Coup de Foudre

Publié le par Nyd Drakan

    Pièce de théâtre en deux scènes improvisées sur MSN entre cinq et six heures du matin avec One Winged Angel (à moins que tu préfères que je t'appelle Fraust?); c'est que la nuit était belle, la lune illuminait nos imaginations d'une douce clarté, alors un besoin de poésage nous a pris.
    Inspirés d'un scandale sur un forum RP, ou Drakan, mon personnage, a été injustement larguée par l'infâme, je l'ai nommé, Scott !! (pour sa sécurité personnelle, je tairais son nom de famille.) Lorsque j'en fis part à ce cher ami Fraust, nous avons lentement glissé vers cette douce vésanie qu'est la poésie improvisée. Au début, on a fait des phrases "de base", et puis on a doucement basculé vers une forme en vers. J'ai donc tout mis en vers, mais ça ne rime que vers la fin.
    Bon, et puis j'ai tout écrit comme une vraie pièce de théâtre, dont la présentation est inspirée de ma belle version de Hamlet (Shakespeare), c'est outrement plus raffiné.





Fraust et Nyd Drakan
Coup de Foudre




PERSONNAGES


NOBLE CHEVALIER
GENTE DEMOISELLE



[ACTE PREMIER]

[SCÈNE PREMIÈRE]

La scène est à un balcon, plongé dans une claire pénombre nocturne; la Lune éclaire la scène. GENTE DEMOISELLE rêvasse, appuyée sur son balcon. Arrive  NOBLE CHEVALIER. Tous deux parlent tout bas d'un gredin qui trompa la demoiselle.


    NOBLE CHEVALIER
Le fourbe, l'infâme!
    GENTE DEMOISELLE
Le méprisable!
    NOBLE CHEVALIER

Le coquin!
    GENTE DEMOISELLE
Le vil!
    NOBLE CHEVALIER
La crapule!
    GENTE DEMOISELLE

Le gredin! il brisât mon coeur, moi fragile demoiselle!
    NOBLE CHEVALIER
Ce sournois n'a donc point de coeur?
    GENTE DEMOISELLE
Je le crains, messire! Il déchira mon âme - que dis-je!
Il m'assassina de quelques mots blessants!
    NOBLE CHEVALIER
Diantre! Voilà qui mérite un châtiment de circonstance!
Je m'en vais le pourfendre de ma rapière, noble demoiselle!
    GENTE DEMOISELLE
Oh, messire! Je porterais votre lame d'un sourire rendu heureux par votre courage! Comment puis-je témoigner à votre douce personne toute la gratitude que je vous porte?
    NOBLE CHEVALIER

Oh, mais noble demoiselle, quel homme se déroberait au devoir de punir un coquin,
qui a perdu de vue la bienséance, et tout le respect qu'on doit à une demoiselle
de votre rang? Vous dont la seule beauté est un cadeau venu du ciel,
ou du pays aux merveilles?
    GENTE DEMOISELLE
Joli damoiseau, vos mots sont aux compliments ce que la beauté est à l'âme.
Terrassez tel gredin en mon honneur, vous, mon bienfaiteur, lui l'infâme!
Vous avez tous les mercis de mon coeur, les fleurs de mes pensées.
Votre gente personne reçoit de ma part un égard inégalé.

Disparaît dans la nuit NOBLE CHEVALIER.

[SCÈNE SECONDE]

Revient
NOBLE CHEVALIER, l'épée maculée de sang.

    GENTE DEMOISELLE
Oh chevalier! De longues larmes rouges coulent le long de votre lame,
tandis que sur mon âme glissent mes propres larmes.
    NOBLE CHEVALIER
Noble damoiselle, vous voila vengée!
Le credin s'est bien rangé!
Du fil de mon épée j'ai ramené à la raison,
cet être qui n'était qu'un effronté fripon.
Ce n'est pas de sitôt qu'il s'avisera d'a nouveau,
de vous traiter de la sorte, foi de votre Lancelot!
Permettez moi à présent l'hérésie,
de chercher plus avant votre compagnie,
autour de quelques chandelles
pour un repas avec vous ma damoiselle!
     GENTE DEMOISELLE
Mon Lancelot, ô combien de dîners puis-je vous offrir
Pour remercier votre épée, votre bras, sui sût occire
Ce vil qui lancinât mon coeur! Ah, chevalier!
Ma table est vôtre, aujourd'hui, et à jamais.
Pour vous je ferais venir d'Orient le safran couleur d'or
Reflétant votre coeur si bon, vous qui bravâtes la mort
Et en agrémenter les meilleurs plats, qui jamais assez d' honoreront
La noblesse de votre geste, la grandeur de votre action.
   NOBLE CHEVALIER
Ma mie, vous me voyez plus heureux qu’un pape,
Il me semble que c’est la bonté qui vous drape !
Pardonnez ma fougue et mon ardeur,
Mais je ne saurai retenir davantage mon cœur :
Permettez-moi de prendre la place de ce vil personnage
Qui vous importunait, en vous demandant en mariage.
Ne me croyez pas hardi, je suis simplement conquis
Par la grâce que vous respirez, telle une fleur de lys…




    Nous n'avons hélas pas encire terminé la scène! C'est que nos imaginations étaient épuisées d'avoir pesé chaque mot, d'avoir dompté les rimes et traqué les métaphores pour impressionner l'autre... À suivre donc. En tous cas, merci Fraust, un moment de pur bonheur en ta compagnie que cette improvisation écrite.


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Publié dans Folies Textuelles

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