"La Mécanique du coeur"
Je sais bien, c'est une honte de parler d'un navet pareil sur mon blog chaste et pur, mais je me sentais un besoin impérieux de protester ! :p
Pour la petite histoire, je me promenais tranquillement dans des rangées de littérature française, quand soudain ! Tout une étagère était dédiée à ce bouqin, La Mécanique du coeur, un "conte initiatique cruel et merveilleux". Je me suis donc dit que le conte philosophique d'aujourd'hui serait intéressant à lire, d'autant plus qu'il y aurait sans doute plein de parallèles à faire avec ceux de Voltaire à l'oral de Français.
Bref (bis) ! Pleine d'espoir envers la littérature moderne (et les chanteurs de rock qui se prennent pour des écrivains), je me lançais dans la lecture du fameux bouquin, imaginant déjà le bel article plein de compliments que je ferais sur mon blog.
En fait non ! Voilà plutôt ce que j'ai à en dire.
1. Le con L'auteur
Mathias Malzieu, ça devrait réveiller certains cerveaux amateurs de "rock". Il chante ce genre de machin:
Un titre tiré de l'album qui porte le même nom que le roman... Des paroles bateau, une voix pas particulièrement belle... Bon.
Un roman de ce genre, pour moi c'est typiquement le genre de navet littéraire écrit par un artiste qui n'a rien à voir avec les lettres qui essaie de gagner un peu de reconnaissance en dehors de son domaine... Le complexe du chanteur de rock de merde qui voit déjà le succès s'envoler (je suppose, vu la soupe qu'il enregistre) et qui décide de laisser place à son "côté intellectuel" - complètement fantasmé et qui n'existe absolument pas.
2. Résumé du navet en question
Édimbourg, 1874 (ouh, on se croit intello jusqu'au bout): c'est le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son coeur gèle et se brise immédiatement. La sage-femme (qui est un peu sorcière sur les bords) le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit se remonter chaque matin, mais gaffe ! Une horloge, c'est fragile, du coup il faut éviter au pauvre Jack d'éprouver des sentiments violents. Il est donc élevé par la sage-femme (sa mère a eu le temps de l'abandonner) qui l'empêche de sortir de chez lui. Vous l'avez dans le mille, Jack tombe fou amoureux d'une jeune andalouse, se sauve, et tout le tralala.
L'andalouse et lui vivent une passion longue et magnifique, jusqu'à-ce qu'elle se lasse de lui. En effet, Jack ne parle que de son coeur fragile, et elle pense qu'il croit à ses propres mensonges, et que l'horloge n'est là que pour faire beau.
Elle finit donc par se faire draguer par un autre, plus attentionné, plus tout-ce-que-vous-voulez, et elle largue Jack. Dans un élan de détresse, celui-ci s'arrache l'horloge de la poitrine, et tombe dans un coma de trois ans.
Trois ans plus tard, il se réveille sans horloge; en fait, c'était juste parce que sa mère adoptive ne supportait pas qu'il grandisse; l'horloge était un moyen de l'empêcher d'aimer et de rester auprès d'elle !
Une histoire d'amour de m****e déprimante avec des personnages pas du tout développés, en somme.
3. Un pseudo "conte philosophique"
Le conte, je veux bien, il en a toutes les caractéristiques:
- des personnages vides et sans intériorité
- une histoire bateau
- un voyage aux péripéties nombreuses qui permet l'évolution du héros
- en bonus, une leçon "philosophique" à la fin.
Déjà, il maîtrise très mal le genre fantastique; une gamine de 10 ans se balade en talons aiguilles sans se casser la gueule, et des ados de 14 ans font l'amour dans un appartement qu'ils se sont payé... Je suis désolée, mais ça relève du fantasme refoulé d'un homme dans la fleur de l'âge ! En plus, ça ne relève pas du tout du conte, et ça n'ajoute rien du tout à la "magie" qu'on peut lui donner.
Pour le côté "philosophique", il fait à peu près trois lignes pour un livre de 157 pages. "Elle redoutait terriblement le jour où tu deviendrais adulte. Elle a tenté de régler la mécanique de ton coeur de façon à te garder toujours auprès d'elle."
Ça aurait pu être intéressant, de développer la peur maternelle pour un enfant, l'image que l'on a de l'amour en tant que parent et en tant qu'enfant qui arrive dans le monde adulte. Eh bah non, c'est juste l'expression sans style d'un énième complexe vis-à-vis de sa mère. En fait, toutes ses copines l'ont largué parce qu'en tant que rockeur, il devait se droguer, mais boon... C'est toujours la faute à maman, de toutes façons !
