avec toute la technique qui va avec. Il y a encore plein d'habitudes que je n'ai pas prises, mais ça vient. J'ai aussi passé une heure par semaine chez une thérapeute pendant cette année-là, et je commence enfin à me sentir un peu plus intègre à moi-même et un peu plus lucide sur ce qu'il se passe dans ma vie. C'est ce gros travail (ça pèse lourd, mine de rien, et je sais que beaucoup pourront témoigner) qui fait que j'ai d'énormes sautes d'humeur, que je passe d'une pensée à l'autre sans regarder avant de traverser mes neurones, et j'en passe...
Et on arrive là, à cet enregistrement. Qui est le miroir de toutes les réflexions que j'ai eues sur la vie, sur ma vie. Parce que je le rappelle, le principe est simple. Première partie du morceau, "voyage en exil", c'est l'histoire d'un moine qui se perd dans une tempête. La deuxième a été écrite pour des parents dont le bébé est mort à dix mois, et berce l'esprit entre une montée et une descente de notes qui reprennent une idée de cycle de la vie.
Moi, dans tout ça, je suis l'interprétation du papier avec les points dessus, comme tant d'autres. La première partie parle de ma tempête. L'ancienne version, qui date d'un bon moment déjà, est une version rapide et saccadée. Je ne prenais pas le temps de respirer. Cette fois-ci, quitte à jouer la tempête, j'ai préféré prendre plus de temps. Une vague est une masse d'eau immense, qui ne laisse personne indemme quand elle retombe. Les vagues que j'ai pu rencontrer ne m'ont pas laissée tout sourire. Je les ai vues se dresser au dessus de moi avec une lenteur si puissante que je n'ai rien pu arrêter. Et j'ai pris une sacrée claque quand les problèmes me sont tombés dessus.
Après, c'est ma renaissance. C'est là que je peux vous dire qu'il y aura sans doute une troisième version, ou un autre morceau qui illustrera mieux cette aventure-là: je suis en plein dedans. Evolution permanente. Encore beaucoup de doutes, beaucoup d'instabilité: attendez, je viens de me rendre compte que le Bonheur, j'y ai droit, mais qu'il faut jouer des coudes pour l'avoir, c'est pas si simple ! D'ailleurs le tempo change. Ça va plus ou moins vite, j'ai laissé les cordes plus ou moins résonner, plus ou moins fort. Et ça n'est jamais deux fois la même chose.
Voilà, j'ai peut-être beaucoup écrit mais ça m'a fait du bien de faire mettre ici. Faites des vacances à vos yeux (ou pas) et détendez vos oreilles (ou pas); en attendant, je suis très fière et heureuse de vous faire part d'un morceau qui a suivi mon évolution.
Journey into Exile and Suantraí
composer: Janet Harbison
PS: c'est juste une version brute de coffrage, je vous glisserai la version finalisée un peu plus tard, franchement j'ai la flemme, là.
Alors oui, c'est un peu rabâcher que de remettre toujours le même morceau dans ma petite catégorie dédiée à ma musique. Dites-vous bien que ces temps-ci je prends du temps pour enregistrer, et que celui-là n'est que le premier de la saison.
Mais voilà, ce morceau, ça fait plus d'un an que je le travaille, et cet enregistrement marque un certain tournant dans ma façon d'aborder la harpe et la musique. J'ai passé cette année scolaire à étudier la harpe avec une jeune prof qui n'habite pas loin, Jehanne Drai, qui est de formation classique et qui m'a permis de remettre la mienne d'actualité, avec toute la technique qui va avec. Il y a encore plein d'habitudes que je n'ai pas prises, mais ça vient. J'ai aussi passé une heure par semaine chez une thérapeute pendant cette année-là, et je commence enfin à me sentir un peu plus intègre à moi-même et un peu plus lucide sur ce qu'il se passe dans ma vie. C'est ce gros travail (ça pèse lourd, mine de rien, et je sais que beaucoup pourront témoigner) qui fait que j'ai d'énormes sautes d'humeur, que je passe d'une pensée à l'autre sans regarder avant de traverser mes neurones, et j'en passe...
Et on arrive là, à cet enregistrement. Qui est le miroir de toutes les réflexions que j'ai eues sur la vie, sur ma vie. Parce que je le rappelle, le principe est simple. Première partie du morceau, "voyage en exil", c'est l'histoire d'un moine qui se perd dans une tempête. La deuxième a été écrite pour des parents dont le bébé est mort à dix mois, et berce l'esprit entre une montée et une descente de notes qui reprennent une idée de cycle de la vie.
Moi, dans tout ça, je suis l'interprétation du papier avec les points dessus, comme tant d'autres. La première partie parle de ma tempête. L'ancienne version, qui date d'un bon moment déjà, est une version rapide et saccadée. Je ne prenais pas le temps de respirer. Cette fois-ci, quitte à jouer la tempête, j'ai préféré prendre plus de temps. Une vague est une masse d'eau immense, qui ne laisse personne indemme quand elle retombe. Les vagues que j'ai pu rencontrer ne m'ont pas laissée tout sourire. Je les ai vues se dresser au dessus de moi avec une lenteur si puissante que je n'ai rien pu arrêter. Et j'ai pris une sacrée claque quand les problèmes me sont tombés dessus.
Après, c'est ma renaissance. C'est là que je peux vous dire qu'il y aura sans doute une troisième version, ou un autre morceau qui illustrera mieux cette aventure-là: je suis en plein dedans. Evolution permanente. Encore beaucoup de doutes, beaucoup d'instabilité: attendez, je viens de me rendre compte que le Bonheur, j'y ai droit, mais qu'il faut jouer des coudes pour l'avoir, c'est pas si simple ! D'ailleurs le tempo change. Ça va plus ou moins vite, j'ai laissé les cordes plus ou moins résonner, plus ou moins fort. Et ça n'est jamais deux fois la même chose.
Voilà, j'ai peut-être beaucoup écrit mais ça m'a fait du bien de faire mettre ici. Faites des vacances à vos yeux (ou pas) et détendez vos oreilles (ou pas); en attendant, je suis très fière et heureuse de vous faire part d'un morceau qui a suivi mon évolution.
Journey into Exile and Suantraí
composer: Janet Harbison
PS: c'est juste une version brute de coffrage, je vous glisserai la version finalisée un peu plus tard, franchement j'ai la flemme, là.
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