L'Homme aux Marées
Un poème que je viens tout juste de terminer (je l'avais commencé hier). Je dois avouer que j'aimerai bien l'illustrer... dommage que j'ai pas la capacité à dessiner/coloriser ce que j'imaginais, m'enfin, les vers sont là, c'est l'important!
L'Homme aux Marées
À Shuräan...
C'était un homme grand et fort,
Cheveux noirs, longs, aux reflets d'or,
Regard profond comme la nuit,
Et l'air perdu du rêveur accompli.
Lorsque la mer embrassait la plage,
Lancinait le sable de son écume volage,
Imposait à la Terre sa ferme emprise
Lorsque sa houle, de la Lune, était éprise...
L'homme rêveur, dit l'homme aux Marées,
Saisissait ses vagues folles sans broncher,
Et repoussait vers l'horizon sa langue noire
Avant qu'il ne reste plus que de vieux espoirs...
Quand l'Océan vexé se retirait trop loin,
Enfant vaniteux qui boude dans son coin,
Et que les baleines pour faire de la place
S'échouaient sur le sable froid comme glace...
L'homme aux Marées venait le rattraper,
Pour le tirer encore jusque la plage esseulée,
Plonger les poissons perdus dans leur bain natal,
Et réparer les meurtres des Marées Fatales...
Ainsi l'homme aux Marées allait et venait,
Étrangement, sans se fatiguer jamais,
Complice de la Lune, l'Etoile fine,
Amant secret de la Mer mutine.
À Shuräan...
C'était un homme grand et fort,
Cheveux noirs, longs, aux reflets d'or,
Regard profond comme la nuit,
Et l'air perdu du rêveur accompli.
Lorsque la mer embrassait la plage,
Lancinait le sable de son écume volage,
Imposait à la Terre sa ferme emprise
Lorsque sa houle, de la Lune, était éprise...
L'homme rêveur, dit l'homme aux Marées,
Saisissait ses vagues folles sans broncher,
Et repoussait vers l'horizon sa langue noire
Avant qu'il ne reste plus que de vieux espoirs...
Quand l'Océan vexé se retirait trop loin,
Enfant vaniteux qui boude dans son coin,
Et que les baleines pour faire de la place
S'échouaient sur le sable froid comme glace...
L'homme aux Marées venait le rattraper,
Pour le tirer encore jusque la plage esseulée,
Plonger les poissons perdus dans leur bain natal,
Et réparer les meurtres des Marées Fatales...
Ainsi l'homme aux Marées allait et venait,
Étrangement, sans se fatiguer jamais,
Complice de la Lune, l'Etoile fine,
Amant secret de la Mer mutine.
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