Joute Verbale - Chapitre Second
Joute Verbale
PERSONNAGES
PERSONNAGES
AEGON FEUGARDIEN, Elfe chevalresque, daoiseau de Neredrith.
NEREDRITH AELTHIIR, Elfe noire, demoiselle d'Aegon (MJ).
NYD DRAKAN, Elfe noire, archère.
VELDAR SKOTH, Elfe sylvestre.
LE CARIBOU, incarne ici l'auteur (Ama) d'Aegon, étudiante en Biologie.
L'OMBRE
[ ACTE SECOND ]
NEREDRITH AELTHIIR
Allons allons arrêtez!
Vous disputer à rien va vous mener!
Vos conversation sont obsolète
Au lieux de disputes faisons la fête
Il y a une chose à Nyd ou j'accorde raison
C'est que vous Aegon,
Vous êtes coureur de jupon
Et j'espère que mon coeur
Ne sera pas blessé par votre ardeur
A trouver charmante companie
A chaque coup de minuit.
Mais vous Nyd,
Ne traitez point l'élu de mon coeur
que je défendrai avec ferveur,
Sinon votre mémoire ne sera plus qu'un vide
Allez mes amis oublions
Ces maudites conversations
Et fêtons ssans modérations
La nomination de notre cher Aegon.
AEGON FEUGARDIEN
N'attendons pas, c'est bien vrai, pour festoyer
Et pour de tous les biens de Zerkhen profiter !
Rentrons à l'auberge ! Le bivouac est dressé.
Espérons que Zerkhounet, notre maître penseur
Daignera nous accorder, dans sa grandeur
Rires et danses, costumes et chaleur !
Il faudra bien sûr le remercier ardemment... mais oui !
Tous, nous pourrions organiser un grand méchoui !
Ha ! Cette fête dans son opulence déjà me réjouit !
Allons, pressons le pas, il est temps !
Elle sera belle cette fête, je le pressens !
L'auberge doit déjà de gens être pleine
Trinquons, buvons, oublions la haine !
Hâvre de paix, paradis des festins
Il se pourrait même qu'y ait accès le menu fretin.
Ils l'ont bien mérité, ces braves gredins !
Rions, chantons, dansons le ventre plein !
NYD DRAKAN
Neredrith, vous avez raison, je vous l'accorde.
Aurions-nous un barde, qu'il nous gratte ses cordes?
J'aimerais aussi que, surtout, nous n'oubliions pas
Tout l'importance de la bière, j'en boirai jusqu'au trépas!
Bravo, cher Aegon, pour votre nomination
Tant pis pour nos querelles; plus tard, nous reparlerons.
Après tout, que sont les juppons d'un soir
Comparés à l'amour aussi pur que l'ivoire?
Neredrith, ne vous emballez pas à propos
Du coeur de votre elfe, c'était un quiproquo
Jamais je n'aurais lancé telle méprisante menace
Sinon pour avoir raison de ce chevalier coriace.
Maintenant, cher Aegon, puisque vous êtes gagnant
Vous paierez, ma foi, votre victoire, en chantant!
Silence, jolies tablées! C'est que j'aimerais vraiment
Entendre l'autre elfe, pour le voir, j'irais devant!
NEREDRITH AELTHIIR
Nyd, nous aurons tous les bardes qu'il nous faut
Cette fête, belle et somtueuse sera sans défauts
La bière coulera à volonté,
Vous pourrez en boire autant que vous le voulez.
Ne tenez pas rencoeur
De mes sautes d'humeurs
Mais mon côté "dragon"
Souvent me corrompt
AEGON FEUGARDIEN, l'air soudain effaré, puis solennel
Ciel ! Très chère, quel piège est-ce là !
Point ne me laisserez en paix, sinon à mon trépas !
Venez donc céans, j'ai à vous proposer
Un marché qui je gage, va vous amuser.
Je souhaiterais donc, en accompagnement
Que vous jouiez de l'archet ; votre talent
Pour tirer des notes d'un violon, si vous êtes archère
Doit être avéré et et prouvé, ma très très chère.
LE CARIBOU, bouchant la vue, intervient sur un ton théâtral.
