Joute Verbale - Chapitre Premier

Publié le par Nÿd Drakan

J'avais dit, une fois, que je metrtais les joutes verbales du forum de Darzania, auxquelles j'ai particulièrement apprécié participer ! Je n'attends que de pouvoir recommencer un de ces quatre, d'ailleurs!

Trève de palabrements, voici le contexte: pour fêter le charisme et la réputation (quelque chose du genre, en tous cas) d'Aegon Feugardien, jeune elfe du RP, incarné par (qui l'eût cru?) notre chère Amaroq, nos personnages se sont réunis dans une petite auberge, du côté flood du forum. Je n'ai pas réussi à retrouver le tout début, entre Aegon et sa damoiselle, aussi je commencerais avec ma réplique (à partir de laquelle on forme un autre sujet, que je pus retouver). Je les diviserai en plusieurs chapitres, c'est... Long!

Je mettrai la suite en suite de soirée si tout va bien.



Joute Verbale




PERSONNAGES


AEGON FEUGARDIEN, Elfe chevalresque, daoiseau de Neredrith.
NEREDRITH AELTHIIR, Elfe noire, demoiselle d'Aegon (MJ).
NYD DRAKAN, Elfe noire, archère.
VELDAR SKOTH, Elfe sylvestre.
LE CARIBOU, incarne ici l'auteur (Ama) d'Aegon, étudiante en Biologie.
L'OMBRE





[ ACTE PREMIER ]



NYD DRAKAN
Comme il est drôle de lire, parfois
L'étendue de vos idioties dont, ma foi
Je me gausse et me moque allègrement:
C'est que vos vers de flood, ah, vraiment!

A croire que le RP, le beau, le dur, le vrai,
Grâce auquel nous vivons autrement, passe après.
Quel manque de sérieux, messieurs dames,
Tandis que nous travaillons nos textes corps et âmes!

Sur ce, je m'en vais voire un coup à l'auberge,
On dit qu'après la bière les idées y émergent
Et puis, ça vaudra mieux que de me lamenter
Sur vos capacités si vraies, si atroces, à flooder.



AEGON FEUGARDIEN, outré
Fi donc, madame ! Allez donc boire
Je vous montrerai, vous allez bien voir
Que la rimaille n'est pas que matière à flood
Et que la taverne, quand on y joue des coudes
N'est pas un lieu des plus fréquentables
Les gens y sont bien peu recommandables...
On y trouve en effet un Immuable bivouac
Dans lequel Zerkhen, pris la main dans le sac
A déjà sacrifié des dizaines de rats
Pour satisfaire des caprices que par décence on taira !

Cela dit, pour la petite histoire
Cette auberge est une vraie passoire
Les rumeurs vont bon train ;
Pas de quoi donc, faire un foin
Des agissements de ce cher Zerkhounet
Qui auront sans doute aucun été amplifiés
Déformés, reformulés, malmenés
Puis à tous vents généreusement dispersés
Afin de renforcer sa sinistre réputation
Qui d'ailleurs titille toutes les imaginations.



NYD DRAKAN, haussant les sourcils d'un air suffisant
Oh, mais, je ne fais point de foin
Des agissements de ce cher gredin
Simplement, me permets de critiquer
L'étendue surprenante de vos absurdités!

Dans l'art du flood et des tueries
Zerkhen est, certes, passé maître
Mais en vous ralliant à ainsi à lui
En rimallant de la sorte, passez pour traîtres!

Qui est donc plus important, de l'auberge
Où l'on boit, rit et meurt d'un coup de poignard
Ou de vos chamailleries, lues par les charognards
A l'étrange goût pour vos vers pas dignes de deux concierges.



AEGON FEUGARDIEN, scandalisé, tel un coq sur ses ergots
Ne m'en veuillez pas, mais vous aussi
Y participez, à ces chamailleries
Dignes soi-disant d'une elferie
De bas étage, de pauvre élévation !
Réfutez donc voir cette assertion !
Allez-y donc, mais quelle présomption !
Képi sur la tête, je vous attends.
Ah mais ! je ne serai point clément !
N'abusez pas, je ne suis pas des plus patients !



NYD DRAKAN
Fi de toutes vos sottises, vous en fîtes assez!
Elfe de bas étage, se prennant pour quelque
Ucalegon, mais vous n'êtes qu'Aegon, assez bavardé!
Gardien d'un coeur, coureur de juppons grotesque!
Ah, vraiment, pour vous emballer de la sorte!
Rabat-joie! Vous êtes au flood ce qu'est à la prison la porte!
Diantre, quelle suceptibilité, suis-donc si méchante
Insipide, pour que vous poussiez d'aussi vilaines gueulantes?
Etonnée, je le suis plus qu'un peu, que vous ayez ainsi dérobé
Neredrith, du moins son coeur! Je doute fort que vous le méritez!

AEGON FEUGARDIEN
Par Kossuth ! Quelle vivacité, quelle réplique !
Amazone vengeresse, votre attaque me pique !
Rabat-joie, dites-vous ! Et vous qu'êtes-vous donc
Pour ainsi fustiger de vos mots un elfe égaré ?
Il n'est dans votre coeur point de place pour la pitié ?
Tigresse ! vous n'êtes enfin pas si quelconque...
Il me faut donc m'avouer par vous vaincu,
Et, comme il se doit, votre verbe porter aux nues.
 
Publicité

Publié dans Folies Textuelles

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article