... En espérant vous avoir évité un achat regrettable,
Harpistiquement !
Pour la petite histoire, je me promenais tranquillement dans des rangées de littérature française, quand soudain ! Tout une étagère était dédiée à ce bouqin, La Mécanique du coeur, un "conte initiatique cruel et merveilleux". Je me suis donc dit que le conte philosophique d'aujourd'hui serait intéressant à lire, d'autant plus qu'il y aurait sans doute plein de parallèles à faire avec ceux de Voltaire à l'oral de Français.
Bref (bis) ! Pleine d'espoir envers la littérature moderne (et les chanteurs de rock qui se prennent pour des écrivains), je me lançais dans la lecture du fameux bouquin, imaginant déjà le bel article plein de compliments que je ferais sur mon blog.
En fait non ! Voilà plutôt ce que j'ai à en dire.
La Mécanique du Coeur
Mathias Malzieu
Mathias Malzieu
1. Le con L'auteur
Mathias Malzieu, ça devrait réveiller certains cerveaux amateurs de "rock". Il chante ce genre de machin:
Un titre tiré de l'album qui porte le même nom que le roman... Des paroles bateau, une voix pas particulièrement belle... Bon.
Un roman de ce genre, pour moi c'est typiquement le genre de navet littéraire écrit par un artiste qui n'a rien à voir avec les lettres qui essaie de gagner un peu de reconnaissance en dehors de son domaine... Le complexe du chanteur de rock de merde qui voit déjà le succès s'envoler (je suppose, vu la soupe qu'il enregistre) et qui décide de laisser place à son "côté intellectuel" - complètement fantasmé et qui n'existe absolument pas.
2. Résumé du navet en question
Édimbourg, 1874 (ouh, on se croit intello jusqu'au bout): c'est le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son coeur gèle et se brise immédiatement. La sage-femme (qui est un peu sorcière sur les bords) le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit se remonter chaque matin, mais gaffe ! Une horloge, c'est fragile, du coup il faut éviter au pauvre Jack d'éprouver des sentiments violents. Il est donc élevé par la sage-femme (sa mère a eu le temps de l'abandonner) qui l'empêche de sortir de chez lui. Vous l'avez dans le mille, Jack tombe fou amoureux d'une jeune andalouse, se sauve, et tout le tralala.
L'andalouse et lui vivent une passion longue et magnifique, jusqu'à-ce qu'elle se lasse de lui. En effet, Jack ne parle que de son coeur fragile, et elle pense qu'il croit à ses propres mensonges, et que l'horloge n'est là que pour faire beau.
Elle finit donc par se faire draguer par un autre, plus attentionné, plus tout-ce-que-vous-voulez, et elle largue Jack. Dans un élan de détresse, celui-ci s'arrache l'horloge de la poitrine, et tombe dans un coma de trois ans.
Trois ans plus tard, il se réveille sans horloge; en fait, c'était juste parce que sa mère adoptive ne supportait pas qu'il grandisse; l'horloge était un moyen de l'empêcher d'aimer et de rester auprès d'elle !
Une histoire d'amour de m****e déprimante avec des personnages pas du tout développés, en somme.
3. Un pseudo "conte philosophique"
Le conte, je veux bien, il en a toutes les caractéristiques:
- des personnages vides et sans intériorité
- une histoire bateau
- un voyage aux péripéties nombreuses qui permet l'évolution du héros
- en bonus, une leçon "philosophique" à la fin.
Déjà, il maîtrise très mal le genre fantastique; une gamine de 10 ans se balade en talons aiguilles sans se casser la gueule, et des ados de 14 ans font l'amour dans un appartement qu'ils se sont payé... Je suis désolée, mais ça relève du fantasme refoulé d'un homme dans la fleur de l'âge ! En plus, ça ne relève pas du tout du conte, et ça n'ajoute rien du tout à la "magie" qu'on peut lui donner.
Pour le côté "philosophique", il fait à peu près trois lignes pour un livre de 157 pages. "Elle redoutait terriblement le jour où tu deviendrais adulte. Elle a tenté de régler la mécanique de ton coeur de façon à te garder toujours auprès d'elle."
Ça aurait pu être intéressant, de développer la peur maternelle pour un enfant, l'image que l'on a de l'amour en tant que parent et en tant qu'enfant qui arrive dans le monde adulte. Eh bah non, c'est juste l'expression sans style d'un énième complexe vis-à-vis de sa mère. En fait, toutes ses copines l'ont largué parce qu'en tant que rockeur, il devait se droguer, mais boon... C'est toujours la faute à maman, de toutes façons !
... En espérant vous avoir évité un achat regrettable,
Harpistiquement !
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