En voilà une idée, qu'elle est diabolique !
Mais qu'a-t-il en tête, ce Dom Juan dramatique ?
AEGON FEUGARDIEN, un sourire mesquin aux lèvres
J'attends votre réponse, Dame Musicienne.
Toutes vos autres conditions seront miennes !
Je ne doute pas une seconde qu'à nous deux
Nous ferons un travail plus que sérieux !
Nous chanterons à l'auberge ; venez !
Neredrith va nous attendre, il faut nous presser.
NYD DRAKAN
Moi, Nyd Drakan, Efle noire, moi! Violoner?
Sans doute, de personne, vous vous trompez.
Quoique. J'ai dans mon sac un archer, il est vrai
Même un violon d'ébène, le voilà, tenez.
Mais l'horreur de mes crins-crins d'orgeuil
Lamants d'un soir, déchirants cris de deuil
Ma musique n'est pas. C'est un hurlement.
Si votre voix est fausse, alors le défi, je prends.
Attrape son violon, le pose à son épaule
Pose son archer sur les cordes, sans un mot
Reste ainsi, immobile comme un saule
Puis glisse les crins sur le brillant boyeau.
Une mélopée toute douce s'élève dans la salle
Tandis que notre chère Drakan, tranquille, exhale.
C'est un déchirant prélude, qui dévore le silence
Et l'elfe noire, maintenant sur la scène, s'avance.
Elle cesse enfin de jouer son morceau dramatique
Sourit à Aegon, attends qu'il commence à chanter
Se demande encore quelle mouche l'a donc piquée
Et regarde la salle, scrutant le caribou d'un oeil amusé.
AEGON FEUGARDIEN
Aegon écoute. Les notes qui s'élèvent dans l'air
Lui évoquent, sans le vouloir, certaine nuit amère
Où, ayant choisi d'un mage de bataille la carrière
Il quitta le domicile familial, devenu mercenaire.
Sa décision est prise ; pour Nyd il chantera
Une chanson elfique que jamais elle n'oubliera.
Sa voix n'est ni pure, ni cristalline ; en vérité
Elle est même quelconque, mais point éraillée.
Il entonne donc son chant, écoutant avec attention
Les syncopes que Nyd Drakan tire de son violon.
La mélodie se fait aérienne, entraînante, enlevée ;
Bientôt, toute la salle se trémousse à un rythme endiablé.
Aegon se retourne, jette un regard malicieux
A Nyd Drakan, et esquisse un salut gracieux.
Voyez, belle dame ! J'ai relevé le défi
Que vous m'avez lancé. Mais vous aussi
Faites montre de talent, je suis soufflé !
Vous maniez décidément à la perfection
Le verbe tout autant que l'arc et l'archet !
Cela défie même toute imagination !
Une fois de plus, je dois donc m'incliner.
Puissons-nous ne jamais oublier cette soirée !
VELDAR SKOTH
Oh, quel inoubliable concert!
Nyd Drakan, au violon...
A force de grincer sur cet air,
Et de le rejouer pour Aegon,
Un conseil, chère amie,
Mettez de coté votre archer,
Ainsi que ce violon maudit,
Lachez donc ce bois usé...
A la harpe vous serez meilleure
La musique n'en sera que plus aisée !
Ainsi vous montrerez durant une heure
Talents, doigtés, célérité, longitude
Et toute l'étendue de votre art
Temoigneront de votre aptitude
Et le violon ressortira plus tard...
NEREDRITH AELTHIIR
Neredrith par la musique était envoutée
Elle en oublia l'assemblée
Et une danse elfique elle commença
Une grande accrobate elle se révéla
Emportée par le rythme endiablé
Par la mélodie elle se laissa aller
Jouant d'une extrême rapidité
Mais sa dance dangeureuse elle était
Un seul faux mouvement mettait fin à sa vie
Mais de l'appesanteur et des dangers elle en faisait fi
Seule la danse pour elle à présent comptait
Seul son univers semblait exister
Traits octarines de ses doigts partaient
De la magie semblait s'en échapper
Et entourait la drow d'un halo bleuté
C'était une pure beauté
Lorsque que la musique s'arrêta
L'Elfe noire brusquement s'immobilisa
Toute haletante
Et encore absente
Sur Aegon et Nyd baissa les yeux
Un sourire, sur son visage se déssina peu à peu
Elle revient à la réalité
Satisfaite de ce qu'elle avait exécuté
Allons allons arrêtez!
