La Mer
Cet après-midi le prof d'Histoire était pas là. J'ai donc mendié une feuille auprès d'une amie pour gribouiller un poème (que je posterais plus tard, quand je l'aurais retravaillé) et quelques croquis... Quand la cloche a sonné, une copine (enfin, quand je dis copine, c'est l'une de celles qu'on traite de "copine", mais qu'on déteste profondément, si vous voyez de quoi je parle...) qui, pour une fois - sans doute la seule dans sa pauvre vie ^^"" - a jeté un oeil à ma feuille. Elle a trouvé mon poème carrément super (nan, mais en fait c'est une vrai amie, je vous avais pas dit? XD), et elle m'a demandé de lui en écrire un, comme ça:
"Dis, tu m'écris un poème?
- Ok, mais tu dois me donner deux choses en échange.
- Lesquelles?
- Une feuille de papier, et un sujet."
Elle me tendit une copie simple en murmurant: "La mer..." J'attrapai alors un crayon à papier, et en dix minutes, je lui écrivis un poème qui, je crois, compte dans mes grands meilleurs.
"Dis, tu m'écris un poème?
- Ok, mais tu dois me donner deux choses en échange.
- Lesquelles?
- Une feuille de papier, et un sujet."
Elle me tendit une copie simple en murmurant: "La mer..." J'attrapai alors un crayon à papier, et en dix minutes, je lui écrivis un poème qui, je crois, compte dans mes grands meilleurs.
La Mer
Une matinée d’hiver et un million de reflets
Déjà flottent sur l’eau, multicolores,
Mordant le regard des passants, plongés
Dans les couleurs marines de l’aurore.
Un après-midi printanier et l’écume
Pleure ses larmes blanches sur le sable
Les enfants les regardent dévorer leurs dunes
Et laissent les vagues voraces évincer leurs fables.
Une soirée d’été; les amoureux baignent leurs pieds
Dans l’agréable tiédeur d’une dernière marée.
Le soleil se noie dans l’horizon, et la mer
Laisse dans leurs yeux un émerveillement sincère.
Une nuit d’automne; les feuilles dorées
Posées sur la grève, soudainement happées
Par la langue glacée des remous noirs
Qui les enveloppent dans leurs reflets d’ivoire.
Déjà flottent sur l’eau, multicolores,
Mordant le regard des passants, plongés
Dans les couleurs marines de l’aurore.
Un après-midi printanier et l’écume
Pleure ses larmes blanches sur le sable
Les enfants les regardent dévorer leurs dunes
Et laissent les vagues voraces évincer leurs fables.
Une soirée d’été; les amoureux baignent leurs pieds
Dans l’agréable tiédeur d’une dernière marée.
Le soleil se noie dans l’horizon, et la mer
Laisse dans leurs yeux un émerveillement sincère.
Une nuit d’automne; les feuilles dorées
Posées sur la grève, soudainement happées
Par la langue glacée des remous noirs
Qui les enveloppent dans leurs reflets d’ivoire.
Pour Anabel
De Raphaëlle.
Elle l'a jamais lu. (demain, sans doute... ¬¬)
De Raphaëlle.
Elle l'a jamais lu. (demain, sans doute... ¬¬)
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