Vous disputer à rien va vous mener!
Vos conversation sont obsolète
Au lieux de disputes faisons la fête
Il y a une chose à Nyd ou j'accorde raison
C'est que vous Aegon,
Vous êtes coureur de jupon
Et j'espère que mon coeur
Ne sera pas blessé par votre ardeur
A trouver charmante companie
A chaque coup de minuit.
Mais vous Nyd,
Ne traitez point l'élu de mon coeur
que je défendrai avec ferveur,
Sinon votre mémoire ne sera plus qu'un vide
Allez mes amis oublions
Ces maudites conversations
Et fêtons ssans modérations
La nomination de notre cher Aegon.
AEGON FEUGARDIEN
N'attendons pas, c'est bien vrai, pour festoyer
Et pour de tous les biens de Zerkhen profiter !
Rentrons à l'auberge ! Le bivouac est dressé.
Espérons que Zerkhounet, notre maître penseur
Daignera nous accorder, dans sa grandeur
Rires et danses, costumes et chaleur !
Il faudra bien sûr le remercier ardemment... mais oui !
Tous, nous pourrions organiser un grand méchoui !
Ha ! Cette fête dans son opulence déjà me réjouit !
Allons, pressons le pas, il est temps !
Elle sera belle cette fête, je le pressens !
L'auberge doit déjà de gens être pleine
Trinquons, buvons, oublions la haine !
Hâvre de paix, paradis des festins
Il se pourrait même qu'y ait accès le menu fretin.
Ils l'ont bien mérité, ces braves gredins !
Rions, chantons, dansons le ventre plein !
NYD DRAKAN
Neredrith, vous avez raison, je vous l'accorde.
Aurions-nous un barde, qu'il nous gratte ses cordes?
J'aimerais aussi que, surtout, nous n'oubliions pas
Tout l'importance de la bière, j'en boirai jusqu'au trépas!
Bravo, cher Aegon, pour votre nomination
Tant pis pour nos querelles; plus tard, nous reparlerons.
Après tout, que sont les juppons d'un soir
Comparés à l'amour aussi pur que l'ivoire?
Neredrith, ne vous emballez pas à propos
Du coeur de votre elfe, c'était un quiproquo
Jamais je n'aurais lancé telle méprisante menace
Sinon pour avoir raison de ce chevalier coriace.
Maintenant, cher Aegon, puisque vous êtes gagnant
Vous paierez, ma foi, votre victoire, en chantant!
Silence, jolies tablées! C'est que j'aimerais vraiment
Entendre l'autre elfe, pour le voir, j'irais devant!
NEREDRITH AELTHIIR
Nyd, nous aurons tous les bardes qu'il nous faut
Cette fête, belle et somtueuse sera sans défauts
La bière coulera à volonté,
Vous pourrez en boire autant que vous le voulez.
Ne tenez pas rencoeur
De mes sautes d'humeurs
Mais mon côté "dragon"
Souvent me corrompt
AEGON FEUGARDIEN, l'air soudain effaré, puis solennel
Ciel ! Très chère, quel piège est-ce là !
Point ne me laisserez en paix, sinon à mon trépas !
Venez donc céans, j'ai à vous proposer
Un marché qui je gage, va vous amuser.
Je souhaiterais donc, en accompagnement
Que vous jouiez de l'archet ; votre talent
Pour tirer des notes d'un violon, si vous êtes archère
Doit être avéré et et prouvé, ma très très chère.
LE CARIBOU, bouchant la vue, intervient sur un ton théâtral.
En voilà une idée, qu'elle est diabolique !
Mais qu'a-t-il en tête, ce Dom Juan dramatique ?
AEGON FEUGARDIEN, un sourire mesquin aux lèvres
J'attends votre réponse, Dame Musicienne.
Toutes vos autres conditions seront miennes !
Je ne doute pas une seconde qu'à nous deux
Nous ferons un travail plus que sérieux !
Nous chanterons à l'auberge ; venez !
Neredrith va nous attendre, il faut nous presser.
NYD DRAKAN
Moi, Nyd Drakan, Efle noire, moi! Violoner?
Sans doute, de personne, vous vous trompez.
Quoique. J'ai dans mon sac un archer, il est vrai
Même un violon d'ébène, le voilà, tenez.
Mais l'horreur de mes crins-crins d'orgeuil
Lamants d'un soir, déchirants cris de deuil
Ma musique n'est pas. C'est un hurlement.
Si votre voix est fausse, alors le défi, je prends.
Attrape son violon, le pose à son épaule
Pose son archer sur les cordes, sans un mot
Reste ainsi, immobile comme un saule
Puis glisse les crins sur le brillant boyeau.
Une mélopée toute douce s'élève dans la salle
Tandis que notre chère Drakan, tranquille, exhale.
C'est un déchirant prélude, qui dévore le silence
Et l'elfe noire, maintenant sur la scène, s'avance.
Elle cesse enfin de jouer son morceau dramatique
Sourit à Aegon, attends qu'il commence à chanter
Se demande encore quelle mouche l'a donc piquée
Et regarde la salle, scrutant le caribou d'un oeil amusé.
AEGON FEUGARDIEN
Aegon écoute. Les notes qui s'élèvent dans l'air
Lui évoquent, sans le vouloir, certaine nuit amère
Où, ayant choisi d'un mage de bataille la carrière
Il quitta le domicile familial, devenu mercenaire.
Sa décision est prise ; pour Nyd il chantera
Une chanson elfique que jamais elle n'oubliera.
Sa voix n'est ni pure, ni cristalline ; en vérité
Elle est même quelconque, mais point éraillée.
Il entonne donc son chant, écoutant avec attention
Les syncopes que Nyd Drakan tire de son violon.
La mélodie se fait aérienne, entraînante, enlevée ;
Bientôt, toute la salle se trémousse à un rythme endiablé.
Aegon se retourne, jette un regard malicieux
A Nyd Drakan, et esquisse un salut gracieux.
Voyez, belle dame ! J'ai relevé le défi
Que vous m'avez lancé. Mais vous aussi
Faites montre de talent, je suis soufflé !
Vous maniez décidément à la perfection
Le verbe tout autant que l'arc et l'archet !
Cela défie même toute imagination !
Une fois de plus, je dois donc m'incliner.
Puissons-nous ne jamais oublier cette soirée !
VELDAR SKOTH
Oh, quel inoubliable concert!
Nyd Drakan, au violon...
A force de grincer sur cet air,
Et de le rejouer pour Aegon,
Un conseil, chère amie,
Mettez de coté votre archer,
Ainsi que ce violon maudit,
Lachez donc ce bois usé...
A la harpe vous serez meilleure
La musique n'en sera que plus aisée !
Ainsi vous montrerez durant une heure
Talents, doigtés, célérité, longitude
Et toute l'étendue de votre art
Temoigneront de votre aptitude
Et le violon ressortira plus tard...
NEREDRITH AELTHIIR
Neredrith par la musique était envoutée
Elle en oublia l'assemblée
Et une danse elfique elle commença
Une grande accrobate elle se révéla
Emportée par le rythme endiablé
Par la mélodie elle se laissa aller
Jouant d'une extrême rapidité
Mais sa dance dangeureuse elle était
Un seul faux mouvement mettait fin à sa vie
Mais de l'appesanteur et des dangers elle en faisait fi
Seule la danse pour elle à présent comptait
Seul son univers semblait exister
Traits octarines de ses doigts partaient
De la magie semblait s'en échapper
Et entourait la drow d'un halo bleuté
C'était une pure beauté
Lorsque que la musique s'arrêta
L'Elfe noire brusquement s'immobilisa
Toute haletante
Et encore absente
Sur Aegon et Nyd baissa les yeux
Un sourire, sur son visage se déssina peu à peu
Elle revient à la réalité
Satisfaite de ce qu'elle avait exécuté
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